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On n'a pas obtenu les résultats attendus.
Parce que quand, depuis 20 ans, on nous dit qu'on n'arrive pas à recruter, qu'on n'a pas assez d'élèves, etc.,
c'est donc que ça n'a pas rempli son objectif.
Mais dû à quoi vous pensez principalement ?
Dû à la très mauvaise image de l'industrie, qui est aussi un problème idéologique.
Ça s'entend, ça s'entend.
Je vous le dis clairement, parce que quand vous allez dans un certain nombre d'écoles,
on vous explique que l'industrie c'est horrible, c'est germinal, et qu'il faut tout ce qu'il faut.
Le sport de la jeunesse, c'est un sport de la jeunesse, on essaie de mettre en avant plein de choses.
Et qu'il faut tout ce qu'on est, un bac plus 5 sociaux.
Très bien, mais les bacs plus 5 sociaux, on les retrouve à vendre des hamburgers chez McDo,
parce qu'en réalité, il n'y a pas de boulot dans ce secteur.
Mais ce n'est pas dans le domaine de l'industrie.
Mais vous avez raison, je vous dis qu'en réalité, on a fait faire aux jeunes des études à rallonge,
dans des secteurs où il n'y a pas de débouchés, alors que l'industrie offre aujourd'hui des débouchés qui sont majeurs,
et avec des plans de carrière qui sont extrêmement intéressants, et des salaires qui sont extrêmement intéressants.
Et comment, du coup, vous êtes arrivés à l'agilité ?
Je pense qu'au-delà de la formation au travers des écoles, l'apprentissage et l'alternance sont la voie royale dans ce domaine.
Moi, j'ai fait une analyse qui est assez simple, de dire combien ça coûte un lycéen par an à la société,
combien ça coûte un étudiant par an à la société.
Moi, je prends ce que ça coûte, et je coupe en deux.
Je donne la moitié à l'entreprise qui forme les jeunes, et la moitié aux jeunes comme indemnisation.
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