Transcript · French → Persian
French → Persian transcript
از تابستان گذشته، نیکولا گیوم دیگر نمیتواند از کارت بانکیاش استفاده کند.
او جزو قضات دیوان کیفری بینالمللی است
که حکم بازداشت علیه نخستوزیر اسرائیل، بنیامین نتانیاهو، صادر کردهاند.
در نتیجه، او تحت تحریمهای ایالات متحده قرار گرفته است، متحد بزرگ دولت عبری.
از آن زمان، قاضی هر روز وابستگی اروپا در زمینهٔ بانکداری را از نزدیک تجربه میکند.
چند هفته پیش در یک ایستگاه قطار در هلند بودم.
تابلویی بود که رویش نوشته بود «No cash».
روی آن، لوگوی ابزارهای پرداخت بود و همهشان چینی یا آمریکایی بودند.
بنابراین، این یعنی وقتی شهروند اروپایی هستید
و یک کشور خارجی شیر پرداخت شما را میبندد،
دیگر هیچ امکانی برای پرداخت ندارید.
این نشان میدهد که حتماً باید دوباره به نوعی حاکمیت دست پیدا کنیم،
چون این یک نقطهضعف عظیم است.
امروز این اتفاق برای یازده قاضی و دادستانِ دیوان کیفری بینالمللی افتاده،
اما میتواند برای افرادِ بسیار دیگری هم رخ بدهد.
وضعیتی فلجکننده که این قاضی را واداشت از نزدیک علاقهمند شود
به طرحهای یوروی دیجیتال که در بروکسل در حال بررسی است.
نوعی نسخهٔ الکترونیکیِ پول نقد،
که مستقیماً توسط بانک مرکزی اروپا منتشر میشود
و توسط بانکهای خصوصی توزیع میشود.
ما یک راهحل پرداختِ واقعاً سراسریِ اروپایی نداریم.
بنابراین کاری که یوروی دیجیتال انجام میدهد
این است که یک زیرساخت پرداخت ایجاد میکند
که روی آن بانکهای خصوصی و راهحلهای پرداخت خصوصی
بتوانند هر چه بیشتر بر آن بنا کنند.
این طرح برای نگهداری یورو دیجیتال، سقفی را در نظر گرفته است،
اما بخش بانکداری چنین برداشتی از آن ندارد.
بانکها نگراناند که سپردههای مشتریانشان را
به نفع این پول عمومی از دست بدهند،
و همچنین کارمزدهای بانکیای را که دریافت میکنند.
بانکها، طبیعتاً، از دست دادن نقدینگی میترسند.
و بهویژه میترسند که در صورت استرس بانکی،
ناگهان پساندازهای بانکی جابهجا شود
و به سوی بانک مرکزی اروپا برود.
یوروی دیجیتالی که میتواند دوباره
حاکمیت بانکی را به اتحادیه اروپا بازگرداند.
اما یک پرسش باقی میماند.
آیا این برای قانع کردن کافی خواهد بود، در حالی که امروز
یک نفر از هر ده اروپایی رمزارزهای مستقل از دولتها،
مانند بیتکوین، در اختیار دارد؟
زیرنویسها توسط انجمن Amara.org تهیه شده است
End of transcript · 352 words · machine translated
Original transcript (French)
Depuis l'été dernier, Nicolas Guillaume ne peut plus utiliser sa carte bancaire. Il fait partie des juges de la Cour pénale internationale qui ont émis un mandat d'arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Résultat, il a été placé sous sanction des États-Unis, grands alliés de l'État hébreu. Depuis, le juge subit tous les jours la dépendance européenne en matière bancaire.
J'étais dans une gare aux Pays-Bas il y a quelques semaines. Il y avait un panneau inscrit « No cash ». Il y avait le logo des moyens de paiement et ils étaient tous chinois ou américains. Donc ça veut dire que quand on est citoyen européen et qu'un pays extérieur vous ferme le robinet du paiement,
vous n'avez plus aucune possibilité pour payer. Ça montre qu'il faut absolument retrouver de la souveraineté, parce que c'est une énorme fragilité. Aujourd'hui, ça arrive à onze juges et procureurs de la Cour pénale internationale, mais ça peut arriver à beaucoup de personnes.
Une situation handicapante qui a poussé ce juge à s'intéresser de près aux projets d'euros numériques discutés à Bruxelles. Une sorte de version électronique de l'argent liquide, émise directement par la Banque centrale européenne et distribuée par les banques privées.
Nous n'avons pas d'une solution de paiement généralement pan-euro. Donc ce que ferait l'euro numérique, c'est de créer une infrastructure de paiement sur laquelle les banques privées et les solutions de paiement privés pourraient construire de plus en plus.
Le projet prévoit une limite de détention d'euros numériques, mais le secteur bancaire ne l'entend pas de cette oreille. Les banques craignent de perdre les dépôts de leurs clients au profit de cette monnaie publique, et les frais bancaires qu'elles prélèvent.
Les banques ont peur, évidemment, d'une perte de liquidité. Et surtout, elles ont peur du fait qu'en cas de stress bancaire, tout d'un coup, l'épargne bancaire se délocalise vers la Banque centrale européenne. Un euro numérique qui pourrait redonner
de la souveraineté bancaire à l'Union européenne. Mais une question demeure. Suffira-t-il à convaincre, alors qu'un Européen sur dix détient aujourd'hui des crypto-monnaies indépendantes des États, comme le bitcoin ?
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org