Transcript · French → German
Generation Z and Systemic Change
Wir sind die erste Generation, die mit dem Wissen aufwächst, dass das System nicht funktioniert.
Und genau deshalb liegt es an uns, es zu verändern.
Unsere Eltern haben getan, was alle von ihnen erwarteten: eine
Ausbildung zu machen, einen sicheren Job zu finden, ein Haus zu kaufen, eine Familie zu gründen,
zu heiraten und
zu sterben. Und sie sagen uns, wir sollen es genauso machen.
Sie sagen das nicht aus Bosheit, sie sagen es aus Liebe,
weil sie wollen
dass wir sicher sind. Aber die Welt, in der sie
diese Sicherheit aufgebaut haben
gibt es für uns nicht mehr. Ein unbefristeter Vertrag mit 22 Jahren
ist zur Ausnahme geworden.
Die Rente, in die sie ihr ganzes Leben lang eingezahlt haben,
wird für uns immer weiter verschoben, ohne uns
zu fragen. Und der Planet, den sie uns hinterlassen,
braucht uns,
weil sie wichtige Fristen hat, die wir nicht länger ignorieren können.
Ihrem Beispiel in einem Kontext wie unserem zu folgen, ist nicht klug.
Immer wieder dieselben Fehler zu machen und wieder, bis wir
vollständig versklavt sind. Und die Generation Z spürt das.
Man kann es überall beobachten. Deshalb lehnen wir das
Hamsterrad ab.
Deshalb kündigen viele.
Wir suchen etwas anderes, ohne wirklich zu wissen, warum.
Und nein, wir sind nicht faul, wir sind einfach die Generation mit dem klarsten Blick.
Aber diese Klarheit reicht nicht aus.
Das System als kaputt zu erkennen, ohne etwas zu tun, um es zu ändern, ist nur bequemer
Zynismus. Und Zynismus ist die eleganteste Art zu
kapitulieren.
Unsere Generation hat das Glück, etwas zu haben, das keine vor ihr hatte: Zugang zu
die Information. Die Fähigkeit, sich in einem
weltweiten Maßstab in wenigen
Sekunden zu koordinieren, und das Bewusstsein, dass die Spielregeln für andere gemacht wurden als für
uns. Was fehlt, ist nicht dieses Bewusstsein,
sondern die Überzeugung, dass man
wirklich etwas verändern kann. Denn viele Menschen halten sich für
machtlos.
Jede Generation hatte ihren Moment.
Ihrer war es, nach dem Krieg wieder aufzubauen.
Unserer ist es, wieder aufzubauen, während alles
langsam und
still zusammenbricht. Und vor allem, sich das nicht gefallen zu lassen.
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Original transcript (French)
On est la première génération à grandir en sachant que le système ne marche pas. Et c'est exactement pour ça que c'est à nous de le changer. Nos parents ont fait ce que tout le monde leur avait dit de faire : trouver des études, trouver un travail stable, une maison, fonder une famille, se marier et
mourir. Et ils nous disent de faire pareil. Ils le disent pas par méchanceté, ils le disent par amour, parce qu'ils veulent qu'on soit en sécurité. Mais le monde dans lequel ils ont construit cette sécurité
n'existe plus pour nous. Un CDI à vingt-deux ans, c'est devenu une exception. La retraite à laquelle ils ont cotisé toute leur vie, on nous la repousse sans nous demander notre avis. Et la planète qu'ils nous laissent,
elle a besoin de nous, parce qu'elle a des délais importants qu'on ne peut plus ignorer. Suivre leur exemple dans un contexte comme le nôtre, c'est pas la sagesse. C'est faire les mêmes erreurs en boucle et en boucle jusqu'à ce qu'on soit totalement esclavagé. Et la génération Z le sent.
On peut le remarquer partout. C'est pour ça qu'on refuse le métro-boulot-dodo. C'est pour ça que beaucoup démissionnent. On cherche autre chose sans vraiment savoir pourquoi. Et non, on n'est pas des flemmards, on est juste la génération la plus lucide.
Mais cette lucidité ne suffit pas. Voir que le système est cassé sans agir pour le changer, c'est juste du cynisme confortable. Et le cynisme, c'est la façon la plus élégante de capituler. Notre génération a la chance d'avoir ce qu'aucune avant elle n'avait : l'accès à
l'information. La capacité de se coordonner à une échelle mondiale en quelques secondes et la conscience que les règles du jeu ont été faites pour d'autres que nous. Ce qui manque, c'est pas cette conscience, c'est la conviction qu'on peut
vraiment changer quelque chose. Parce que beaucoup de gens se croient impuissants. Chaque génération a eu son moment. La leur, c'était de reconstruire après la guerre. La nôtre, c'est de reconstruire pendant que tout
s'effondre lentement et silencieusement. Et surtout, de pas se laisser faire.