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D'accord. En tant que Vénézuélien-Américain, j'ai quelques saloperies à dire.

Ma famille, mes parents, ma sœur, ma

famille élargie, ont tous tout perdu. Leur

travail, leurs économies, leurs investissements, envolés.

Anéantis par une narco-dictature qui tient le

Venezuela dans un étau mortel depuis plus de vingt-cinq ans.

Et ce qui est arrivé à ma famille est arrivé

à des millions de personnes, et oui, des millions. L’ exode

vénézuélien est la deuxième plus grande crise de déplacement

sur Terre après la Syrie. Ce n’est pas juste une tragédie.

C’est l’une des grandes catastrophes humanitaires

de notre époque. Mais la souffrance ne s’arrête pas là.

Ce régime a emprisonné des centaines de prisonniers

politiques. Des milliers ont été assassinés simplement

pour avoir parlé. Plus d’un tiers de la population

a fui. Un tiers. Pas pour de meilleures opportunités

ni pour le rêve américain, mais pour survivre. Pour

vivre, parce que rester signifie souvent la mort. Et

tandis que le monde peut voir le Venezuela comme un État

effondré, en réalité, c’est un pays occupé.

Notre territoire, nos ressources naturelles et

nos institutions ont été envahis par des puissances

étrangères hostiles. Des milices iraniennes, des entreprises

chinoises, les services de renseignement russes, tous exploitent notre

pays en toute impunité. Le Venezuela n’est plus seulement une

crise locale. C’est désormais une menace géopolitique

qui met en danger tout l’hémisphère occidental.

Il est devenu une rampe de lancement pour une expansion

autoritaire dans les Amériques. Et au milieu

de tout cela, une femme a osé prendre la tête

du combat pour la liberté. María Corina Machado.

En 2024, contre toute attente, elle a mené un soulèvement

démocratique pacifique qui a remporté l’élection. Son

L’équipe a fait sortir clandestinement des reçus de vote physiques du

pays. Une preuve concrète de la victoire que le

régime a essayé d’enterrer. Son courage a allumé un

feu dans le cœur de millions de Vénézuéliens

désespérés de croire que le changement est encore possible.

Mais certains ont maintenant remis en question sa décision de

dédier son prix Nobel à Donald Trump. D’accord.

Je comprends. Mais voici la vérité. C’était un geste

stratégique brillant sur l’échiquier mondial de la politique.

María Corina n’est pas stupide. Elle sait exactement le

genre d’homme qu’est Trump. Elle sait à quel point il

a fait campagne pour ça, bruyamment et sans relâche,

pour remporter exactement ce même prix. Elle sait à quel point cette

reconnaissance est symbolique et personnelle pour lui. Et

précisément pour cette raison, elle a compris que

ce geste pourrait être la chose qui maintient son

l'attention était tournée vers le Venezuela, à un moment où

la présence et la pression des États-Unis dans les Caraïbes

augmentent. Elle n'a pas dédié ce prix pour le flatter.

Elle l'a fait pour protéger et préserver le

seul type de pouvoir qui pourrait contribuer à infléchir

le cours de l'histoire. Parce que pour elle, ce n'est

pas une question d'orgueil. Ce n'est pas une question d'image. C'est

une question de liberté. Et soyons très clairs. María Corina

ne demande pas que les États-Unis envahissent le Venezuela.

Elle ne fait pas campagne pour la guerre. Le Venezuela

est déjà envahi. Il est pris en otage par un narco-État,

submergé par des agents étrangers et des ennemis de la démocratie :

des Russes, des Iraniens, des Chinois. Tous opérant librement,

utilisant nos terres et nos ressources comme armes pour étendre

leur influence à travers l'Amérique latine. Ce que María

Corina réclame, ce que des millions de Vénézuéliens

prient pour, c'est le soutien de la seule

armée sur Terre capable de contrer cette

menace et d'aider à libérer notre peuple. Ce

n'est pas de l'impérialisme. C'est une libération. Elle

ne joue pas à des jeux partisans. Elle joue pour

la vie du Venezuela. Parce que ce n'est pas théorique.

Ce n'est pas académique. C'est une question de vie ou de mort.

Donc oui, il est temps d'honorer son courage, mais

plus important encore, il est temps pour le monde,

en particulier le monde libre, de reconnaître ce qui est

en jeu. Le combat pour le Venezuela est un combat

pour la liberté, pour la démocratie, et pour la stabilité

d'un continent tout entier. Si nous nous soucions vraiment

de la liberté, de la dignité humaine et de la paix dans les Amériques,

alors le combat du Venezuela doit compter pour nous tous.

Que vive le Venezuela. Que vive María Corina

Machado.

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Original transcript (English)

Okay. As a Venezuelan-American, I got some shit to say. My family, my parents, my sister, my extended family, all lost everything. Their work, their savings, their investments, gone. Wiped out by a narco-dictatorship that has held

Venezuela in a death grip for over 25 years. And what happened to my family has happened to millions, and yes, millions. The Venezuelan exodus is the second largest displacement crisis on Earth after Syria. This is not just a tragedy.

It is one of the great humanitarian disasters of our time. But the suffering doesn't end there. This regime has jailed hundreds of political prisoners. Thousands have been murdered simply for speaking out. More than a third of the population

has fled. One third. Not for better opportunities or for the American dream, but to survive. To live, because staying often means death. And while the world may see Venezuela as a collapsed state, what it is in reality is an occupied

one. Our territory, our natural resources, and our institutions have been overrun by hostile foreign powers. Iranian militias, Chinese corporations, Russian intelligence, all exploiting our country with impunity. Venezuela is no longer just a

local crisis. It is now a geopolitical threat that endangers the entire Western Hemisphere. It has become a launchpad for an authoritarian expansion in the Americas. And in the midst of all of this, one woman has dared to lead

the charge for freedom. María Corina Machado. In 2024, against every odd, she led a peaceful democratic uprising that won the election. Her team smuggled physical voting receipts out of the country. Hard proof of victory that the

regime tried to bury. Her courage has lit a fire in the hearts of millions of Venezuelans desperate to believe that change is still possible. But now some have questioned her decision to dedicate her Nobel Prize to Donald Trump. Okay.

I get that. But here's the truth. It was a brilliant strategic move in the global chessboard of politics. María Corina is no fool. She knows exactly the kind of man Trump is. She knows how much he campaigned for it, loudly and relentlessly,

to win that very same prize. She knows how symbolic and personal that recognition is to him. And precisely because of that, she understood that this gesture might be the thing that keeps his attention focused on Venezuela, at a time when

US presence and pressure in the Caribbean is rising. She didn't dedicate that award to flatter him. She did it to protect and preserve the one kind of power that could help shift the course of history. Because for her, this isn't

about pride. It's not about optics. It's about freedom. And let's be very clear. María Corina is not asking for the US to invade Venezuela. She's not campaigning for war. Venezuela is already invaded. It is held hostage by a narco-state,

overrun by foreign agents and enemies of democracy: Russians, Iranians, Chinese. All operating freely, weaponizing our land and resources to expand their influence across Latin America. What María Corina is calling for, what millions of Venezuelans

are praying for, is the support of the only military on Earth capable of countering that threat and helping to free our people. This is not imperialism. This is liberation. She's not playing partisan games. She's playing for

Venezuela's life. Because this isn't theoretical. This isn't academic. This is life or death. So yes, it is time to honor her bravery, but more importantly, it is time for the world, especially the free world, to recognize what's

at stake. The fight for Venezuela is a fight for freedom, for democracy, and for the stability of an entire continent. If we truly care about liberty, human dignity, and peace in the Americas, then Venezuela's fight must matter to all of

us. Que viva Venezuela. Que viva María Corina Machado.

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