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C'est en Europe, je pense, qu'est mort le droit international humanitaire,
enfin en tout cas qu'il est agonisant.
C'est du fait des coups que lui a porté l'Europe,
en ne l'évoquant pas un instant pour la guerre de Gaza.
Et même en faisant comparaître devant des tribunaux
des gens qui se portent solidaires des Palestiniens,
confrontés à un génocide qui s'appasse sur eux,
eh bien c'est ceux qui protestent contre le génocide
qui semblent être les coupables, les coupables de quelque chose.
Mais ceux qui connaissent, commettent le génocide,
ou ceux qui soutiennent ceux qui commettent le génocide,
eux n'ont absolument aucun problème.
Donc aussi bien sur le droit interne que sur le droit international,
la situation est absolument épouvantable, je trouve.
Et nos dirigeants, et pas seulement les dirigeants français,
ont pris une très lourde responsabilité
en criminalisant la critique d'un état colonial génocidaire,
parce qu'il faut appeler les choses par leur nom.
Israël, aujourd'hui, c'est comme ça qu'on peut le qualifier,
non seulement état colonial, ça c'est pas nouveau,
mais état génocidaire, ça, ça vient d'arriver.
Et c'est encore en train de se produire.
Eh bien la critique de cet état-là va bientôt envoyer
ceux qui la profèrent devant les tribunaux.
Je me sens personnellement menacé, comme on peut l'imaginer,
par la loi Yaddan qui va être discutée dans une dizaine de jours.
J'insiste sur ça, le droit interne comme le droit international
sont méprisés, instrumentalisés ou ignorés.
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