Transcript · French → English
Post-Match Analysis of Football Defeat
Hello Ryan, on a personal level, would you have liked to come on earlier?
What do you think? Thanks, goodbye.
The first blow of the match was the penalty conceded by Lucas Digne.
How was he feeling at half-time, at the end of the match?
What do you think I'm going to answer?
He was crying, we rubbed his nose in it.
No, those are match incidents, that's football.
We have to bring him along with us, he has to be with us.
We were all together. At half-time, we were all together.
We knew that the second goal was going to be super important.
Because in a match like that, 1-1,
is super hard to defend.
2-0 is a different story.
Today, the disappointment is immense.
It was that of the French team,
And how do you explain the game played today?
It is a huge disappointment.
Because today, we lost to ourselves.
We didn't lose to the referee.
We didn't lose to Spain. We lost to ourselves.
Here, you all know,
we all know that we scared everyone.
The only team capable of eliminating us was ourselves.
And today, that's what happened. Hello, Ryan.
And precisely, how do you explain that you were beaten by yourselves?
What went wrong in today's performance?
Thank you. Everything. We were beaten technically. We were beaten tactically.
We were beaten in the duels.
It's a very big disappointment today.
Good evening, Ryan, on your right.
We also felt you were helpless.
Not only you, but the team as a whole.
Was that your feeling on the pitch as well?
I'll speak for my own feelings.
When I came on, I didn't feel Spain were superior.
On the other hand, when I was on the bench, yes,
it's true they move the ball well. They play at their own slow pace.
They played how they like to play football.
We didn't play how we like to play football.
You've felt it up until now.
When we play our football, it's extraordinary.
It's extraordinary. But today,
they played how they wanted. And we didn't.
Ryan, we can feel all the disappointment after this defeat.
There is still one game to play on Saturday.
How hard will it be to pick yourselves up for that match?
We'll see on Saturday at 3:00 p.m.
I don't know what time the match is. We'll see.
But for now, we only have one desire, and that's to forget.
To forget what just happened.
Because it's hard. It's very, very hard.
Ryan, you sailed through the group stage,
and also dominated in the knockout stage.
Do you feel that not having faced adversity earlier
in the tournament may have hurt you today?
That's a very good question.
I think there might be some truth in that.
Maybe when it's too easy,
we think we're above the rest. Yes, that's true.
Today, we have players from the last substitute to the first starter.
We all play, in every nation on the planet.
But today, we lost against ourselves. It's as simple as that.
There's no need to overcomplicate it. We lost against ourselves.
That's all. Good evening, Ryan.
What surprised us, beyond the
Spanish superiority and the fact that you were fighting against yourselves,
is the lack of reaction, of character after the goals.
Do you have the same feeling as us?
We felt a team that wasn't capable of turning the match around.
I don't know. I don't know. I'm not going to lie.
I'm not going to beat around the bush.
If there was no reaction, that's very serious.
I don't think that's the case.
Because we're in a World Cup semifinal.
So, if there's no reaction, that's very serious.
I don't think that's the case.
Because we all want to win.
The 22, the 40 players
who are on the team sheet, we all want to win.
Today, we really lacked so many things to reach the final.
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Original transcript (French)
Bonjour Ryan, à titre personnel, est ce que tu aurais aimé entrer en jeu plus tôt? A ton avis? Merci, au revoir. Le premier coup dur du match, ça a été le pénalty concédé par Lucas Digne. Comment il se sentait à la mi temps, à la fin du match? Tu penses que je vais te répondre quoi?
Il pleurait, on l a mis la tête dedans. Non, c est des faits de jeu, c est le football. On se doit de l emmener avec nous, il se doit d être avec nous. On était tous ensemble. A la mi temps, on était tous ensemble. On savait que le deuxième but, il allait être super important.
Parce que dans un match comme ça, 1 1, c est super dur à défendre. 2 0, c est plus la même histoire. Aujourd hui, la déception, elle est immense. C était celle de l équipe de France,
et comment vous expliquez le match produit aujourd hui? C est une déception immense. Parce qu aujourd hui, on a perdu contre nous mêmes. On n a pas perdu contre l arbitre. On n a pas perdu contre l Espagne. On a perdu contre nous mêmes.
Ici, vous savez tous, on sait tous qu on faisait peur à tout le monde. La seule équipe capable de nous éliminer, c était nous mêmes. Et aujourd hui, c est ce qui est arrivé. Bonjour Ryan. Et justement, comment vous l expliquez que vous ayez été battu par vous même?
Qu est ce qui n a pas été dans la prestation du jour? Merci. Tout. On a été battu techniquement. On a été battu tactiquement. On a été battu dans les duels. C est une très grande déception aujourd hui. Bonsoir Ryan, sur ta droite.
On vous a senti aussi impuissants. Pas vous seulement, on a l équipe en règle générale. Est ce que c était votre sentiment aussi sur le terrain? Je vais parler pour mon ressenti. Quand je suis rentré, je n ai pas senti une équipe d Espagne au dessus.
Par contre, quand j étais sur le banc, oui, c est vrai qu ils font bien tourner le ballon. Ils jouent sur leur faux rythme. Ils jouent comme ils ont aimé jouer au football. Nous, on n a pas joué comme on aime jouer au football. Vous l avez ressenti jusqu à maintenant.
Quand on joue notre football, c est extraordinaire. C est extraordinaire. Mais là, aujourd hui, ils ont joué comme ils voulaient. Et pas nous. Ryan, on sent toute la déception après cette défaite. Il reste un match à jouer samedi.
A quel point ça va être compliqué de se remobiliser pour ce match là? On verra samedi à 15h. Je ne sais pas à quelle heure il est le match. On verra. Mais pour l instant, on n a qu une seule envie, c est d oublier. Oublier ce qui vient de se passer.
Parce que c est dur. C est très, très dur. Ryan, vous avez survolé les phases de groupe, dominé aussi dans les phases éliminatoires. Sente tu que le fait de ne pas avoir eu affaire avec l adversité plus tôt dans le tournoi est venu peut être vous nuire aujourd hui?
C est une très bonne question. Je pense qu il y a peut être un peu de vérité là dedans. Peut être que quand c est trop facile, on pense qu on est au dessus de la mêlée. Oui, c est vrai. Aujourd hui, on a des joueurs du dernier remplaçant jusqu au premier titulaire.
On joue tous, dans toutes les nations de la planète. Mais aujourd hui, on a perdu contre nous mêmes. C est aussi simple que ça. Il n y a pas à chercher midi à 14h. On a perdu contre nous mêmes. C est tout. Bonsoir, Ryan. Ce qui nous a surpris, au delà de la
supériorité espagnole et du fait que vous vous battiez contre vous même, c est le manque de réaction, de personnalité après les buts. Est ce que tu as le même ressenti que nous? On a senti une équipe qui n était pas capable de renverser le match. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne vais pas mentir.
Je ne vais pas faire dans la langue de bois. S il n y a pas eu de réaction, c est très grave. Je ne pense pas que ce soit le cas. Parce qu on est dans une demi finale de Coupe du Monde. Donc, s il n y a pas de réaction, c est très grave.
Je ne pense pas que ce soit le cas. Parce qu on veut tous gagner. Les 22, les 40 joueurs qui sont sur la feuille de match, on veut tous gagner. Aujourd hui, il nous a vraiment manqué énormément de choses pour aller en finale.