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Quand le Washington Post rapporte que Donald Trump vous aurait dit
« Pourquoi tu ne sors pas de l'Europe ? »
Ça paraît tellement incroyable.
Dans un moment comme ça, c'est une provocation ?
Ou il y croit vraiment ?
Je ne sais pas. C'est à lui de répondre à cette question.
Ce que je sais, c'est que l'Europe
est là aussi une espèce, pour moi,
de précipité
au sens chimique du terme
du multilatéralisme. C'est-à-dire, c'est la capacité
dans un espace. Il n'y a pas d'espace au monde
si réduit. Quand il vous a dit ça, quand il vous dit une chose
si énorme, qu'est-ce que vous pensez ?
Non.
Et je le dis.
Je dis non. Parce que l'Europe,
il y a des jours où on voudrait que ça aille plus vite,
différemment, évidemment. Mais on est
ensemble. On est à 28
aujourd'hui, peut-être 27 demain.
Est-ce que ça ne montre pas une volonté vraiment de défaire l'Europe
de manière très active ?
Ça veut dire qu'il y a, de manière très concrète,
il peut y avoir, de la part
de certaines puissances,
une volonté d'aller au bout
de cette puissance. Et donc de dire
la division des autres m'aide
à dominer, en quelque sorte,
et peut servir mes intérêts. Je le comprends
Je dirais qu'on est tous livrés à ce risque
en tant qu'êtres humains. C'est aussi ce
risque d'Ubris.
Et donc, face à cela,
je crois que l'idée constamment rappelée
de dire qu'il faut coopérer
et qu'il faut réussir à construire
les voies et moyens d'avancer ensemble et de trouver
les bons compromis est bonne parce
qu'elle évite la guerre.
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