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Debate on National Heritage and Memory
Mr. President. All right, if you're going to start like that.
Let me explain something to you. Jean Moulin.
Jean Moulin. Do you know Jean Moulin?
Who is in the Panthéon.
When he created the National Council of the Resistance
around the table,
around Jean Moulin, there were French Communists.
Missak Manouchian,
a Communist, who was inducted into the Panthéon.
And in 126 years of history,
the Communist Party
has never had blood on its hands. The Communist Party has
shed its blood for France.
And I must tell you,
I'm going to— I must tell you
that above all, we shed our blood for the homeland
and that the only blood on our hands is the blood of
Nazis. And it is the blood of your ancestors, who
were
collaborators.
So,
consider yourself warned.
The Panthéon.
The Panthéon belongs to no parliamentary group.
The Panthéon belongs to the nation.
And when it brings someone in, the nation tells
future generations: This is what we consider great.
This is what—what honors a life.
But it also says something about itself.
That is why we must consider the meaning of your proposed resolution,
which calls on the government to take steps to bring three
figures into the Panthéon. The meaning of this gesture
obviously depends on who proposes it.
So let us look at who you are and the causes you champion.
While Olympe de Gouges paid with her life for equality between
women and men, your group never stops
trampling on those rights and refusing
all the bills that come here for debate in the chamber.
And you vote against them, and you even go
to the bathroom when it comes to putting in the Constitution, the,
the, the contraception, uh,
sorry,
voluntary termination of pregnancy in the Constitution.
I'll get there.
The same goes for Charles Émile Delépine, who opened a school
for disabled people that was open to all.
You who want to impose national preference and selection.
And we could say the same thing about Zena
Mderé. Because what you forget to say
is
that no induction into the Panthéon should close debates
that are not over. And there is one that is not over in
Mayotte, it is
that of France's responsibility, which is still considered
today, Mayotte as a territory to be decolonized
according to the United Nations.
So,
your resolution would amount to saying that the National Rally
is the heir to the spirit of Gouges, Abbot Delépine, or
Zena Mderé, when you are their opposite. We will vote.
We will therefore vote against this proposed resolution,
not against these three names, but to protect their
memory. Voting for it would be nothing but a
betrayal.
Thank you,
Mr. President.
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Original transcript (French)
Monsieur le Président. Alors bon, si vous commencez comme ça. Je vais vous expliquer une chose. Jean Moulin. Jean Moulin. Vous connaissez Jean Moulin ? Qui est au Panthéon. Quand il a créé le Conseil National de la Résistance
autour de la table, autour de Jean Moulin, il y avait des communistes français. Missak Manouchian, communiste, qui est rentré au Panthéon. Et en cent vingt-six ans d'histoire,
jamais le Parti communiste n'a eu du sang sur les mains. Le Parti communiste a versé son sang pour la France. Et je dois vous dire, je vais de--, je dois vous dire
qu'on a surtout versé notre sang pour la patrie et que le seul sang qu'on a sur les mains, c'est du sang de nazis. Et c'est le sang de vos ancêtres qui étaient des collabos.
Alors, tenez-le vous pour dit. Le Panthéon. Le Panthéon n'appartient à aucun groupe parlementaire. Le Panthéon appartient à la nation.
Et quand elle y fait entrer quelqu'un, la nation dit aux générations futures: Voilà ce que nous tenons pour grand. Voilà ce que, ce qui honore une vie. Mais elle dit aussi quelque chose d'elle-même. C'est pourquoi il faut s'arrêter sur le sens de votre proposition de résolution
qui invite le gouvernement à engager des démarches pour faire entrer trois personnalités au Panthéon. Le sens de ce geste dépend évidemment de celui qui le propose. Alors regardons qui vous êtes et les combats que vous portez. Alors qu'Olympe de Gouges a payé de sa vie l'égalité entre
les femmes et les hommes, votre groupe ne cesse de piétiner ses droits et de refuser toutes les propositions de loi qui viennent ici en débat dans l'hémicycle. Et vous votez contre et vous allez même aux toilettes quand il s'agit de faire entrer la Constitution, la,
la, la contraception, euh pardon, l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Je vais y arriver. C'est pareil pour Charles Émile Delépine qui a ouvert une école
pour handicapés qui était ouverte à tous. Vous qui voulez faire de la priorité nationale et de la sélection. Et on pourrait dire la même chose pour Zena Mderé. Parce que ce que vous oubliez de dire, c'est
qu'aucune panthéonisation ne doit refermer des débats qui ne sont pas clos. Et il y en a un qui n'est pas clos à Mayotte, c'est celui de la responsabilité de la France qui est considéré encore aujourd'hui à Mayotte comme un territoire à décoloniser
selon les Nations Unies. Alors, votre résolution reviendrait à dire que le Rassemblement national est l'héritier de l'âme de Gouges, de l'abbé Delépine ou de Zena Mderé alors que vous en êtes l'inverse. Nous voterons.
Nous voterons donc contre cette proposition de résolution, non pas contre ces trois noms, mais pour protéger leur mémoire. Le voter serait rien d'autre qu'une trahison. Merci
Monsieur le Président.