Transcript · French → English
Debate on Public Sector Employment
So, at the risk of surprising you, I agreed with the whole first
part
of what you said. Unfortunately, you put too much ideology and
politics
into the second part, but as for the first part,
I agree with everything
that you said. I absolutely do not want to reduce the
number of civil servants
in hospitals, and I think you haven't read my work.
So, I'm going to give you my book to
prove it. You haven't read it.
So, what I say about the number of
civil servants, to answer point by point,
today, we have 5.9 million civil servants in France.
I am indeed proposing to eliminate 800 thousand positions, and I say elsewhere
that in hospitals, in the police, the gendarmerie, the military, etc.
I'm referring to functions that are essential,
which are our public services.
But those functions account for only 2.2 million of the 5.9 million.
So, you can well imagine there are many others.
But which
But which
public services?
Would you like me to list them for you?
Yeah, for example.
If you like examples, I can give you some.
We're not going to give the full list, but
I'll give you a few.
A few, since I think the gentleman likes facts
like I do.
He's a scientist. We'll give a few examples.
Today, you have 26,869 people who
work at Bercy, in personal taxation,
whereas tax returns
are done automatically today and that all data cross-referencing
could make it possible to reduce this number of civil servants.
You have twenty thousand eight hundred thirty-one people working in
tax system.
tax system.
It could help combat tax fraud, which is roughly a hundred
times greater than welfare fraud, for example.
We could use them that way.
And they are used that way, aren't they?
It's no longer individuals, it's businesses.
Absolutely. We'll get there, we'll get there, sir.
They're already fighting it, aren't they? Don't you think that with
new tools, with artificial intelligence,
which I hope you use
in your daily life too, don't you think we can succeed in
achieve more
with fewer people?
I don't think the general message is that there are too many civil servants
in the country, for example. Today, I think that, in terms of healthcare,
you understand that there is mortality.
I just said I was excluding healthcare.
I think that's your area of expertise.
No, no, no.
I know a few others.
Maternal and child protection, for example, which is funded by the
departments. So, are you going to continue allocating
a
specific budget to maternal and child protection, knowing
that today, we have a shameful increase in
infant mortality?
I will try to answer fully.
Go ahead and answer, sir, I'll allow you to.
Afterwards, we'll happily exchange. I just told you that health was not
involved.
However, what I was saying, and why I said that
I agreed
with you. You initially said: "I am very attached to public service."
That's a good thing, so am I. And I think that when one is attached to
public service,
one must fight bureaucracy.
Bureaucracy, is the opposite of public service.
It is what prevents the service from being provided to the public.
And since you are in the field of healthcare, allow me to cite one
example. Our employee takes home two thousand euros per
month.
He has paid 439 euros per month all his life for his healthcare.
At the end of his career, he will have paid 225,000
euros.
And we're going to make him believe he lives in a country where health care is free.
First thing the public should know, health care isn't free.
Once we've said that, is it appropriate to have
insurance? Yes.
I'm not saying we should get rid of that.
My example, what I cite in my book,
is absolutely not the model
of the United States. Do you know what my example is?
It's a public hospital, it's the Valenciennes Hospital,
it's a
French hospital. That's the example I cite.
It's a hospital that gave power back to doctors to fight
bureaucracy. Do you like that example?
No, Valenciennes Hospital, we've heard, in fact,
that it's the model student
that uses activity-based pricing, that chooses its activities and that,
to be a good student, tends to lose sight of the public
service ethos.
Voted the best hospital in France. You have people who travel miles
to
go and get treatment there. You have doctors who are
happy today,
who say: We wouldn't change systems for anything in the
world.
Twelve thousand seven hundred and eighty-seven people for the competitiveness and sustainability
of agriculture. I don't think our farmers
know who they are, or
rely much on them. Pascal Perry agrees with me.
You have twelve thousand six hundred and ninety people supporting the
social,
legal and communications ministries, with services that already exist
in each ministry and are duplicated.
You have eight thousand seven hundred ninety-eight people assigned to
urban planning,
land use and housing development, which is, in principle, the preserve
of mayors. As for me, I care deeply about the principle of
subsidiarity.
It is wrong that the state has kept this responsibility instead of empowering our
town halls. You have 4,
931 people supporting economic transitions, so they are paid to
think about economic transitions, yet they foresaw none of what
has
happened so far. Can I go on with the list?
End of transcript · 918 words · machine translated
Original transcript (French)
Alors, au risque de vous surprendre, j'étais d'accord avec toute la première partie de votre propos. Malheureusement, vous avez mis trop d'idéologie et de politique dans la seconde partie, mais pour la première partie,
je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit. Je ne veux absolument pas réduire le nombre de fonctionnaires dans l'hôpital et je pense que vous ne m'avez pas lue. Donc, je vais vous offrir mon livre pour
confirmer. Vous ne m'avez pas lu. Donc, ce que je dis sur le nombre de fonctionnaires, pour répondre point par point, on a aujourd'hui cinq virgule neuf millions de fonctionnaires en France. Je propose en effet de supprimer huit cent mille postes et je dis partout ailleurs
que dans l'hôpital, dans la police, dans la gendarmerie, dans l'armée, etc. Je cite les fonctions qui sont essentielles, qui sont nos services publics. Mais ces fonctions-là ne représentent que deux virgule deux millions sur les cinq virgule neuf millions. Donc, vous imaginez bien qu'il y en a beaucoup
d'autres. Mais quels services publics ? Vous voulez que je vous en fasse la liste ? Ouais, par exemple.
Si vous aimez les exemples, je peux vous en citer. On ne va pas faire la liste complète, mais... Je vais vous en faire quelques-uns. Quelques-uns, puisque je pense que monsieur aime comme moi les faits.
Il est scientifique. On va en citer quelques-uns. Vous avez aujourd'hui vingt-six mille huit cent soixante-neuf personnes qui travaillent à Bercy, à la fiscalité des particuliers, alors que les déclarations se font aujourd'hui de manière automatique et que tous les croisements de données
pourraient permettre de réduire ce nombre de fonctionnaires. Vous avez vingt mille huit cent trente-et-une personnes qui travaillent à la fiscalité. Il pourrait permettre de lutter contre la fraude fiscale qui est à peu près cent
fois plus que la fraude sociale, par exemple. On pourrait les utiliser de cette façon. Et ils sont utilisés de cette façon, n'est-ce pas ? Ce ne sont plus les particuliers, là, ce sont les entreprises. Absolument. On va y arriver, on va y arriver, monsieur.
Ils y lutent déjà, n'est-ce pas ? Est-ce que vous ne pensez pas qu'avec les nouveaux outils, qu'avec l'intelligence artificielle, que j'espère, vous utilisez aussi dans votre quotidien, vous ne pensez pas qu'on peut réussir à obtenir plus
avec moins de gens ? Je ne crois pas que le discours général de dire : il y a trop de fonctionnaires dans le pays, par exemple. Aujourd'hui, je pense que sur le plan de la santé, vous avez compris qu'il y a la mortalité. Je viens de dire que j'excluais la santé.
Je pense que c'est votre domaine de connaissances. Non, non, non. Moi, j'en connais certains autres. La protection maternelle et infantile, par exemple, qui est financée par les départements. Donc, est-ce que vous allez continuer à mettre
un budget spécifique sur la protection maternelle et infantile, sachant qu'aujourd'hui, on a une honteuse augmentation de la mortalité infantile ? Je vais essayer de répondre jusqu'au bout.
Allez répondre monsieur, je vous permet. Après, on échangera avec joie. Je viens de vous dire que la santé n'était pas concernée. En revanche, ce que je dis et pourquoi je disais que j'étais d'accord
avec vous. Vous disiez initialement : Je suis très attaché au service public. Ça tombe bien, moi aussi. Et je pense que quand on est attaché au service public, alors on doit combattre la bureaucratie. La bureaucratie, c'est le contraire du service public.
C'est ce qui empêche le service d'être rendu au public. Et puisque vous êtes dans le domaine de la santé, je me permets de vous citer un seul exemple. Notre salarié a deux mille euros net par mois. Il a versé toute sa vie quatre cent trente-neuf euros par mois pour sa santé.
À la fin de sa carrière, il aura versé deux cent vingt-cinq mille euros. Et on va lui faire croire qu'il vit dans un pays où la santé est gratuite. Premier élément d'information pour le public, sa santé n'est pas gratuite. Une fois qu'on a dit ça, est-ce qu'il est pertinent d'avoir une
assurance ? Oui. Je ne vous dis pas qu'il faut supprimer ça. Mon exemple, ce que je cite dans mon livre, ce n'est absolument pas le modèle américain. Vous savez ce qu'est mon exemple ?
C'est un hôpital public, c'est l'hôpital de Valenciennes, c'est un hôpital français. C'est ça l'exemple que je cite. C'est un hôpital qui a rendu son pouvoir aux médecins pour lutter contre la bureaucratie. Est-ce que vous aimez cet exemple ?
Non, l'hôpital de Valenciennes, on a des échos avec justement, c'est le bon élève qui fait de la tarification à l'activité, qui choisit ses activités et qui, pour être un bon élève, a une tendance à sortir de l'esprit du service public.
Élu meilleur hôpital de France. Vous avez des gens qui font des kilomètres pour aller se faire soigner là-bas. Vous avez les médecins qui sont aujourd'hui heureux, qui disent : On ne changerait de système pour rien au
monde. Douze mille sept cent quatre-vingt-sept personnes à la compétitivité et durabilité de l'agriculture. Je ne crois pas que nos agriculteurs sachent qui ils sont, ni comptent beaucoup sur eux. Pascal Perry est d'accord avec moi.
Vous avez douze mille six cent quatre-vingt-dix personnes en soutien des ministères sociaux, juridiques, communication, avec donc des services qui existent déjà dans chacun des ministères et qui sont doublonnés. Vous avez huit mille sept cent quatre-vingt-dix-huit personnes à
l'urbanisme, territoire et aménagement de l'habitat, ce qui est en principe le domaine réservé des maires. Moi, je tiens beaucoup au principe de subsidiarité. Il est anormal que l'État ait gardé cette compétence au lieu de responsabiliser nos
mairies. Vous avez 4 931 personnes à l'accompagnement des mutations économiques, donc payées pour réfléchir aux mutations économiques, mais qui n'ont rien prévu de tout ce qui s'est passé jusqu'ici. Je peux continuer la liste ?