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Impact of War on Ukrainian Civilians
Yuri Pozdechenko s'effondre quand il se souvient du jour où la guerre
a frappé sa ville.
Il a perdu l'essentiel de sa maison ce jour-là,
et quelque chose de bien plus précieux.
« Ma maison ne me manque pas, dit-il.
C'est mon fils qui me manque. Nous l'avons élevé pendant 36 ans. »
Yuri affirme que les forces gouvernementales ukrainiennes sont arrivées fin juillet.
Il nous montre l'obus qui a détruit sa maison.
Un tireur d'élite
Et raconte comment son fils a reçu une balle dans la poitrine
avant de mourir quelques instants plus tard.
Cette ville, Stepanovka, n'est qu'à quelques minutes de route de la
frontière russe.
Les combats y ont détruit de nombreuses maisons et ont fait fuir la plupart des
habitants. Yuri est l'un des rares à être revenu, mais il n'y a pas
d'électricité et peu de nourriture.
Il affirme n'avoir touché aucune pension depuis cinq mois.
Ce ne sont plus seulement les campagnes tenues par les séparatistes qui souffrent
de la guerre.
Cette foule en colère et effrayée attend devant une banque à Donetsk,
la plus grande ville de la région. Beaucoup sont aussi des retraités non payés,
mais ils sont désormais aussi privés de leurs économies.
Le président ukrainien a ordonné aux rares banques publiques restantes
en zone séparatiste de fermer, ils attendent donc dans le froid
en espérant désespérément que les portes s'ouvrent.
260.
Il y
a 260 personnes. C'est le véritable nombre de personnes
inscrites sur cette liste. Les gens viennent, s'inscrivent sur ce registre et
reçoivent un numéro. Pour le moment, il est encore assez tôt ce matin,
et l'on est
déjà à 260. « Je n'ai
plus d'argent », dit cette femme. « J'ai 83 ans.
Je vais sans doute mourir car je n'ai rien à manger. »
Elle n'est pas seule. Ces gens font la queue devant ce qui était autrefois le
cirque de
Donetsk.
Ici, ils reçoivent des colis alimentaires payés par un
oligarque local.
Ce n'est pas grand-chose, et cela doit durer deux semaines avant de pouvoir
en avoir
d'autres. À la gare routière, encore
de la foule et des visages sombres. Beaucoup ici nous disent qu'ils
partent vers d'autres villes encore sous contrôle gouvernemental…
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Original transcript (English)
Yuri Pozdechenko breaks down when he remembers the day war came to his town. He lost most of his home that day, and something far more precious. "I don't miss my house," he says.
"I miss my son. We raised him for 36 years." Yuri says Ukrainian government forces arrived in late July. He shows us the shell that brought down his home. A sniper And describes how his son was shot in the chest
and died moments later. This town, Stepanovka, is only a short drive from the Russian border. The fighting here destroyed many homes and drove most locals away. Yuri is one of the few to return, but there's no
electricity and little food. He says he hasn't received a pension payment in five months. It's no longer just the separatist held countryside suffering because of war. This angry, scared crowd is waiting outside a bank in Donetsk,
the region's largest city. Many are also unpaid pensioners, but now they're cut off from their savings as well. The Ukrainian president has ordered the few remaining state banks in separatist territory to close, so they stand in the cold desperately hoping the doors will open.
260. There are 260 people. This is the true number of people that are actually in this list. People come here, put their names down in this book, and they're given a number. At the moment, it's still pretty early in the morning,
it's already up to 260. "I have no money," this woman says. "I'm 83 years old. I'll probably die because I have nothing to eat." She's not alone. These people are lining up at what used to be the
Donetsk Circus. Here, they receive food bundles paid for by a local oligarch. It's not much, and it must last two weeks before they can
get more. At the bus station, more crowds and grim faces. Many here tell us they're traveling to other cities still in government...