Transcript · French → English
French → English transcript
I found out that almost all means of payment actually in France today, well,
en fait en France aujourd'hui, eh bien ils sont américains.
they are American. Your card does not work anymore.
Well, it has been disconnected because in fact the only cards we have in France are
Visa or Mastercard. I can no longer order on Amazon, I can no longer book an Airbnb.
Visa or Mastercard. I can no longer order on Amazon, I can no longer book an Airbnb.
je ne peux plus réserver un Airbnb.
I tried, for example, to book a hotel on Booking,
I clearly understood that the transaction was going to be blocked.
I made a transaction with Expedia,
I received an email telling me my transaction was canceled.
It is very annoying on a daily basis.
We are going back 30 years, it is a time machine really,
The judge is therefore in the Netherlands, he orders a picture frame in Brittany.
Except since it’s by UPS, it will never be delivered.
So faced with this absurd situation of a judge on
the same blacklist as the worst terrorists and drug traffickers in the world,
the president of the Republic wrote this letter
to request the lifting of the sanctions.
si les avocats ont peur de défendre,
if judges are afraid to judge, if members of parliament are afraid to vote on laws,
if ministers are afraid to enforce them, well then we no longer have a democracy.
That means we are going to act exclusively out of fear.
Before I left The Hague, Judge Guillaume confided something to me.
He said to me,“ I think that before the end of Donald Trump’s second term,
He said to me,“ I think that before the end of Donald Trump’s second term,
I will never be, as he puts it, delisted.”
So I made a quick phone call to the Élysée to wrap up,
which says tonight for C à vous, the president of the Republic,
via his entourage: “ Our diplomacy is continuing
its efforts to obtain the lifting of these sanctions as quickly as possible.
We regret that the American authorities have
not responded favorably to our request so far.” Thank you very much,
Paul Larrouturou.
End of transcript · 374 words · machine translated
Original transcript (French)
J'ai découvert que la quasi-totalité des moyens de paiement, en fait en France aujourd'hui, eh bien ils sont américains. Votre carte ne marche plus. Eh bien elle a été déconnectée parce qu'en fait les seules cartes que nous avons en France, ce sont des Visa ou des Mastercard.
Je ne peux plus commander sur Amazon, je ne peux plus réserver un Airbnb. J'ai essayé par exemple de réserver un hôtel sur Booking, j'ai bien compris que la transaction allait bloquer. J'ai fait une transaction avec Expedia,
j'ai reçu un e-mail qui me dit ma transaction est annulée. C'est très pénible au quotidien. On revient 30 ans en arrière, c'est une machine à remonter le temps en fait, on revient au monde pré-numérique. Un autre exemple. Le juge est donc aux Pays-Bas, il commande un cadre en Bretagne. Sauf que comme c'est par UPS, il ne sera jamais livré.
Alors face à cette situation ubuesque d'un juge sur la même liste noire que les pires terroristes et narcotrafiquants du monde, le président de la République a écrit cette lettre pour demander la levée des sanctions. Si les procureurs ont peur de poursuivre, si les avocats ont peur de défendre,
si les juges ont peur de juger, si les parlementaires ont peur de voter les lois, si les ministres ont peur de les appliquer, eh bien on n'a plus de démocratie. Ça veut dire qu'on va agir exclusivement par la peur. Avant que je quitte La Haye, le juge Guillaume m'a fait une confidence. Il m'a dit : "Moi
je pense qu'avant la fin du second mandat de Donald Trump, je ne serai jamais, comme il dit, délisté." Alors j'ai passé un petit coup de fil à l'Élysée pour finir, qui dit ce soir pour C à vous, le président de la République, via son entourage : "Notre diplomatie poursuit
ses démarches pour obtenir la levée la plus rapide possible de ces sanctions. Nous regrettons que les autorités américaines n'aient pas donné de suite favorable à notre demande jusqu'à présent." Merci beaucoup, Paul Larrouturou.