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French → Italian transcript
Il comandante dei pompieri David Voca,
sopraffatto dall’emozione quando la folla lo applaude, lui e i suoi uomini.
lui et ses hommes. Sa brigade est la première à
prima a essere intervenuta durante l’incendio.
la mission la plus marquante de sa vie.
È stata una scena che, ecco, non avremmo mai voluto vedere.
Quando vedevo quelle persone che gridavano, dei giovani che erano lì…
… e persone che erano quasi a terra,
persone bruciate, era davvero qualcosa di molto impressionante. E mi sono detto,
qui è la guerra. Una mia collega mi ha detto:
« Io non ho firmato per questo», ma nessuno ha firmato per questo.
E noi siamo volontari,
doniamo il nostro tempo per aiutare gli altri, ma queste persone,
questi uomini e queste donne, hanno fatto un lavoro semplicemente fantastico.
questi uomini e queste donne, hanno fatto un lavoro semplicemente fantastico.
Da quattro giorni, alcune immagini dell’incendio e dell’intervento lo ossessionano,
Ho preso una ragazza tra le braccia,
l’ho massaggiata per un po’ e un paramedico mi ha detto: « Vieni,
ora dobbiamo andare a occuparci degli altri».
Nessuno... perché sono loro che dobbiamo salvare.
Purtroppo quella ragazza era già morta.
E questo, lasciare qualcuno su una panchina, è così complicato.
Non dovrebbe essere possibile vivere una cosa del genere in una vita.
Allora si aggrappa all’immensa solidarietà.
Prima a quella dei pompieri di tutta la Svizzera e degli altri paesi
venuti a dare una mano, ma anche a quella di
tutti quei giovani che festeggiavano il veglione.
C'est les jeunes qui ont aidé les jeunes, qui nous ont aidés,
abbiamo lavorato insieme per trasportare le persone dal punto A al punto B.
Hanno preso delle sedie,
hanno preso dell'attrezzatura da una terrazza.
È stato davvero uno spirito davvero fantastico.
Ma man mano che andavano avanti le identificazioni,
le famiglie vengono a sapere della morte dei loro figli.
Un dolore che lo colpisce in pieno.
Sono andato da una signora che ha perso suo figlio stanotte. E avevo paura che mi
respingesse o che mi dicesse: « L'avete lasciato morire». Abbiamo fatto tutto.
« Vous l'avez laissé mourir ». On a tout fait. On a tout fait.
Abbiamo fatto tutto. Purtroppo è morto.
E questo davvero mi tocca profondamente per lei. Mi ha detto grazie.
Grazie per tutte le persone che avete salvato, mentre suo figlio è morto.
E questo è solo… è semplicemente orribile. Mi scusi… è complicato, è complicato.
Ecco. Faccio questo lavoro per passione,
ma non so se riuscirò a continuare questo lavoro perché ora…
Io non so come riuscirò a continuare. In attesa di prendere la sua decisione,
accompagna e sostiene i suoi uomini della caserma di Crans- Montana.
accompagna e sostiene i suoi uomini della caserma di Crans- Montana.
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Original transcript (French)
Le commandant des pompiers David Voca, submergé par l'émotion lorsque la foule l'applaudit, lui et ses hommes. Sa brigade est la première à être intervenue lors de l'incendie. Ce drame est sans nul doute la mission la plus marquante de sa vie.
C'était une scène que, voilà, qu'on n'aurait jamais voulu voir. Quand je voyais ces gens qui criaient, des jeunes qui étaient là... ...et des gens qui étaient presque par terre, des gens brûlés, c'était vraiment quelque chose de très impressionnant. Et je me suis dit, ici c'est la guerre. J'ai une camarade qui m'a dit :
« J'ai pas signé pour ça », mais personne n'a signé pour ça. Et nous on est des volontaires, on donne de notre temps pour aider les autres, mais ces gens, ces hommes et ces femmes, ils ont fait un boulot juste fantastique. Depuis quatre jours,
certaines images de l'incendie et de l'intervention le hantent, le poursuivent. J'ai pris une fille dans mes bras, je l'ai massée pendant un moment et un sanitaire m'a dit : « Viens, maintenant on doit aller s'occuper des autres ». Personne... parce que c'est eux qu'on doit sauver.
Malheureusement cette fille, elle est déjà morte. Et ça, de laisser quelqu'un sur un banc, c'est tellement compliqué. Ça devrait pas être possible de vivre ça dans une vie. Il s'accroche alors à l'immense solidarité. D'abord celle des pompiers de toute la Suisse et des autres pays venus prêter
main-forte, mais aussi celle de tous ces jeunes qui fêtaient le réveillon. C'est les jeunes qui ont aidé les jeunes, qui nous ont aidés, on a travaillé ensemble pour transporter les gens du point A au point B. Ils ont pris des chaises,
ils ont pris du matériel d'une terrasse. C'était vraiment un esprit vraiment fantastique. Mais au fur et à mesure des identifications, les familles apprennent la mort de leurs enfants. Une douleur qui le touche de plein fouet.
Je me suis rendu près d'une dame qui a perdu son fils cette nuit. Et j'avais peur qu'elle me repousse ou qu'elle me dise : « Vous l'avez laissé mourir ». On a tout fait. On a tout fait. Malheureusement il est mort. Et ça, ça me touche vraiment pour elle. Elle m'a dit merci.
Merci pour tous les gens que vous avez sauvés alors que son fils est mort. Et ça c'est juste... c'est juste horrible. Excusez-moi... C'est compliqué, c'est compliqué. Voilà. Je fais ce boulot par passion, mais je sais pas si je vais pouvoir continuer ce travail parce que là... Moi je sais pas comment je vais pouvoir continuer. En attendant de prendre
sa décision, il accompagne et soutient ses hommes de la caserne de Crans-Montana.