Transcript · French → German
French → German transcript
Zurück in der Ukraine, in Cherson, einer Hafenstadt im Süden des Landes, wird ein kriminelles Netzwerk verdächtigt,
Minderjährigenhandel zu betreiben.
Jedes zehnte Kind weltweit, das Opfer von Menschenhandel wird, kommt aus der Ukraine.
Angela Litvinenko leitet ein Hilfszentrum für Opfer von Ausbeutung, das kofinanziert wird
von der Europäischen Union.
In dem Fall, den sie derzeit verfolgt, wurden rund 40 Jugendliche verkauft
an lokale Politiker, zu sexuellen Zwecken.
Presse und Öffentlichkeit sind vom Prozess ausgeschlossen.
Wir haben die 16-jährige Vera getroffen, ihr Name wurde geändert.
Mit meiner Freundin hatte ich alle möglichen Drogen ausprobiert.
Eines Tages hatten wir nicht mehr genug Geld, um welche zu kaufen.
Ein Freund erzählte uns, wie wir leicht welches verdienen könnten.
Es kam zu dieser sehr seltsamen Situation, in der die Eltern, als sie sahen, wie ihre
Kinder mit diesem Problem konfrontiert waren, sich an die Polizei wandten.
Aber die Polizei wollte ihre Aussagen nicht aufnehmen.
Da begriffen wir, dass hochgestellte Persönlichkeiten dahintersteckten und die Justiz
sie deckte.
Heute weiß man, dass hochrangige Persönlichkeiten verwickelt waren in
diese sexuelle Ausbeutung von Kindern.
Vera überlegt es sich anders, sie möchte trotzdem aussagen.
Ich wollte nicht hingehen.
End of transcript · 190 words · machine translated
Original transcript (French)
Retour en Ukraine, à Kherson, ville portuaire du sud du pays, un réseau criminel est soupçonné de se livrer au trafic de mineurs. Un enfant sur dix, victime de traite dans le monde, vient d'Ukraine. Angela Litvinenko est à la tête d'un centre d'aide pour les victimes d'exploitation, cofinancé par l'Union Européenne.
Dans l'affaire qu'elle suit actuellement, une quarantaine d'adolescents ont été vendus à des hommes politiques locaux, à des fins sexuelles. La presse et le grand public sont tenus à l'écart du procès. Nous avons rencontré Vera, 16 ans, son nom a été changé. Avec ma copine, on avait essayé toutes sortes de drogues.
Un jour, on n'a plus eu assez d'argent pour s'en acheter. Un ami nous a dit comment on pouvait en gagner facilement. On en est arrivé à cette situation très étrange, où les parents, en voyant leurs enfants confrontés à ce problème, se sont tournés vers la police. Mais la police n'a pas voulu prendre leurs dépositions.
Là, on a compris que des personnaux placés étaient derrière tout ça, et que la justice les couvrait. On sait aujourd'hui que des personnalités de premier plan étaient impliquées dans cette exploitation sexuelle des enfants. Vera se ravise, elle tient tout de même à témoigner.
Moi, je ne voulais pas y aller.