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Ça fonctionne tout seul. Vous pouvez créer des groupes de niveau,
mais on sait ce
que ça donne chez vous, chez, dans votre mentalité.
En fait, on va mettre des jeunes dans un endroit et
puis ils vont pas travailler.
C'est ça que vous allez créer. Pourquoi ?
Parce que non seulement ils ont pas des conditions d'études dignes aujourd'hui,
ils
ont des problèmes sociaux qui mériteraient d'être accompagnés.
Vous en parlez pas une seule seconde.
C'est internat, multi-, vous en parlez comme si c'était déjà des
prisonniers.
C'est rigolo quand même. Vous préparez une jeunesse à la
délinquance avec
vos mots, vous vous en rendez même pas compte.
Et ensuite vous, vous, vous créez soi-disant des groupes de
niveau.
Mais à partir du moment où l'encadrement est défaillant parce qu'il manque
de profs, parce qu'il manque de contenu pédagogique,
parce que les profs ont pas le
moment, l'espace, parce que dans les établissements tout
manque.
Non mais dans les établissements-
Laissez-le parler.
Un jour, je vous emmerde.
Laissez terminer David Guiraud.
Quand même les jeunes peuvent pas aller dans les sanitaires parce qu'ils sont
dégradés. Et que le, le signal que renvoie l'école publique
quand ils peuvent même pas aller faire leurs besoins dans des conditions
normales,
c'est qu'ils ne comptent pas.
Et en plus de ça, attendez, je finis parce que en plus, en plus de ça,
tout ça serait à la limite des groupes de séparation.
Ok, mais si, si vous supprimez quatre cent mille
emplois publics hein.
Parce que me dites pas que vous allez pas en supprimer quelques-uns dans l'école.
Parce qu'on connaît ce que vous avez fait dans la fonction publique.
On a déjà vu la droite au pouvoir. D'ailleurs, on la voit en ce moment.
C'est, vous allez en plus enlever des
fonctionnaires.
C'est-à-dire qu'ils sont encore plus par classe.
Pas à l'école. Attendez.
Juste un mot.
Bruno Retailleau.
J'ai un peu du mal à y croire.
Bruno Retailleau.
Le plus grave échec de l'école française républicaine.
Et vous en êtes responsable parce que vous êtes-
J'ai fait quoi moi ?
Porté cette idéologie-là.
Attendez, pardon, j'ai fait quoi ?
C'est l'école la plus inégalitaire.
Vous avez voulu introduire dans l'école, justement pas de sélection, rien du tout,
une forme d'égalitarisme. Et cet égalitarisme a tué l'égalité.
Alors aujourd'hui, l'école républicaine française,
je le disais tout à l'heure,
c'est en France, parmi tous les pays de l'OCDE,
qu'elle est la plus inégalitaire.
En clair,
que la réussite des enfants dépend le plus du niveau de
revenu, du niveau social des parents.
Alors monsieur Retailleau.
Et cette inégalité-là, c'est vous, la gauche, qui l'a créée.
On va, on va redescendre.
Dernier mot, David Guiraud.
On arrive à la fin de ce débat.
On va redescendre sur la planète terre.
Il n'a toujours pas expliqué pourquoi LFI n'était pas racialiste, n'était pas
antisémite, ne projet-
Vous savez, il y avait, il y avait, il y avait le puits du fou.
Maintenant, il y a le fou du puits quoi.
Il a souhaité-
Non, non, mais on va redescendre sur la planète
terre.
C'est des accusations graves. Si ces accusations,
si vous m'accusiez de ce genre de choses, je vous répondrais immédiatement.
Le fait que vous ne vouliez pas-
J'ai répondu mille fois.
Non, ça veut dire que vous encaissez et que
vous n'avez pas de
contre-argumentation.
Vous voulez paralyser le débat pour pas qu'on parle d'autre chose.
Parce que j'ai répondu mille fois, je peux répondre une mille et unième fois,
mais
vous ne voulez pas avoir de
réponse. Et donc moi ce que je dis, c'est qu'on va.
Vous avez parlé de la gauche, l'idéologie.
On va redescendre sur terre, monsieur Retailleau.
Le système de sélection à l'université, il existait quand j'étais jeune, quand
j'étais en seconde, première, terminale. C'était APB à l'époque.
Donc pardon, ça fait quinze ans.
Mais pas du tout.
C'était un système de sélection, APB. Bien sûr que si.
Je le sais, je l'ai vécu. Donc j'ai fait trois choix.
Alors alors
déjà, moi, je savais pas lequel des trois premiers
Pokémon choisir à l'université.
Alors choisir trois choix, il fallait en faire dix, je crois.
Le bac étant le premier grade universitaire, c'est ce qui fait
qu'il n'y a pas, sauf dans quelques universités très rares,
Dauphine et
autres, c'est ce qui fait qu'il n'y a pas
justement de sélection à l'entrée.
Et vous envoyez des jeunes,
vous envoyez des jeunes à l'échec.
Ça existe depuis APB.
Vous envoyez des jeunes à l'échec.
Admission post-bac, c'est un système de sélection.
Il va falloir travailler ces dossiers si vous voulez être président de la
République.
C'est parce que le bac, ce que vous semblez ignorer,
vous saviez que le bac était
le premier grade universitaire justement, et c'est à cause de cela qu'on ne
sélectionne pas à l'université.
Le dernier mot pour David Guiraud qui a un peu de retard.
Moi, je vous dis que ça fait plus de dix ans
qu'il y a de la sélection à
l'université, donc votre système ne marche-,
c'est le vôtre et c'est le vôtre qui
ne fonctionne pas. Et sur ça, j'aimerais finir en disant sur le, sur le,
le
chaos et l'exemplarité. Monsieur Retailleau, des fois
peut-être le matin, vous vous levez et vous vous rendez compte
que vous êtes le
patron de l'organisation politique la plus condamnée de France.
Vous êtes le patron de la corruption et du trafic d'influence.
Vous êtes le patron des emplois fictifs.
Vous êtes le patron du parti de la fraude fiscale, du blanchiment d'argent, du
détournement de fonds publics. Et vous osez me dire à moi que je suis
l'instigateur du chaos. Mais si je devais lister l'ensemble des
membres de votre
organisation politique qui ont été condamnés, il me faudrait un papyrus à
l'égyptienne. Et si je citais l'ensemble de vos membres,
je remplirais un stade de
France. Donc à un moment, les leçons et, et, et la
flûte sur euh, euh, le, le parti des délinquants et cetera.
Vous êtes bien rigolo.
On vous rendait la parole à Bruno Retailleau en relançant.
Vous-même à Tunis, vous aviez-
C'est votre conclusion, Bruno Retailleau.
En disant voilà, les bébés dans les fours, c'est Israël, c'est scandaleux.
Vous aviez comme député, vous aviez comme député déposé
un texte de loi pour abolir l'apologie pour le
terrorisme. Vous vous rendez compte ? On est des centaines de morts.
Apologie pour le terrorisme. Et Monsieur le Maire, vous avez refusé
de donner à une de vos écoles le nom de Samuel Paty.
Parce que ça a été fait sans demander aux profs.
Mais ça a été demandé
sans demander aux élèves. Non, mais sans demander aux profs.
Sans demander aux élèves. Maintenant, on fait ça sur un vœu municipal.
Mais ça se fait pas comme ça.
Le nom de Samuel Paty.
Un jour, vous gérerez une commune.
Un jour, vous gérerez une commune et vous
comprendrez.
J'ai géré une région, j'ai géré, j'ai géré un département, j'ai géré une
intercommunalité.
Vous savez qu'on ne renomme pas comme ça sur un vœu municipal un établissement,
par ailleurs de la droite de votre famille politique, qui aurait pu le faire à
l'époque et qui a décidé-
Vous avez refusé.
Merci à vous deux.
Une école.
Merci à vous deux.
C'est lamentable.
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