Mélenchon et la propriété privée : une réponse sur l’héritage
Jean-Luc Mélenchon l'a dit hier :
Votre propriété n'est plus supportable.
Pas celle des milliardaires,
la vôtre. On va l'écouter et je lui réponds.
Nous sommes en quelque sorte
matricés dès le départ à distinguer ce
qui est à moi et ce qui est à d'autres
et ce qui est le propre d'autres.
Matricé. Demandez à n'importe quel parent.
Parmi les tous premiers mots d'un
enfant, il y a : c'est à moi.
Personne ne le lui a jamais appris.
Si sa sœur lui prend son jouet, il hurle. Il
ne sait pas ce qu'est le capitalisme.
Il n'a jamais entendu parler
de Marx. Il sait que ce jouet est à lui.
Ça s'appelle la nature humaine
et elle est la même dans toutes les civilisations,
à toutes les époques. Un
seul régime a essayé de la changer,
de fabriquer un
homme nouveau qui ne possèderait rien,
le communisme.
Et ce régime a dû construire
un mur à Berlin avec
des soldats qui tiraient pour
empêcher les gens de fuir cet homme nouveau.
Si bien que la
propriété qui résulte de conditions sociales, la
propriété, dans les premiers débats de la Révolution,
quelques personnes
avançaient, Robespierre dit : Écoutez,
la propriété, c'est comme tout le reste,
c'est une liberté qui a sa limite.
Alors Mélenchon cite Robespierre,
mais il ne lit que la moitié de la page.
Oui, Robespierre
voulait limiter la propriété,
mais dans le même discours du
vingt-quatre avril mil sept cent quatre-vingt-treize,
il dit aussi que vouloir que
tout le monde possède la
même chose est un rêve impossible.
Et les révolutionnaires
ont voté contre son texte.
Ils ont refusé de limiter la propriété. Ils sont même allés beaucoup plus loin.
Ils ont décidé que proposer de partager
les propriétés serait puni de
mort. Si Mélenchon
avait tenu son discours
d'hier devant les révolutionnaires de
mil sept cent quatre-vingt-treize,
il finissait sur l'échafaud.
La Révolution française a déclaré la propriété inviolable et sacrée.
C'est écrit dans la Déclaration des
droits de l'homme, article dix-sept.
Et pour cause, les révolutionnaires de mil sept cent
quatre-vingt-neuf, c'étaient
d'abord des paysans qui voulaient que
le champ qu'ils
labouraient soit enfin à
eux et plus au seigneur.
Si vous voulez, en France, comme vous dites, par exemple,
que vous allez prendre
l'héritage au-delà d'une certaine somme,
quel que soit votre propre héritage,
tout le monde vous dit : Ah non, pas ma petite maison.
Il va vous dire : Mais monsieur, qui
va me donner les huit cent mille que
j'aurais
eus ? Alors chacun sort son violon.
C'est un complément pour ma retraite,
c'est ceci, c'est cela. Bon.
Ma petite maison. Mais écoutez ce mépris.
Mélenchon parle
de gens qui ont
travaillé toute leur vie pour avoir un toit
et qui n'ont parfois rien d'autre.
Pour lui, ce sont des
gens qui sortent leur violon.
Alors parlons violon, monsieur Mélenchon.
Votre appartement parisien est
déclaré à un virgule deux million
d'euros. Vous l'avez acheté à huit cent mille
euros.
Quand c'est la petite maison des autres,
c'est du violon.
Quand c'est votre appartement, c'est du patrimoine.
Vous êtes révolutionnaire pour la maison des
Français, propriétaire pour la
vôtre.
L'idée, le concept de la, la demeure est la première idée de
propriété
qui vient à l'esprit du commun
des mortels aujourd'hui,
parce que presque plus
personne ne possède de terre
et possède ou son appartement ou son--
et on a d'ailleurs préparé les esprits à
se dire que là était le confort
et la beauté. Si bien qu'on
a créé l'idée qu'il fallait
posséder son
logement.
Mais qui a créé cette
idée ? Qui a préparé les esprits ?
Regardez où il y a le plus
de propriétaires en Europe.
La Roumanie, quatre-vingt-quinze pour cent.
La Slovaquie, quatre-vingt-treize pour cent.
La Hongrie, quatre-vingt-dix pour cent. Des anciens pays communistes.
On leur avait tout confisqué
pendant quarante ans.
Et le jour où ils ont été libres, la première chose qu'ils ont faite a été
de
racheter leur mur.
Quarante ans de communisme n'ont pas
réussi à leur enlever cette
envie. L'envie d'un
toit à soi a survécu au
régime
communiste qui voulait la supprimer.
La conception que vous avez de la propriété n'est plus supportable.
Écoutez bien cette phrase. Un homme
qui veut le pouvoir vous explique
que ce qui est à vous est insupportable.
Alors ne croyez surtout pas qu'il s'en prend aux milliardaires.
Ne croyez surtout pas qu'il ne s'en prend qu'aux riches.
C'est à vous qu'il s'en prend. À votre petite maison, comme il dit,
à votre petit terrain, à votre petit magasin, à votre voiture, à
vos biens, au
modeste héritage que vous avez reçu ou
au modeste
héritage que vous voulez
léguer plus tard à vos enfants.
Mélenchon s'en prend à
tout ce que vous avez économisé,
épargné, construit, entrepris. Parce que la propriété,
c'est votre indépendance. Quand votre toit est à vous,
personne ne peut vous
mettre dehors, ni un propriétaire qui augmente le loyer,
ni un patron qui
vous licencie, ni un
gouvernement qui ne vous aime pas.
Celui qui n'a rien à lui dépend de tout
le monde et d'abord de ceux qui
gouvernent. C'est exactement ce que cherchent tous les
régimes totalitaires.
Des gens qui dépendent
de l'État jusque pour leur toit.
Un pouvoir qui ne supporte plus
que vous possédiez quelque chose,
c'est un pouvoir qui ne supporte
plus que vous existiez en dehors de lui.
Ça porte un nom, c'est totalitaire.
J'ai bien l'intention de faire en sorte que d'une manière ou d'une autre,
on puisse
réquisitionner ces espaces.
Réquisitionner. Le mot est lâché.
Un fonctionnaire décidera donc demain
que ce qui est à vous est à
lui. Ça a déjà été
fait par le modèle de
Jean-Luc Mélenchon, Hugo
Chavez, qui réquisitionnait
en direct à la
télévision.
En un mot : exproprié.
Et l'immeuble changeait de main.
Immeubles, commerces, terres, usines.
Quinze ans plus tard,
près de huit millions de Vénézuéliens ont
fui leur pays.
Il n'y avait plus rien à réquisitionner
parce qu'il n'y avait plus rien.
Bien sûr, vous pourriez
vous dire que Mélenchon fait
semblant. Détrompez-vous.
Chaque fois que des collectivistes ont pris le
pouvoir, on a cru qu'ils n'iraient
pas au bout de leurs idées.
Ils sont toujours allés au bout de leurs
idées.
Alors, nous allons défendre les nôtres jusqu'au
bout.
Que chaque Français puisse devenir
propriétaire et que personne ne puisse
jamais lui reprendre ce qu'il a,
ni par la réquisition, ni par
l'impôt le jour de sa mort. Si vous
êtes propriétaire ou si vous
rêvez de l'être, partagez cette vidéo.
Posséder, transmettre, construire.
C'est ainsi que la France s'est
faite et c'est ainsi qu'elle se relèvera.
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