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Financial Analysis of Spanish Occupation
Un español compra su pan. Tranquilamente.
No lo sabe, pero en su recibo,
hay dos ciudades marroquíes
ocupadas por España. Dos ciudades que él mismo visitará
probablemente nunca.
Cada año, cada español paga por mantener
la ocupación española.
¿Cuánto exactamente? He abierto las cuentas oficiales de
Madrid.
Y lo que van a descubrir tras estas cifras es sorprendente.
Ciento setenta y un mil habitantes, cero coma treinta y cinco por ciento de la
población del Estado español. Y, sin embargo, fíjense bien.
Presupuesto de dos mil veintiséis en Ceuta, cuatrocientos veintitrés millones
de euros. Melilla, cuatrocientos veintiuno.
Total: ochocientos cuarenta y cuatro millones.
Para ponerlo en contexto, Mérida, Talavera, Avilés, ciudades de la misma
tamaño, rondan los 80, 90 millones,
cinco veces menos.
Por habitante, cinco mil cien euros al año en Ceuta
solo.
¿Se preguntan por qué? Esperen.
Porque la factura no ha hecho más que empezar. Primera explicación.
Aquí es el paraíso fiscal. Sin IVA, el IVA español
sustituido por un impuesto local, el IPSI, mucho más bajo.
El impuesto sobre la renta reducido en un 60 por ciento.
Las empresas pagan la mitad. Las herencias,
hasta el 99 por
ciento de reducción. Un paraíso fiscal suspendido en pleno
territorio
marroquí. Entonces, pregunta directa, ¿quién paga la diferencia?
Lo han adivinado, el Estado español, el dinero de Madrid, para mantener su
ocupación de la ciudad. Pero los impuestos, son puro papeleo.
Esperen a ver la barrera. Ochenta millones para modernizar las
barreras
desde 2019. Y detrás del hormigón, nueve mil hombres desplegados en el
pico de la crisis. Policías, guardias civiles, militares, permisos
cancelados. Europa también paga sesenta y cinco millones
de fondos
FEDER. Y de los ciento cincuenta millones de euros
que costó el nuevo hospital de
Melilla, ochenta millones son directamente
pagados mediante subvenciones
europeas. Y ante las recientes tensiones en Ceuta,
trescientos nueve millones
de euros desbloqueados el uno de septiembre de 2026 para cubrir los
últimos cuatro meses del año. Vamos, saquemos la calculadora.
Las cuentas reales, las del Ministerio de Hacienda,
según la última estimación
oficial disponible. Transferencia neta, seiscientos cincuenta a setecientos
20 millones de euros al año. Por habitante en Ceuta y Melilla.
4.300 euros. Una cuarta parte de toda su economía.
Ningún otro territorio administrado por Madrid, ninguno, ha
alcanzado jamás esta proporción. Eso es el dinero que sale de las arcas de
Madrid
y que nunca vuelve. Nunca. Madrid aporta cientos de millones.
Y, sin embargo, las dos ciudades más pobres de todo
el Estado español.
Las dos, desempleo, 22,4 %.
El doble de la media. Uno de cada dos jóvenes sin trabajo,
cuatro habitantes de cada
diez en riesgo de pobreza. Uno de cada tres asalariados, pagado por la potencia
ocupante. Cientos de millones al año.
Y eso no construye nada.
Ese dinero no crea economía. Mantiene una presencia.
Quiten las transferencias de Madrid y las dos ciudades se derrumban.
No viven. Se las mantiene con vida,
artificialmente.
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Original transcript (French)
Un Espagnol achète son pain. Tranquillement. Il ne le sait pas, mais dans son ticket de caisse, il y a deux villes marocaines occupées par l'Espagne. Deux villes que lui-même ne visitera probablement jamais.
Chaque année, chaque Espagnol paie pour maintenir l'occupation espagnole. Combien exactement ? J'ai ouvert les comptes officiels de Madrid. Et ce que vous allez découvrir derrière ces chiffres est surprenant.
Cent soixante et onze mille habitants, zéro virgule trente-cinq pour cent de la population de l'État espagnol. Et pourtant, regardez bien. Budget deux mille vingt-six à Ceuta, quatre cent vingt-trois millions d'euros. Melilla, quatre cent vingt et un. Total : huit cent quarante-quatre millions.
Pour situer, Mérida, Talavera, Avilés, des villes de la même taille, tournent à quatre-vingt, quatre-vingt-dix millions, cinq fois moins. Ramenés par habitant, cinq mille cent euros par an à Ceuta seule.
Vous vous demandez pourquoi ? Attendez. Parce que la facture ne fait que commencer. Première explication. Ici, c'est l'eldorado fiscal. Pas de TVA, l'IVA espagnole remplacée par un impôt local, l'IPSI, bien plus léger. L'impôt sur le revenu réduit de soixante pour cent.
Les sociétés, moitié prix. Les successions, jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf pour cent de réduction. Un paradis fiscal suspendu en plein territoire marocain. Alors, question directe, qui paie la différence ?
Vous l'avez deviné, l'État espagnol, l'argent de Madrid, pour maintenir son occupation de la ville. Mais les impôts, c'est de la paperasse. Attendez de voir la barrière. Quatre-vingt millions pour moderniser les barrières depuis 2019. Et derrière le béton, neuf mille hommes déployés au
pic de la crise. Policiers, gardes civiles, militaires, congés annulés. L'Europe paie aussi soixante-cinq millions de fonds FEDER. Et sur les cent cinquante millions d'euros qu'a coûté le nouvel hôpital de
Melilla, quatre-vingt millions sont directement payés par des subventions européennes. Et face aux tensions récentes à Ceuta, trois cent neuf millions d'euros débloqués le premier septembre deux mille vingt-six pour couvrir les
quatre derniers mois de l'année. Allez, on sort la calculatrice. Les vrais comptes, ceux du ministère des Finances, selon la dernière estimation officielle disponible. Transfert net, six cent cinquante à sept cent vingt millions d'euros par an. Par habitant à Ceuta et Melilla.
Quatre mille trois cent euros. Un quart de leur économie entière. Aucun autre territoire administré par Madrid, aucun, n'a jamais atteint ce ratio. Ça, c'est l'argent qui sort des caisses de Madrid et qui ne revient jamais. Jamais. Madrid verse des centaines de millions.
Et pourtant, les deux villes les plus pauvres de tout l'État espagnol. Les deux, chômage, vingt-deux virgule quatre pour cent. Le double de la moyenne. Un jeune sur deux sans travail, quatre habitants sur
dix menacés de pauvreté. Un salarié sur trois payé par la puissance occupante. Des centaines de millions par an. Et ça ne construit rien. Cet argent ne crée pas d'économie. Il maintient une présence. Retirez les transferts de Madrid et les deux villes s'effondrent.
Elles ne vivent pas. Elles sont maintenues en vie, artificiellement.