Transcript · French → English
Debate on Civil Unrest in France
I need some clarification, Dominique de Villepin,
and I think now is
the time to get it. And I go back to what you said earlier
at the very
start of the show, when you explained that we were indeed
on the brink of a civil
war. And you told us, explained, a civil war between two
camps.
When I asked you which camps,
you pointed the finger at La France Insoumise and the Rassemblement National.
Absolutely.
Well, yes, what happened on October 17 is our
fault.
I was out there with the rioters, smashing windows.
Do you realize just how ridiculous and even insulting that is,
Mr. de Villepin?
But, Ms. Maréchal.
Insulting.
Ms. Maréchal.
We're the ones in power, we're the ones who created all the
conditions today for things getting
out of hand.
I have, I have explained at length what I believed
to be
the mechanism
by which violence develops in our country.
And the logic of escalation, particularly regarding security,
because the
French people know it, the policy you advocate,
it has been implemented
in broad areas for several years now, in the field, in the
field of security, in the field of immigration.
And we see a complete lack of results.
We have set an immigration record never seen in the history of France.
What are you talking about?
The complete lack of results from these policies.
What I am saying is that escalation, it poisons democratic debate.
And that is precisely why I would like to hear you on—
The escalation, the kind that consists of defending
shopkeepers, making sure
their shop windows don't get smashed—
You're mixing everything up.
Putting offenders in prison.
No, no, you're mixing everything up.
No, but that's what you call escalation, actually, so we agree.
No, no. What I call—
Oh no, then what is that? That's what we're doing, actually.
No. What I call escalation is always considering that a
response
is never strong enough and that we must always take it a step further.
When the country is seen as being in flames and bloodshed, as we saw.
When we see that the method we've used—
It's clearly because the method isn't the right one.
But that's exactly why you're an adept of shortcuts.
Moreover, when it comes to military intervention
abroad as in domestic matters,
always turn the dial a little further in
the hope
that there will be results.
Not only are there no results, but there is this climate of civil war that
exists in our country today.
And today, there is a common interest between those who
fan the embers and those who reap the benefits,
namely the
Rassemblement National.
You know, sir— when I listen to you,
Mr. de Villepin, you make me
think of, of Taine speaking of Robespierre.
You know, he said: because he was full of words,
he thought he was full
of ideas. So it is beautiful, it is flamboyant,
it is Victor Hugo-style prose.
But these are not mere words.
But they are objectively slogans that have no
basis in reality. The reality of October 17 that we
experienced,
is that the terrorist far left was able to organize itself,
become professional over the years thanks to the complacency, the powerlessness
of the state, judicial laxity. It was the petty hoodlums from
housing projects whom, um, I wish you good luck, you know,
trying to sell them your
humanist France, which is also one of the consequences of
unassimilated immigration, um,
which went looting in a kind of
nihilistic urge for violence,
taking advantage of the state's authority vacuum to get to work.
This is in no way, obviously, the direct or indirect responsibility
of the
political camp that we are, since where you say that we
fan the
embers, precisely, we are trying to put out the fire.
And I completely reject the idea that supposedly, it is our policy that
has been implemented for years, since whether in terms of
justice, security, prisons, uh, migration or even social policy, we are
very far from what we propose.
On the other hand, it is true that unlike you,
we do not make excuses for
vandals, looters, those who destroy town halls,
universities,
who assault female shopkeepers, who lynch police officers on the ground.
Because you, you make every excuse
on the grounds of hardship,
there you go. Fortunately, I, I will tell you, unlike you,
I have managed to
get elected in my life. I was elected for five years in Vaucluse,
one of the
poorest departments in France.
There are no—
I was elected by decent people.
There are no—
Who couldn't make ends meet, who would never have allowed themselves
to do a tenth of what we saw last Sunday.
There are no—
So this is extremely insulting to decent people, sir.
There is no excuse.
That you draw a connection between these—
No compromise.
End of transcript · 824 words · machine translated
Original transcript (French)
J'ai besoin d'un éclaircissement, Dominique de Villepin, et je pense que c'est le moment de l'avoir. Et je reviens à ce que vous avez dit tout à l'heure en tout début d'émission, en expliquant effectivement qu'on était
aux portes d'une guerre civile. Et, et vous nous avez dit, expliqué une guerre civile entre deux camps. Quand je vous ai dit quel camp, vous avez pointé du doigt la France Insoumise et le Rassemblement National.
Absolument. Bah oui, c'est de notre faute ce qui s'est passé le dix-sept octobre. J'étais au milieu des casseurs à casser des vitres, moi. Non mais vous vous rendez compte à quel point c'est ridicule et même insultant,
monsieur de Villepin. Mais madame Maréchal. Insultant. Madame Maréchal. On est aux affaires, c'est nous qui avons créé toutes les
conditions aujourd'hui du débordement. J'ai, j'ai longuement précisé ce que je croyais être la mécanique
par laquelle la violence se développe dans notre pays. Et la logique de surenchère, et en particulier sécuritaire, parce que les Français le savent, la politique que vous préconisez, elle est appliquée
par pans entiers depuis maintenant quelques années, dans le domaine, dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l'immigration. Et nous voyons l'absence totale de résultats. On a mis un record d'immigration jamais vu dans l'histoire de la France. Qu'est-ce que vous me racontez ?
L'absence totale de résultats de ces politiques. Ce que je dis, c'est que la surenchère, elle pourrit le débat démocratique. Et c'est bien pour cela que j'aimerais vous entendre sur- La surenchère, celle qui consiste à défendre les commerçants, à faire en sorte
qu'ils ne se fassent pas casser leurs vitrines- Vous mélangez tout. À mettre les délinquants en prison. Non, non, vous mélangez tout. Non mais c'est ça que vous appelez la surenchère, en fait, on est d'accord.
Non, non. Ce que j'appelle- Ah non, sinon ça, c'est quoi alors ? C'est ce que nous faisons, en fait. Non. Ce que j'appelle la surenchère, c'est de toujours considérer qu'une réponse n'est jamais assez forte et qu'il faut toujours en prendre une supérieure.
Quand c'est considéré que le pays est à feu et à sang comme nous l'avons vu. Quand on constate que la méthode qu'on a employée- C'est que manifestement, la méthode n'est pas la bonne. Mais c'est bien pour ça que vous êtes une adepte du raccourci. D'ailleurs, en matière d'intervention militaire à
l'extérieur comme en matière intérieure, toujours tourner le bouton un peu plus loin en espérant qu'il y aura des résultats. Non seulement il n'y a pas de résultat, mais il y a ce climat de guerre civile qui
existe aujourd'hui dans notre pays. Et aujourd'hui, il y a un intérêt commun entre ceux qui soufflent sur les braises et ceux qui tirent les marrons du feu, en l'occurrence le Rassemblement National.
Vous savez, monsieur-- quand je vous écoute, monsieur de Villepin, vous me faites penser à, à Taine qui parle de Robespierre. Vous savez, il disait : parce qu'il était plein de mots, il se croyait plein
d'idées. Alors c'est beau, c'est flamboyant, c'est de la prose à la Victor Hugo. En l'occurrence, ce ne sont pas des mots. Mais ce sont objectivement des slogans qui n'ont aucune réalité. La réalité du dix-sept octobre que nous
avons vécu, c'est l'ultra-gauche terroriste qui a pu s'organiser, se professionnaliser depuis des années grâce à la complaisance, à l'impuissance d'État, au laxisme judiciaire. C'est les petites racailles de cité à qui, euh, je vous souhaite bonne chance, hein,
pour aller vendre votre France humaniste, qui est une des conséquences d'ailleurs de l'immigration, euh, inassimilée, qui est allée piller dans une espèce de pulsion de violence nihiliste,
profiter de la faille d'autorité de l'État pour se mettre à l'œuvre. Ça n'est en rien, évidemment, la responsabilité ni directe ni indirecte du camp politique que nous sommes, puisque là où vous dites que nous soufflons sur les
braises, précisément, nous cherchons à éteindre l'incendie. Et je réfute totalement le fait que soi-disant, ce serait notre politique qui aurait été mis en œuvre depuis des années, puisque que ce soit sur le plan judiciaire, sécuritaire, carcéral, euh, migratoire ou même social, nous sommes très loin de ce que nous proposons.
Par contre, c'est vrai que contrairement à vous, nous ne trouvons pas d'excuses aux casseurs, aux pilleurs, à ceux qui détruisent des mairies, des facultés, qui frappent des femmes commerçantes, qui lingent des policiers au sol.
Parce que vous, vous trouvez toutes les excuses au prétexte de la précarité, voilà. Heureusement, moi, je vais vous dire, contrairement à vous, j'ai réussi à être élue dans ma vie. J'ai été élue cinq ans dans le Vaucluse,
l'un des départements les plus pauvres de France. Il n'y a-- J'ai été élue par des honnêtes gens. Il n'y a--
Qui n'arrivaient pas à joindre les deux bouts, qui jamais ne se seraient autorisés à faire le dixième de ce qu'on a vu dimanche dernier. Il n'y a-- Donc c'est extrêmement insultant pour les honnêtes gens, monsieur. Il n'y a aucune excuse.
Que vous fassiez le lien entre ces- Aucun compromis.