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Retailer Describes Looting Incident in Marseille
What happened to you?
Me, let's say I'll be in the best position
to, to
say what happened on Saturday.
Uh, first of all, let's say I'm on the street, in Marseille's Golden Square.
So, I'm actually on Rue de Grignan,
the street where
Rolex, Hermès and Louis Vuitton were. That's where I was located.
Me, I took the initiative not to open
because I lived through 2023.
So, I knew what had happened. Well, I had made it through 2023.
Uh, this time I decided not to open. I took the initiative.
And then, when I saw that my alarms had gone
off, and that I looked at my
cameras with my husband and everything, well, it was,
it's still the work of an entire
lifetime. I decided to go down with my family,
to try to, to, to
defend
my business.
I arrived out front. Besides, I sent videos to your
department.
In fact, in the first video, you can see that they broke into my, my
store. You can see the police officers who arrested, uh,
some, well, some
individuals and took them away, but they left my store wide open.
And in the second video, well, you can see everyone helping
themselves.
When I arrived, actually, on the street,
because I don't live in Marseille,
I live in the neighboring municipality, uh, by the time I got there, well, I,
I caught up with some people. I was hit by a man
who punched me
in the face. I have 15 days of temporary incapacity. I was manhandled.
People defended me, there in the street, they defended me.
I tried to get some belongings back. I got back maybe four boxes.
Uh, we tried to defend the shop, but I was in a good position.
So, I forgot about the gentleman with you.
I’m going to explain what really happened.
You weren’t in town, sir. You didn’t see what I saw.
I lived through a civil war. The thieves were armed.
The thieves—
Armed with what?
They had knives and box cutters. Uh, young people fought
in front of my shop over Hermès and Vuitton bags. Thieves stole from thieves.
We were surrounded on all sides
to finish off the shop.
We stood in front, we barricaded it with what I found
inside.
Uh, uh— You can’t say there were two or
three hundred people.
That's not true. There were thousands of people.
I was outside my shop from 2:30 p.m. to 6 p.m.
I didn't see any, any, any police presence. No one.
At 6 p.m., 20 riot police came by. Exactly 20 riot police.
I've got the videos, I've got everything. They came down the street,
trying to push them back.
But what are 20 of them going to do? No one.
And I'll tell you something even better, because this is the icing on the
cake, it's
that my shop is next to the Marseille courthouse.
And the courthouse, well, went into lockdown. They said, "We can't intervene."
There you go. That is, I'm between the courthouse and all the
luxury
stores. That is, even at the courthouse, no one could intervene.
They were in lockdown.
There you go.
You felt completely abandoned, basically.
No, no, we were abandoned. I was doing security with my husband,
his friends,
my nephews. We tried to push them back and, out of fear, I was
afraid it would end in tragedy, especially.
Yes, I understand.
If it ends in tragedy, we'll be the ones implicated.
That's the story.
Well, that's it.
Yes, Fatma. Eric.
Now, what's unfortunate, what I want to say on air—
Yes.
It's unfortunate. I'm of the Muslim faith.
Uh, I'm a moderately observant Muslim, I'm discreet.
A lot of people know me. It's unfortunate,
but 80 percent,
it's my community. And I'm ashamed to say it because
I'd like to tell them
my story. I come from the northern neighborhoods of the 15th,
I fought my way up,
I worked outside Marseille, I earned my money.
All that is my savings, actually. It's my savings, it's my life.
I didn't just get that money. It wasn't growing on trees.
I got up, I have a child, I have, I have a thirteen-year-old who is
traumatized, who sees me crying every day.
He doesn't know what to say to me anymore.
I keep saying, "It's okay, my son, it's material things, it's..."
equipment. But, well, it's equipment, but then, I, I called
the insurance assistance to tell you on Saturday.
They told me, “No, for the moment, manage on your own.”
And this morning, I was just told, uh, so I hired a security company
for 48 hours. The City came to board up my store
last night at
6:00 p.m.
And then, this morning, I was told: "Don't touch anything,
don't intervene."
That means that, in fact, I'm not doing anything anymore.
And anyway, I don't even have the cash flow to
start again for the time being.
Well, that happened fast. I haven't paid for my winter collection.
I have over 200,000 euros' worth of collection. I don't know what to do anymore.
I'm at home, I'm lost. That's it. No assistance, no...
Nothing anymore. We're screwed. And I can tell you, for once,
well, the mayor
of Marseille spoke very well. Yes, yes, I can tell you that.
What was said in Paris for them to abandon us?
Because there were no police.
It's, it's crazy. You can feel—
The police weren't there.
Yes, but you can feel—
RMC, Les Grandes Gueules.
End of transcript · 936 words · machine translated
Original transcript (French)
Qu'est-ce qui vous est arrivé, vous ? Moi, on va dire que je vais être la mieux placée pour, pour dire ce qui s'est passé samedi. Euh, déjà, je suis, on va dire, dans la rue, le Carré d'Or de
Marseille. Donc, je suis vraiment dans la rue de Grignan, la rue où se trouvait Rolex, Hermès, Louis Vuitton. J'étais placée. Moi, j'avais pris l'initiative de ne pas ouvrir parce que j'ai vécu 2023.
Donc, j'ai su ce qui s'était passé. Bon, j'étais passée au travers à 2023. Euh, là, j'ai décidé de ne pas ouvrir. Je prends l'initiative. Et puis, quand j'ai vu que mes alarmes se sont déclenchées, que j'ai regardé mes caméras avec mon mari et tout, ben, c'était,
c'est quand même le travail de toute une vie. J'ai décidé de descendre en famille, d'essayer de, de, de défendre mon commerce.
Je suis arrivée devant. D'ailleurs, j'ai communiqué des vidéos à votre service. En fait, dans la première vidéo, on voit que, qu'ils ont éventré mon, ma boutique. On voit les policiers qui ont arrêté euh, des, ben des
individus, qui les prennent, mais ils ont laissé ma boutique éventrée. Et dans la deuxième vidéo, ben, on voit tout le monde en train de se servir. Quand je suis arrivée, en fait, dans la rue, parce que j'habite pas Marseille,
j'habite commune juste à côté, euh, le temps d'arriver, ben, j'ai, j'ai rattrapé des gens. Je me suis fait frapper par un monsieur qui m'a mis un coup de poing. J'ai un ITT de, de quinze jours. J'ai été malmenée. J'ai des gens qui m'ont défendue, donc dans la rue, qui m'ont défendue.
J'ai essayé de récupérer des affaires. J'ai récupéré peut-être quatre cartons. Euh, on a essayé de défendre le magasin, mais moi, j'étais bien placée. Donc, j'ai oublié le monsieur qui est avec vous. Je vais vous expliquer ce qui vraiment s'est passé. Vous n'étiez pas en ville, monsieur. Vous avez pas vu ce que j'ai vu.
Moi, j'ai vécu une guerre civile. Les voleurs étaient armés. Les voleurs- Armés de quoi ? Armés de couteaux, de cutters, euh, des jeunes qui se sont battus devant mon magasin pour des sacs Hermès et du Vuitton. Le voleur volait le voleur.
Nous, on a été encerclés à droite et à gauche pour venir finir le magasin. On s'est mis devant, on a barricadé avec ce que j'ai trouvé à l'intérieur. Euh, des, des-- On peut pas dire qu'il y avait deux ou
trois cents personnes. C'est pas vrai. Il y avait des milliers de personnes. Je suis arrivée devant mon magasin de 14 h 30 jusqu'à 18 h00. Je n'ai vu aucun, aucun, aucun service de police. Personne. À 18 h00, ils sont passés vingt CRS. Exactement vingt CRS.
J'ai les vidéos, j'ai tout. Qui descendent la rue, qui essayent de les pousser. Mais qu'est-ce qu'ils vont faire à vingt ? Personne. Et je vais même mieux vous dire, parce que c'est là la cerise sur le gâteau, c'est
que mon commerce, il est à côté du tribunal de Marseille. Et le tribunal, ben, il s'est confiné. Ils ont dit : On ne peut pas intervenir. Voilà. C'est-à-dire que moi, je suis entre le tribunal et toutes les boutiques de luxe. C'est-à-dire que même au tribunal, personne ne pouvait intervenir.
Ils étaient confinés. Voilà. Vous vous êtes sentie totalement abandonnée, quoi. Non, non, on était abandonnés. Je faisais la sécurité avec mon mari, ses copains,
mes neveux. On a essayé de repousser et, et de peur, j'avais peur que ça finisse en drame surtout. Oui, je comprends. Si ça finit en drame, ça va être nous qu'on va être impliqués. C'est ça l'histoire.
Ben, c'est ça. Oui, fatma. Eric. Après, ce qui est malheureux, moi, ce que je veux porter à l'antenne- Oui. C'est malheureux. Moi, c'est, je suis de confession musulmane.
Euh, je suis une pratiquante modérée, je suis discrète. Beaucoup de gens me connaissent. C'est malheureux, mais quatre-vingt pour cent, c'est ma communauté. Et j'ai honte de le dire parce que j'aimerais leur raconter
mon parcours. Je sors des quartiers nord du quinzième, je me suis battue, j'ai travaillé en dehors de Marseille, j'ai gagné mon argent. Tout ça, c'est mes économies, en fait. C'est mes économies, c'est ma vie. Je n'ai pas eu cet argent. Ça, c'était pas accroché sur des arbres.
Je me suis levée, j'ai un enfant, j'ai, j'ai un petit de treize ans qui est traumatisé, qui me voit tous les jours pleurer. Il sait plus quoi me dire. Je fais que de dire : C'est pas grave, mon fils, c'est du matériel, c'est du matériel. Mais bon, c'est du matériel, mais là, je, j'ai appelé
l'assistance des assurances pour vous dire samedi. Ils m'ont dit : Non, pour le moment, débrouillez-vous par vos propres moyens. Et ce matin, on vient de me dire, euh, donc moi, j'ai mis une société de sécurité pendant quarante-huit heures. La Ville est venue me plaquer le magasin hier soir à
18 h00. Et là, ce matin, on m'a dit : Vous ne touchez à rien, vous n'intervenez pas. Ça veut dire qu'en fait, je ne fais plus rien. Et de toute manière, je n'ai même pas la trésorerie pour
repartir pour le moment. Ben, vous quittez vite. Je n'ai pas payé ma collection d'hiver. J'ai plus de deux cent mille euros de collection. Je sais plus quoi faire. Je suis chez moi, je suis perdue. Voilà. Pas d'assistance, pas de... Plus rien. On est foutus quoi. Et je peux vous dire que pour une fois,
ben le maire de Marseille a très bien parlé. Oui, oui, je peux vous le dire. Qu'est-ce qui s'est dit à Paris pour nous avoir abandonnés ? Parce qu'il n'y avait pas de police. C'est, c'est fou. On vous sent-
La police n'était pas présente. Oui, mais on vous sent- RMC, les Grandes Gueules.