English → French transcript
Amiral Cooper, vous n'arrêtez pas d'utiliser le terme « considérablement dégradé ». L'été dernier, nous
avons appris que le programme d'armes nucléaires de l'Iran était anéanti. Pouvez-vous clarifier
la distinction entre anéanti et considérablement dégradé ? Monsieur le député, encore une fois,
je pense qu'il est approprié de parler de tout ce qui concerne le programme nucléaire
iranien. Non, non, je ne vous demande pas de parler du programme nucléaire iranien. Je vous demande
de parler de la langue anglaise. Quelle est la différence entre anéanti et
considérablement dégradé ? Est-ce la même chose ?
Monsieur le député, tout ce qui concerne le programme nucléaire... Je ne vous demande pas de parler
du programme nucléaire, Amiral. Je vous demande de répondre à une question qui
s'applique à beaucoup de choses au-delà du programme nucléaire. Vous avez également dit
que leur programme de missiles balistiques était considérablement dégradé. Qu'est-ce que
cela signifie ? Les chiffres précis sont préférables, comme vous le savez par votre propre expérience militaire.
La propre stratégie de sécurité nationale du président Trump, qu'il a signée en décembre,
il y a cinq mois, utilisait exactement la même formule, considérablement dégradé. Alors si c'était
vrai à l'époque, il y a cinq mois, alors pourquoi avons-nous commencé cette guerre ? Mentait-il
alors ? Monsieur le député, d'un point de vue militaire, y a-t-il quelque chose concernant le programme nucléaire ?
Amiral, connaissez-vous le général Westmoreland ? Je le connais
très bien, Monsieur le député. Il est connu pour parler du décompte des morts. Maintenant, quand je
pense à vous dans cette guerre, je pense toujours à la façon dont vous vous présentiez là-haut
pour dire que tout se déroulait comme prévu. Permettez-moi donc de vous demander
Amiral, où figurait la fermeture du détroit dans le plan ? Je serais ravi d'évoquer les
aspects opérationnels spécifiques. Mais ne l'aviez-vous pas anticipé ? Ne pensez-vous pas
que l'Iran pourrait faire ça ? Ou cela faisait-il partie du plan ? Monsieur le député… Depuis 250
ans, la Navy a maintenu les voies maritimes ouvertes et libres. Sous chaque président précédent,
le détroit d'Ormuz est resté ouvert. Alors pourquoi est-il fermé sous votre direction ?
Monsieur le député, j'ai traversé le détroit d'Ormuz probablement une centaine de fois. Je le
connais intimement en tant que commandant de combat. Mais pourquoi est-il fermé ? Si vous le
connaissez si bien, n'avez-vous pas anticipé que l'Iran… Si je puis répondre à la question, si je puis
demander avec respect, avec tout le respect que je vous dois, ma responsabilité en tant que combattant
Le rôle du commandant est d'exposer toutes les options, de les présenter au secrétaire et au
Président. Ils prennent les décisions politiques. Vous avez donc présenté l'option. L'aspect
opérationnel… Alors, Amiral, vous avez présenté la possibilité que l'Iran ferme
le détroit au Président et au secrétaire à la Défense. Tout ce que je
pourrais aborder concernant… D'accord, revenons au plan. Où était-il
prévu de supplier la Chine d'aider à ouvrir le détroit ? D'un point de vue
militaire. Plusieurs rapports désormais publics indiquent que l'Iran a
déjà reconstitué bon nombre de ses sites de missiles bombardés. Cela faisait-il partie
du plan aussi ? Ces rapports sont inexacts. D'accord, je vais vous accorder
le mérite du changement de régime. Je sais que cela faisait partie du plan. Vous avez remplacé un
Un homme de 86 ans à la santé déclinante, avec une FATWA contre la production d'armes nucléaires.
Avec un homme d'une cinquantaine d'années plus intransigeant et, au cas où il ne l'était pas assez, vous
avez tué sa famille proche. Est-ce que ça faisait partie du plan ? Est-ce le changement
de régime que vous vouliez ? Monsieur le député, nous avions des objectifs militaires très précis
pour réduire la capacité de projection de puissance de l'Iran. C'est exactement ce que nous avons fait.
D'accord, donc en faisant cela, vous avez aussi levé les sanctions pétrolières contre l'Iran,
leur donnant environ 14 à 16 milliards de dollars. Ils peuvent acheter beaucoup de missiles
balistiques avec ça. Est-ce que ça faisait partie du plan ? Lever les sanctions pétrolières
au cours du conflit ? Ils tuent 14 Américains, et nous levons les sanctions pétrolières ?
Comme vous le savez, monsieur, l'armée américaine ne lève pas les sanctions. C'est une décision politique.
D'accord, j'essaie juste de comprendre à quel moment cela faisait partie du plan. Le 5 mars, vous
savez, vous avez expliqué comment vous aviez construit le système de défense
antimissile ou de défense aérienne le plus intégré du Moyen-Orient, et pourtant, bien après le début de la guerre,
vous avez dû demander de l'aide à l'Ukraine pour vous défendre contre les drones. Ce n'est pas
exact. D'accord, et qu'en est-il des prix du pétrole et du gaz ? Est-ce que la hausse de 56 % du prix du pétrole
faisait partie du plan ? Monsieur le député, comme vous le savez, d'un point de vue militaire, nous
ne nous occupons pas des prix du pétrole et du gaz. Je m'en remets aux autorités compétentes
au sein du gouvernement. D'accord, puisque rien de tout cela ne semble faire partie du plan,
quel est le plan maintenant ? Quel est le plan maintenant pour gagner cette guerre ? Parce qu'on
a l'impression de perdre. Nous n'avons pas d'accord sur le nucléaire. Nous n'avons pas le détroit
Ouvert. Le président a appelé à une reddition sans condition. Cela fait-il partie
du plan ? Monsieur le député, nous avons atteint tous nos objectifs militaires. Nous sommes actuellement
en période de cessez-le-feu. Nous appliquons un blocus et nous sommes préparés à un large
éventail d'éventualités. Eh bien, cela ne semble pas bien se passer, et j'aimerais savoir
combien d'Américains de plus nous devons envoyer mourir pour cette erreur. Le savez-vous ? Je
pense que c'est une déclaration tout à fait inappropriée de votre part, monsieur.
Avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas une déclaration, c'est une question.
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Original transcript (English)
Admiral Cooper, you keep using the term significantly degraded. Last summer we were told that Iran's nuclear weapons program was obliterated. Can you clarify the distinction between obliterated and significantly degraded? Congressman, again, I think appropriate to talk about anything regarding the Iranian nuclear program. No, no, I'm not asking you to talk about the Iran nuclear program. I'm asking
you to talk about English language. What's the difference between obliterated and significantly degraded? Are they the same? Congressman, anything regarding the nuclear program? I'm not asking you to talk about the nuclear program, Admiral. I'm asking you to answer a question that applies to a lot of things beyond the nuclear program. You've also said
that their ballistic missile program was significantly degraded. What does that mean? The specific numbers are best, as you know from your own military experience. President Trump's own national security strategy, which he signed in December, five months ago, used the exact same phrase, significantly degraded. So if this was true back then, five months ago, then why did we start this war? Was he lying
to us then? Congressman, from a military perspective, anything regarding the nuclear program? Admiral, are you familiar with General Westmoreland? I'm very familiar, Congressman. He's well known for talking about body counts. Now when I think about you in this war, I always think about how you always got up there and would say everything's going according to plan. So let me just ask
Admiral, where was closing the strait in the plan? I'm happy to discuss the specific operational aspects. But did you just not anticipate that? Do you not think that Iran could do that? Or was that part of the plan here? Congressman... For 250 years, the Navy has kept sea lanes open and free. Under every previous president, the Strait of Hormuz has been open. So why is it closed under your watch?
Congressman, I've traveled through the Strait of Hormuz probably a hundred times. I'm intimately familiar with it as a combatant commander. But why is it closed? If you're so familiar with it, did you not anticipate that Iran... If I may answer the question, if I may ask with respect, with all due respect, my responsibility as a combatant commander is to lay out all the options, present those to the Secretary and the
President. They make policy-level decisions. So you presented the option. The operational aspect... So Admiral, you presented the reality that Iran might close the strait to the President and the Secretary of Defense. Anything that I discuss with respect to... Okay, well let's go back to the plan. Where was begging China for help opening the strait part of the plan? So from a
military perspective. There are multiple reports now public that Iran has already reconstituted many of its bombed-out missile sites. Was that part of the plan too? Those reports are inaccurate. Okay, I will actually give you credit for regime change. I know that was part of the plan. You've replaced an 86-year-old in failing health with a FATWA against producing nuclear weapons.
With a more hardline guy in his 50s who, in case he wasn't hardline enough, you killed his immediate family. Was that part of the plan? Is that the regime change you wanted? Congressman, we were given very specific military objectives to degrade Iran's power projection capability. That's exactly what we did. Okay, so in the course of doing that, you also lifted the oil sanctions on Iran,
giving them about 14 to 16 billion dollars. They can buy a lot of ballistic missiles for that. Was that part of the plan? Lifting oil sanctions on them in the course of the conflict? They kill 14 Americans, we lift oil sanctions on them? As you know, sir, the US military does not lift sanctions. That's a policy decision. Okay, I'm just trying to figure out where it was part of the plan. On March 5th, you
know, you talked about how you have you built the most integrated air missile defense or air defense system in the Middle East, and yet, well into the war, you had to ask Ukraine for help with defenses against drones. That's not accurate. Okay, what about oil prices, gas prices? Was oil prices going up 56% part of the plan? Congressman, as you know, from a military perspective, we
don't deal in oil and gas prices. I defer to the appropriate authorities within the government. Okay, so since none of this seems to be part of the plan, what's the plan now? What's the plan now to actually win this war? Because it feels like we're losing. We don't have a nuclear deal. We don't have the strait open. The president has called for unconditional surrender. Is that part of
the plan? Congressman, we achieved all our military objectives. We're presently in a ceasefire. We're executing a blockade, and we're prepared for a broad range of contingencies. Well, it doesn't seem to be going well, and I would like to know how many more Americans we have to ask to die for this mistake. Do you know? I think it's an entirely inappropriate statement from you, sir.
With all due respect, it's not a statement, it's a question.