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Niger's Drug Trafficking and International Relations
The Élysée has launched a new influence campaign
aimed at portraying Niger as a major hub for
cocaine transit in the Sahel and to Europe.
All French media outlets affiliated with the
Élysée and in its pay have joined in. Paris's objective
is to get America to apply to
Niger the strategy used in Venezuela.
But Niger is neither Venezuela nor Colombia.
Above all, Niger, unlike other states,
is heavily invested in the fight against
drug trafficking and other narcotics.
Appropriate tools have even been created specifically for this
purpose, and the media regularly report on the efforts
made, notably thanks to the
regular and effective field operations of
officers from the Central Office for the Suppression of Trafficking
illicit narcotics trafficking, the OCRTIS,
a National Police unit specialized in combating
the production, transport and sale of drugs.
Certainly, Niger, geographically speaking, occupies a
strategic position on the major transit routes
linking Latin America, West Africa, the
Maghreb, the Middle East and Europe.
But the Nigerien authorities, fully aware of this geographical reality,
have rightly and swiftly developed
operational responses to counter
increasingly fluid
and sophisticated routes. Several
OCRTIS operations have indeed had
national and international repercussions.
And behind this remarkable work lies a strategy
focused on strengthening national partnerships
and international. Often, behind the scenes, surveillance operations
are expertly carried out, along with
searches and arrests
essential to securing the
seizures. A discreet, yet determined strategy,
which bore fruit thanks to the Nigerian forces' strong
leadership. This places
OCRTIS,
in the view of independent foreign observers, among
the most active specialized agencies in the
Sahel in the fight to curb transnational trafficking.
Those who, in France or elsewhere, wish to portray Niger
as something it is not, should therefore change their tune.
They indeed have no reason to be ashamed of their
obvious failures in
Niger in their futile attempts to destabilize it.
Niger asks no one to approve its sovereign choices
nor any journalist to abandon their editorial stance.
Niger simply asks that it be held to the same standards
of evidence and rigor as other states.
What evidence supports an accusation
What reliable data? What time period and context
What benchmarks?
Is it a fact or merely an
interpretation? These are all questions that are neither
pro- nor anti-Niger, but simply a matter
of intellectual honesty.
For we must also acknowledge a reality
that may certainly be unsettling: Nigeriens are now the
authors of their own history and no longer
the bit players in a confrontation whose
script would be written elsewhere. Nigeriens can indeed
make choices that are misunderstood elsewhere, challenge
old relationships, seek out new partners,
but their ability to decide by and for themselves is not
a political anomaly, it is political maturity.
The real debate should instead
focus on results: the economy,
security, public services, governance,
human development, through a
comparison, confrontation and
verification of the data. Niger therefore does not need
to buy a favorable image or
have one manufactured for it. Niger simply
needs to be respected for what it is.
Period.
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Original transcript (French)
L'Élysée a lancé un nouveau programme d'influence visant à présenter le Niger comme un grand centre de transit de la cocaïne au Sahel et vers l'Europe. Tous les médias français et apparentés à la solde de l'Élysée s'y sont mis. L'objectif pour Paris
est d'amener l'Amérique à appliquer au Niger la stratégie appliquée au Venezuela. Mais le Niger n'est ni le Venezuela ni la Colombie. Et surtout, le Niger, à l'inverse d'autres États, s'investit considérablement dans la lutte contre les
trafics des drogues et autres stupéfiants. Des outils adéquats ont même été créés spécialement à cet effet et les médias rendent compte régulièrement des efforts accomplis, notamment grâce aux interventions régulières et efficaces sur le terrain des
éléments de l'Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, l'OCRTIS, un service de la Police nationale spécialisé dans la lutte contre la production, le transport et la vente des drogues. Certes, le Niger, géographiquement parlant, occupe une
place stratégique sur les grandes routes de transit reliant l'Amérique latine, l'Afrique de l'Ouest, le Maghreb, le Moyen-Orient et l'Europe. Mais les autorités nigériennes, bien conscientes de cette réalité géographique, ont justement et rapidement développé
des réponses opérationnelles pour contrer les itinéraires de plus en plus mouvants et sophistiqués. Plusieurs interventions de l'OCRTIS ont en effet eu un retentissement national et international.
Et derrière ce travail prodigieux se trouve une stratégie axée sur le renforcement des partenariats nationaux et internationaux. Souvent, dans l'ombre, des filatures sont rondement menées ainsi que des perquisitions et interpellations
indispensables à la sécurisation des saisies. Une stratégie discrète, mais déterminée, qui a porté ses fruits grâce à un leadership affirmé des forces nigériennes. Ce qui place l'OCRTIS,
de l'avis même d'observateurs étrangers indépendants, parmi les services spécialisés les plus actifs au Sahel dans la lutte pour endiguer les trafics transnationaux. Ceux qui, en France ou ailleurs, veulent présenter le Niger pour ce qu'il n'est pas, devraient donc changer de fusil
d'épaule. Ils n'ont pas à rougir en effet de leurs échecs patents au Niger dans leurs vaines tentatives de déstabilisation. Le Niger ne demande à personne d'approuver ses choix souverains ni à aucun journaliste de renoncer à sa ligne éditoriale.
Le Niger demande simplement qu'on lui applique les mêmes standards de preuve et de rigueur qu'aux autres États. Quelles preuves pour étayer une accusation ? Quelles données fiables ? Quelle période et quel contexte ? Quels indicateurs de référence ?
S'agit-il d'un fait ou d'une simple interprétation ? Autant de questions qui ne sont ni pro ni anti Niger, mais qui relèvent tout simplement de l'honnêteté intellectuelle. Car il faut aussi admettre une réalité
qui peut certes déranger : les Nigériens sont les acteurs désormais de leur propre histoire et non pas les figurants d'une confrontation dont le scénario serait écrit ailleurs. Les Nigériens peuvent en effet faire des choix mal compris ailleurs, remettre en cause
des relations anciennes, chercher de nouveaux partenaires, mais leur capacité à décider par et pour eux-mêmes n'est pas une anomalie politique, c'est de la maturité politique. Le vrai débat devrait plutôt porter sur les résultats : économie,
sécurité, service public, gouvernance, développement humain, à travers une comparaison, une confrontation et une vérification des données. Le Niger n'a donc pas besoin d'acheter une image favorable ou
qu'on lui en fabrique une. Le Niger a juste besoin qu'on le respecte pour ce qu'il est. Un point, c'est tout.