Transcript · French → English
Ukraine Conflict Update from the Front
Never has Ukraine been in such difficulty on the front line
since the beginning of this war.
It's cracking, as they say, at several points along the front.
We are heading to the conflict zone,
to join our special correspondents Gwendolyn de Bono and Vincent Wartner
live from Kyiv. Good evening, Gwendolyn.
You have just returned from the southern front, you know the region very, very well,
you know Ukraine very well.
Is what you saw frightening
and worrying for the rest of the war?
Yes, indeed, because Ukrainian forces are facing very great difficulties
on this southern front, which is the sector of the major city of Zaporizhzhia.
This is for several reasons,
but notably because the defense lines were very poorly prepared
in this sector of the front.
And besides, the commanders I spoke with are complaining about it.
They find it hard to understand why there is such stubbornness
to defend the city of Pokrovsk, but without preparing the defenses on the southern front.
In practical terms, the unit I was with, in fact,
it was sent over there a bit like a firefighter
to try to stabilize the situation as best it can.
So what we see is that this unit
is going to place its men in two villages.
And these two villages are what is called the kill zone here.
Nothing goes in, nothing comes out, no vehicles.
Everything is controlled by drone 24/7 by both sides.
So it is extremely difficult to defend under these conditions.
So what the Russians are doing,
is not military genius, if you will, but
They are actually waiting for favorable conditions,
meaning fog, and they launch assaults in groups of two or three men.
And it's also worth noting,
they have many more fiber-optic drones.
These are drones that cannot be jammed.
So under these conditions,
for the Ukrainians who say so, who are short on men,
but especially the unit I was with…
End of transcript · 329 words · machine translated
Original transcript (French)
Jamais l'Ukraine n'a été autant en difficulté sur le front depuis le début de cette guerre. Ça craque, comme on dit, à plusieurs points du front. On va partir sur le terrain du conflit, retrouver nos envoyés spéciaux Gwendolyn de Bono et Vincent Wartner en
direct de Kiev. Bonsoir Gwendolyn. Vous revenez du front sud, vous connaissez très très bien la région, vous connaissez très bien l'Ukraine. Est-ce que ce que vous avez vu est effrayant et inquiétant pour la suite de la guerre ?
Oui, effectivement, parce que les forces ukrainiennes ont de très grandes difficultés sur ce front sud, qui est le secteur de la grande ville de Zaporizhia. Alors ce, pour plusieurs raisons, mais notamment parce que les lignes de défense ont été très mal préparées sur ce secteur du front.
Et d'ailleurs, les commandants avec qui j'ai pu parler s'en plaignent. Ils ont du mal à comprendre pourquoi il y a une telle obstination à défendre la ville de Pokrovsk, mais sans préparer les défenses sur le front sud. Concrètement, l'unité avec laquelle j'étais, en fait, elle a été envoyée un petit peu là-bas en pompier
pour essayer de stabiliser comme elle peut la situation. Donc ce que l'on voit, c'est que cette unité, elle va placer ses hommes dans deux villages. Et ces deux villages, c'est ce qu'on appelle ici la kill zone. Rien ne rentre, rien ne sort, pas de véhicules.
Tout est contrôlé par drone 24h sur 24 par les deux camps. Donc c'est extrêmement compliqué de défendre dans ces conditions. Alors ce que font les Russes, ce n'est pas du génie militaire, si vous voulez, mais ils attendent en fait des conditions favorables,
c'est-à-dire du brouillard, et ils montent à l'assaut par groupe de deux, trois hommes. Et puis c'est à noter aussi, ils ont beaucoup plus de drones à fibre optique. Ce sont des drones qui ne peuvent pas être brouillés. Donc dans ces conditions,
pour les Ukrainiens qui le disent, qui manquent d'hommes, mais surtout l'unité avec laquelle j'étais...