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Ce soir, Donald Trump repousse son ultimatum de 24 heures de plus.
Est-ce le signe que ces négociations avancent, qu'elles pourraient donner quelque chose ?
Ça, on ne peut pas le savoir, mais en tout cas, il est désireux de sortir de cette affaire au plus vite et au mieux.
D'où ces débordements verbaux qui ont été soulignés.
Et le problème, c'est que malgré...
En parlant des débordements verbaux, Thierry Arnault, qui me le disait tout à l'heure,
moi, ça fait quand même un certain temps que je suis ce qu'il se passe à la Maison-Blanche,
là, on a atteint un cap, quoi.
Pour être totalement franc, lorsque j'ai vu ce message commencer à sortir,
j'ai cru que c'était un fake, en fait.
Vous pouvez peut-être le rappeler, Thierry, pour ceux qui ne l'ont pas suivi.
Donc, effectivement, c'est un message que Donald Trump publie ce matin.
Il est à peu près 8 heures du matin aux États-Unis.
Ça fait deux heures qu'on sait que le piloté est libre et sa journée démarre.
Et il dit, le mardi qui vient sera le jour des installations électriques, le jour des ponts.
Tout ça en une seule journée en Iran.
Sous-entendu, ça sera le jour où on va détruire l'ensemble de ces infrastructures.
Il n'y aura rien de comparable.
Et il dit effectivement, il n'a pas cette expression,
ouvrez ce putain de Détroit.
Open the fucking street, you crazy bastards, vous bandes de tarés.
Voilà comment il parle dans ce message.
Et il termine en disant, et ça aussi, ça interroge et vous allez me dire ce que vous en pensez,
mais Allah soit loué.
Praise be to Allah.
Évidemment, on a eu une avalanche depuis de réactions des musulmans du monde entier
face à ces mots qui sont quand même un peu curieux.
Je rappelle qu'il y a entre 3 millions et demi, 4 millions de musulmans aussi aux États-Unis
qui ont, si j'en juge par la réaction de la principale organisation qui les représente,
qui s'appelle le KRCIR,
ont l'impression que c'est une remarque totalement sarcastique et désobligeante.
Ce n'est peut-être pas le cas, mais en tout cas, il a pris ce risque.
Le KRCIR, c'est un groupe qui est très lié aux frères musulmans.
Ils sont particulièrement agités à l'islam politique.
Mais effectivement, c'est quelque chose qui est perçu par Donald Kerr
comme blessant par des musulmans qui n'ont pas grand-chose à voir
avec les responsabilités de l'Iran dans le conflit,
puisque ça donne le sentiment que c'est une insulte, si vous voulez, aux musulmans comme tels.
Mais on a l'impression que les propos ne sont plus maîtrisés.
À ce point, il ne reste que l'un des sénateurs démocrates
qui a dit qu'il fallait que son gouvernement commence à s'inquiéter
pour agiter, pour mettre en place le 25e amendement,
celui qui prévoit la destitution d'un président
qui est clairement plus en capacité intellectuelle ou mentale d'exercer ses fonctions.
Alors évidemment, ça fait partie de la politique,
mais on voit bien quand même qu'aujourd'hui, aux États-Unis,
le soutien de l'opinion à l'offensive s'érode de plus en plus
dans des milieux qui jusqu'alors attendaient,
attendant de voir ce qui se passe.
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