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— Est-ce que c'est aussi une manière de protester, vous et les autres leaders, contre la politique migratoire de l'Espagne,
ce qu'a annoncé Pedro Sánchez, la régularisation des clandestins ?
— C'est à la rigueur, je dirais, le choix souverain de l'Espagne. Mais je ne souhaite plus que le choix d'un certain nombre de pays européens
d'ouvrir grand les vannes de l'immigration et des répercussions sur les grands équilibres de la société française.
Et c'est la raison pour laquelle je considère que l'espace Schengen et que la libre circulation qui est permise par les citoyens européens
dans l'espace Schengen devraient redevenir un projet européen et devraient être réservés aux seuls ressortissants des pays de l'UE.
C'est-à-dire que le fait d'obtenir un titre de séjour en Espagne ne devrait pas pouvoir vous donner le droit de circuler
dans tous les pays de l'UE. C'est une réforme que nous porterons demain au sein de l'Europe si nous remportons la prochaine élection présidentielle.
L'immigration est un sujet majeur qui bouleverse les grands équilibres de nos sociétés, qui remet en cause notre identité.
La sécurité dans nos pays et évidemment l'équilibre des comptes publics, parce que quand on continue d'expliquer aux Français
qu'il n'y a pas d'argent pour baisser les taxes sur le carburant, qu'il n'y a pas d'argent pour l'hôpital ou les services publics,
mais qu'on continue d'accueillir des centaines de milliers de personnes chaque année à qui on délivre notamment la gratuité des soins,
y compris pour les étrangers en situation irrégulière, c'est une situation qui est injuste, qui est incompréhensible et qui est insoutenable pour les finances publiques.
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