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French → English transcript
Hervé, we’re going to talk a bit about the AFCON. So, the AFCON,
you know it very well, Benoît was saying, twice winner of the AFCON.
you know it very well, Benoît was saying, twice winner of the AFCON.
deux fois vainqueur de la CAN.
So it’s… it’s still an incredible trophy list. First, what did you think of…
So it’s… it’s still an incredible trophy list. First, what did you think of…
Déjà qu'est-ce que t'as pensé de...
this AFCON in Morocco? Well, I thought it was magnificent.
Ben j'ai trouvé qu'elle
It was like a meal… everything was very good except the dessert. Yeah. Yeah.
It was like a meal… everything was very good except the dessert. Yeah. Yeah.
tout a été très bon sauf
le dessert.
There you go. And in a way, today the image of Africa is suffering…
There you go. And in a way, today the image of Africa is suffering…
There you go. And in a way, today the image of Africa is suffering…
aujourd'hui l'image de l'Afrique
is going to suffer a bit. It’s a shame because it’s… it was a remarkable tournament,
is going to suffer a bit. It’s a shame because it’s… it was a remarkable tournament,
C'est dommage parce
que c'est...
ça a été une compétition remarquable,
I thought. I followed
I thought. I followed
all the matches. I did not miss a single second. And unfortunately it
all the matches. I did not miss a single second. And unfortunately it
seule seconde.
Et malheureusement ça s'est fini un
ended a little bit in a sad way, let’s say. Even if you can say there is a
ended a little bit in a sad way, let’s say. Even if you can say there is a
on va dire.
Même si on peut dire qu'il y a
worthy winner. And… and good teams in the final,
Mais... et de belles équipes en finale,
certainly the two biggest favorites,
the two best teams in this tournament. But...
but we’re still a bit unsatisfied.
So we’re probably going to forget a bit, it will fade, but there are still some
ça va s'estomper,
mais il y a quand même des images qui sont fortes et qui resteront. Moi on...
you’re obviously referring to the attitude of the Senegalese who walked off the...
the... the stadium, off the pitch for a few minutes. I imagine that you,
de la pelouse pendant
quelques minutes.
J'imagine que toi en tant que
as a head coach, an educator, seeing that... seeing that it came from the
éducateur, voir ça...
voir que c'est venu du sélectionneur, ça a dû te faire quelque chose quand même.
it seems unreal but... but I think
it seems unreal but... but I think
mais je pense qu'ils se sont sentis...
mal à l'aise,
voilà. Et...
we have to recall the press conference from the day before,
regarding the trip the day before, all that. Well.
regarding the trip the day before, all that. Well.
tout ça. Bon.
So... So I... I know Pap Thiaw, I think he is a good
moi je le connais Pap Thiaw,
person. It is... not I think, actually, he is a good person. He reacted like that...
person. It is... not I think, actually, he is a good person. He reacted like that...
même, c'est une bonne personne.
Il a réagi comme ça...
But he made his mea culpa
after the match.
So at least he acknowledges his mistake...
and it is true that we cannot do that because otherwise, well, in every match
it would be a endless loop. So it's true
it would be a endless loop. So it's true
that it's a attitude that is not exemplary.
But sometimes… in a heated moment like that, you can make mistakes.
dans un moment à chaud comme ça, on peut faire des erreurs.
So it can happen to anyone. It happened at the wrong time, let's say. And especially
since, well…
when you see the final outcome, you wonder how it is even possible,
on se demande comment c'est possible quoi, que ça se termine comme ça et...
Now we cannot do anything anymore, it is… That’s already done.
Now we cannot do anything anymore, it is… That’s already done.
The damage is done, yeah, for sure. But…
The damage is done, yeah, for sure. But…
and you were talking about the twists and turns in this match, obviously what gave
forcément ce qui a donné
the Senegalese a second chance was that Panenka from Brahim Diaz,
de Brahim Diaz tentée à la dernière
attempted at the very last second there and… and missed.
Here too, I’d like your perspective as a coach.
Here too, I’d like your perspective as a coach.
I put myself in the shoes of the player I used to be, in a locker room…
if I had a teammate who
if I had a teammate who
did that, I gave my opinion, after all, it’s only mine and that that’s my business.
après ce n'est que le mien et ça ça me regarde. Mais j'aimerais
the way you look at that when you’re a coach, you put yourself in Walid Regragui’s
tu te mets à la place de Walid Regragui et tu vois ton joueur qui tente ce geste-là
Would you have… what’s your reaction? Lack of understanding. Well…
Would you have… what’s your reaction? Lack of understanding. Well…
Would you have… what’s your reaction? Lack of understanding. Well…
L'incompréhension. Bon...
we’ve played football, we can miss a penalty, you know.
peut rater un penalty hein.
It has definitely happened to all of us. And even to the most… the greatest.
Et même aux plus...
Not to me, not to me, but… but it can happen. But you had a magical left foot,
Not to me, not to me, but… but it can happen. But you had a magical left foot,
Mais toi t'avais un pied gauche magique,
all right, but we did not, so…
there are some who had magical left feet and it happened to them too,
there are some who had magical left feet and it happened to them too,
there are some who had magical left feet and it happened to them too,
Diego Maradona. That is true. So it can happen to anyone,
C'est...
c'est est-ce que c'est de la désinvolture,
is it a moment of stress and… or a last- second change
un moment de stress et...
ou un changement d'avis à la dernière seconde et qui
of mind that means that well… the move is missed…
or was it really intentional to shoot down the middle of the goal and
or was it really intentional to shoot down the middle of the goal and
somehow to… well, to score a goal that…
ben de marquer un but qui...
that goes down in history but unfortunately it is… it is a shot that will,
c'est une frappe ben qui va rester dans les annales mais pas pour...
pas pour de bonnes raisons. Voilà.
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Original transcript (French)
Hervé, on va parler un peu de la CAN. Bon la CAN, tu la connais très bien, Benoît le disait, deux fois vainqueur de la CAN. Donc c'est...
c'est quand même un palmarès incroyable. Déjà qu'est-ce que t'as pensé de... de cette CAN au Maroc ? Ben j'ai trouvé qu'elle avait été magnifique.
C'était comme un repas... tout a été très bon sauf le dessert. Et ouais. Ouais. Voilà.
Et quelque part, aujourd'hui l'image de l'Afrique en pâtit... va en pâtir un peu. C'est dommage parce
que c'est... ça a été une compétition remarquable, j'ai trouvé. J'ai suivi tous les matchs.
J'ai pas loupé une seule seconde. Et malheureusement ça s'est fini un petit peu de façon triste,
on va dire. Même si on peut dire qu'il y a un beau vainqueur. Mais... et de belles équipes en finale, certainement les deux plus grands favoris,
les deux meilleures équipes de ce tournoi. Mais... mais on reste un peu sur notre faim. Alors on va certainement oublier un peu, ça va s'estomper, mais il y a quand même des images qui sont fortes et qui resteront. Moi on...
tu fais forcément référence à déjà l'attitude des Sénégalais qui sont sortis du... du... du stade, de la pelouse pendant quelques minutes. J'imagine que toi en tant que
sélectionneur, éducateur, voir ça... voir que c'est venu du sélectionneur, ça a dû te faire quelque chose quand même. Ben ça peut... ça paraît irréaliste mais...
mais je pense qu'ils se sont sentis... mal à l'aise, voilà. Et... et donc bon faut se remémorer la conférence de presse de la veille,
par rapport au déplacement de la veille, tout ça. Bon. Donc... Donc je... moi je le connais Pap Thiaw, je pense que c'est une bonne personne.
C'est... pas je pense, même, c'est une bonne personne. Il a réagi comme ça... Mais il a fait son mea culpa après le match.
Donc au moins il reconnaît son erreur... et c'est vrai qu'on peut pas faire ça puisque sinon ben dans tous les matchs ça serait une chaîne sans fin. Donc c'est vrai que c'est une attitude qui n'est pas exemplaire.
Mais parfois... dans un moment à chaud comme ça, on peut faire des erreurs. Donc ça peut arriver à tout le monde. C'est arrivé au mauvais moment, on va dire. Et surtout que ben... quand on voit l'issue finale,
on se demande comment c'est possible quoi, que ça se termine comme ça et... mais ça s'est passé comme ça. Maintenant on peut plus rien faire, c'est... c'est déjà fait. Le mal est fait ouais, c'est sûr. Mais...
et tu parlais des péripéties dans ce match, forcément ce qui a donné une deuxième chance aux Sénégalais c'est cette Panenka de Brahim Diaz tentée à la dernière seconde là et...
et ratée. Là aussi je voudrais ton regard de sélectionneur. Moi je me suis mis dans la peau du joueur que j'ai été, dans un vestiaire... si j'avais un coéquipier qui fait ça,
j'ai donné mon avis, après ce n'est que le mien et ça ça me regarde. Mais j'aimerais bien savoir toi, le regard que t'as là-dessus quand t'es un sélectionneur, tu te mets à la place de Walid Regragui et tu vois ton joueur qui tente ce geste-là de... de folie.
T'aurais... c'est quoi ta réaction toi ? L'incompréhension. Bon... on a joué au football, on peut rater un penalty hein.
Ça nous est certainement tous arrivé. Et même aux plus... aux plus grands. Pas moi, pas moi mais... mais ça peut arriver. Mais toi t'avais un pied gauche magique,
ça va, mais nous non donc... y en a certains qui avaient des pieds gauches magiques et à qui c'est arrivé aussi, Diego Maradona. C'est vrai. Donc ça peut arriver à tout le monde mais c'est la manière.
C'est... c'est est-ce que c'est de la désinvolture, est-ce que c'est un moment de stress et... ou un changement d'avis à la dernière seconde et qui
fait que ben... l'action est ratée... ou est-ce que c'était vraiment voulu de frapper au milieu du but et en quelque sorte de... ben de marquer un but qui...
qui reste dans les annales mais malheureusement c'est... c'est une frappe ben qui va rester dans les annales mais pas pour... pas pour de bonnes raisons. Voilà.