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Après la mort du Guide suprême Ali Khamenei,
le pouvoir iranien s'est empressé de faire savoir
officiellement qu'une transition était en cours
à la tête du pays. À la télévision d'État, c'est
le chef de la sécurité iranienne qui détaille
la composition d'un triumvirat. Pour le moment,
le président, le chef du pouvoir judiciaire
et l'un des juristes du Conseil des gardiens
de la Constitution assumeront temporairement
les fonctions de direction du pays jusqu'à l'élection
du prochain dirigeant. Parmi les trois membres
de ce conseil de transition, Massoud Pezeshkian,
l'actuel président iranien, qui dispose de peu
de pouvoir au sein de l'organigramme des dirigeants
de la République islamique d'Iran. À côté de
lui, lors de sa cérémonie d'investiture en tant
que président, Gholamhossein Mohseni Ejei. Il
est lui aussi membre de ce conseil de transition.
Chef du pouvoir judiciaire, on le voit ici le
15 janvier dernier en pleine répression du mouvement
de contestation. Devant les caméras, il procède
à des interrogatoires de manifestants qui aboutiront
à des aveux forcés et des centaines d'exécutions.
Sous son autorité judiciaire, avant et pendant
les dernières manifestations, il a fait mener
à huis clos une répression meurtrière. Selon
l'ONU, l'Iran a procédé à plus de 1400 exécutions
en 2025, un nombre record dans l'histoire de
la République islamique. Troisième membre de
ce conseil de transition, Alireza Arafi, un
juriste du Conseil des gardiens de la Constitution,
une entité qui doit notamment décider du successeur
d'Ali Khamenei. En plus de ce triumvirat officiel,
il y a dans l'ombre de nombreux conseillers
qui jouent un rôle fondamental, notamment Ali
Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité.
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