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Concerns Over Gold Reserves and Geopolitics
Targeted, but there's still movement
continuing.
Many countries have entrusted the United States with part of their
gold reserves and are worried today. Why are they worried?
Because there is, uh, and you describe it very regularly, the
somewhat unpredictable behavior of the American president,
Donald Trump. So the stash may no longer be entirely
safe
with Uncle Sam, knowing that the American uncle
alternates between kindness and threats.
So, offici-
Is it conceivable, Pascal,
that Donald Trump might one day get his hands on this
gold that doesn't belong to him?
You never know. In any case, he could hold onto it,
maybe not get his
hands on it, but hold onto it. I don't know, I'm imagining the strictly
theoretical. You don't want to pay my customs duties
duties, I'll help myself to the
animal, for example, you see. So officially,
Deutsche Bank states that this
transfer is intended to join the London market, which is the deepest, the most
liquid, the fastest, the most specialized in the trade in
precious
metals. And so the Dutch say they will
improve the availability of
their reserves. This year has been marked by
geopolitical incidents, and major financial institutions, moreover,
consider that these geopolitical incidents carry more
weight,
weight,
asset, than, for example, the
inflationary trends seen here and there in Europe.
I'll give you a very quick overview of gold reserves, because I
think that's a question we might ask ourselves.
In the United States, you'll see there's a big gap.
It's 8,133 tonnes.
So that belongs to the American state.
It's the Federal Reserve's gold reserve.
In Russia, 2,326 tonnes.
In China, 2,306.
And here in France, we still have 2,400
37 tonnes
of gold.
So, the world's second-largest gold reserve.
Yes, not all of it is there, but at any rate,
we're in a pretty good position.
The question is: how did European gold
end up in the United States?
Yes, and why?
Well, during the Cold War, the great fear came from
the West, it came from the East. And so all the countries
bordering the Soviet zone, the Berlin Wall,
the Soviet buffer zone, if you prefer, feared one thing, the arrival
of the Red Army. And so, what did the leaders of these countries do at
that
time? They wanted to put the asset in reserve,
so they had it
cross the Atlantic. And there is a kind of paradox
today,
in seeing that the threat no longer comes quite from the East, but rather from
the West. To conclude, I want to tell you, follow the
risk and sooner or later, you will come across gold.
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Original transcript (French)
Visé, mais il y a quand même un mouvement continu. Il y a beaucoup de pays qui ont confié aux États-Unis une partie de leur stock d'or et qui s'inquiètent aujourd'hui. Inquiétude, pourquoi ? Parce qu'il y a, euh, et vous le décrivez très régulièrement, la
conduite un peu imprévisible du président américain Donald Trump. Le grisbi ne serait donc plus tout à fait en sécurité chez l'oncle Sam, sachant que l'oncle américain alterne entre les douceurs et les menaces.
Donc offici- Est-ce qu'il est imaginable, Pascal, que Donald Trump souhaite mettre la main un jour sur cet or qui ne lui appartient pas ? On ne sait jamais. En tout cas, il pourrait le retenir,
peut-être pas mettre la main, mais le retenir. Je sais pas, j'imagine le cas de figure strictement théorique. Vous voulez pas payer mes droits de douane, je vais me servir sur la bête, par exemple, vous voyez. Donc officiellement,
la Deutsche Bank affirme que ce transfert vise à rejoindre le marché de Londres, qui est le plus profond, le plus liquide, le plus rapide, le plus spécialisé dans le commerce du métal précieux. Et donc les Néerlandais disent qu'ils vont
améliorer la disponibilité de leurs réserves. Cette année aura été marquée par des incidents géopolitiques et les grandes institutions financières, d'ailleurs, considèrent que ces incidents géopolitiques ont plus d'importance, plus de
poids, y compris dans la gestion de cet actif de réserve, que, par exemple, les tendances inflationnistes qu'on enregistre ici ou là en Europe. Je vais vous donner une photographie très rapide des stocks d'or, parce que je pense que c'est une question qu'on peut se poser.
Aux États-Unis, vous allez voir qu'il y a un gros écart. C'est huit mille cent trente-trois tonnes. Donc ça, ça appartient à l'État américain. C'est la réserve d'or de la Réserve fédérale. En Russie, deux mille trois cent vingt-six tonnes.
En Chine, deux mille trois cent six. Et chez nous, en France, on a quand même deux mille quatre cent trente-sept tonnes d'or. Alors deuxième stock mondial d'or.
Alors oui, tous n'y sont pas, mais en tout cas, on est plutôt bien placé. Question : comment est-ce que l'or européen s'est retrouvé aux États-Unis ? Oui, et pourquoi ?
Bah, au temps de la guerre froide, la grande peur, elle venait pas de l'ouest, elle venait de l'est. Et donc tous les pays frontaliers de la zone soviétique, du mur de Berlin, du glacis soviétique, si vous préférez, craignaient une chose, c'est l'arrivée de l'Armée rouge. Et donc, qu'ont fait les dirigeants de ces pays à
ce moment-là ? Ils ont voulu mettre l'actif en réserve, donc ils lui ont fait traverser l'Atlantique. Et il y a une espèce de paradoxe aujourd'hui,
à voir que la menace ne vient plus tout à fait de l'est, mais plutôt de l'ouest. J'ai envie, pour conclure, de vous dire, suivez le risque et à un moment ou à un autre, vous allez croiser l'or.