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Ils sont publicitaires, galeristes, enseignants ou encore retraités.
Ils sont jugés à partir d'aujourd'hui pour avoir harcelé en ligne Brigitte Macron.
Dix prévenus, huit hommes, deux femmes, âgés de 41 à 65 ans.
Ils ont participé à la propagation d'une allégation délirante à propos de la première dame.
Elle serait une femme transgenre.
Une fausse information relayée de façon vertigineuse sur les réseaux sociaux.
Voici quelques exemples de publications.
« J'affirme que Brigitte Macron est un homme », écrit un accusé.
« Un vieux travelot », écrit un autre.
Parmi les prévenus, cette femme médium.
Elle brandit sa convocation devant la justice, la juge infondée.
Cette femme a largement relayé cette rumeur selon laquelle la première dame serait un homme.
Il n'y a pas d'infraction et donc on va répondre.
« Est-ce que vous vous êtes excusé de parler de Brigitte Macron ? »
« Alors ça c'est le comble. Il va d'abord falloir qu'eux me fassent des excuses mais on n'est pas là pour ça. »
« Comme nous tous, on pense que c'est juste un problème de liberté d'expression et pas un problème de cyberharcèlement. »
Ce sont les époux Macron qui ont porté plainte.
La première dame n'est pas venue à l'audience mais elle fait savoir au tribunal qu'il n'y a pas un séjour à l'étranger
sans qu'on lui parle de cette rumeur, pas un conjoint de chef d'État qui ne serait pas au courant.
Les époux Macron ont aussi porté plainte aux États-Unis car la diffusion de cette fausse information
a été amplifiée par les milieux conspirationnistes américains.
Cette influenceuse pro-Trump a même réalisé une série télévisée sur le sujet.
Elle a été vue plus d'un milliard de fois en moins de trois mois.
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