Transcript · French → English
Analysis of Political Rhetoric in France
Watch this clip because it’s going to happen in France, and it’s causing a lot of
discussion
here in Spain, and especially in Madrid.
So,
I’m going to show you another clip that will show you what she’s going to say about you
if you disagree with her. And so here,
Manuela Bergero is setting a trap.
So, you might think it’s too
obvious and that it won’t work, but
yes, yes, yes, it works very well on a certain
number of voters.
And this trap is well set. But first,
let’s talk about the rhetorical level of
Bergero. It’s good. In any case, it will appeal to a certain type of audience,
to her
audience, even if for many people, it will also be a turnoff.
There is emotion, there are insults, the speech
is very clear.
And there's also this component really overused by a certain left,
that of the moral stance.
And that's the trap that works quite well, it's moralism, the trap
of moralism. And this trap, it has two parts.
This first part, it’s always the same thing.
She, the person speaking, is the white knight coming to the
aid of families who can't find housing.
And this white knight, faces a villain,
a villain she's had no trouble finding,
you know, it's the landlord who has several
houses.
And then we still have to ask ourselves: are we really trying to
help these families find housing, or are we trying to find
a scapegoat? Because morality isn't how we
support families.
I mean, the economy, is something that is completely
amoral.
It isn't good, it isn't bad, it's not moral, it's not immoral,
it's amoral.
The economy, it won't seek to punish bad people,
it will operate according
to reality alone. Now, be careful, if you say that, you know the
classic line this left-wing lot will give you, we'll see it right after.
But let's say, okay, we'll do what Ms. Bergerot says
and we'll prohibit
people from owning more than one home. What will happen?
Generally, people who own several homes
rent them out.
So all of a sudden, they'll put them up for sale,
they won't rent them out anymore.
So there will be no more apartments put up for rent, and so rents, they'll
explode. And that's exactly what happened in
Berlin in 2020.
So, they had decided to cap
rent levels, so people
said, "Okay then, I'm no longer putting my home up for rent."
And so it was a catastrophe, nothing was being rented anymore, so they had to
go back
on it at lightning speed, saying, "Never mind, never mind, we're cancelling this,
that's it, we're going back to normal."
Another effect, I'll spare you the clip, investors.
If owners can no longer rent out homes, they're not going to buy
homes, for example, to rent them out.
So basically, there's much, much less demand
for new housing, so
no one builds anymore, the shortage worsens, and rents soar even higher
stronger. And in Tokyo, for example, conversely, landlords,
can
own as many homes as they want.
And Tokyo, despite being one of the
densest cities in the world,
is one of the most affordable metropolises in the world.
Proof that Bergerot is completely out of touch with reality.
And yet, in 1960, De Gaulle said there was no policy worth anything outside
reality.
And so all of this was swept under the rug because it would spoil the narrative of the good guy
versus the bad guy. And as for the second aspect of the
trap of moralism,
whoever disagrees, obviously, must be made out to be immoral.
They must be disparaged. Consider testing your sovereignty at
patrice-harranz.fr.
Feel free to support my work on Tipeee. See you soon.
End of transcript · 635 words · machine translated
Original transcript (French)
Regardez cet extrait parce que ça va arriver en France et ça fait beaucoup parler ici en Espagne et particulièrement à Madrid. Alors, je vais vous passer un autre extrait qui va vous montrer ce qu'elle va dire de vous
si vous n'êtes pas d'accord avec elle. Et donc ici, Manuela Bergero tend un piège. Alors, vous pourriez vous dire que c'est trop gros et que ça ne marche pas, mais si si si, ça marche très bien auprès d'un certain
nombre d'électeurs. Et ce piège, il est bien tendu. Mais d'abord, parlons du niveau rhétorique de Bergero. Il est bon. En tout cas, il va plaire à un certain type d'audience, à son
audience, même si pour beaucoup de monde, ça va être aussi un repoussoir. Il y a de l'émotion, il y a de l'invective, le discours, il est très clair. Et il y a aussi ce composant vraiment surexploité par une certaine gauche qui est celui de la posture morale.
Et c'est ça ce piège qui fonctionne assez bien, c'est celui du moralisme, le piège du moralisme. Et ce piège, il tient en deux volets. Ce premier volet, c'est toujours la même chose. Elle, la personne qui parle, c'est le cheval blanc là qui vient au secours des familles qui ne peuvent pas se loger.
Et ce cheval blanc, il est face à un méchant, un méchant qui l'a et tout trouvé hein, c'est le propriétaire qui a plusieurs maisons. Et là, on se pose quand même la question : est-ce qu'on cherche vraiment à
aider ces familles à leur permettre de se loger ou est-ce qu'on cherche à trouver un bouc émissaire ? Parce que c'est pas avec la morale qu'on soutient les familles. Je veux dire l'économie, c'est quelque chose qui est complètement amoral.
C'est pas bon, c'est pas méchant, c'est pas moral, c'est pas immoral, c'est amoral. L'économie, elle cherchera pas à punir les méchants, elle fonctionnera en fonction du réel uniquement. Alors attention hein, si vous dites ça, vous connaissez le
couplet classique que va vous sortir cette gauche hein, on le verra juste après. Mais disons que ok, on va faire ce que dit cette madame Bergerot et on va interdire aux gens d'avoir plus d'un logement. Qu'est-ce qui va se passer ? En général, les gens qui ont plusieurs logements,
c'est qu'ils les louent. Donc tout d'un coup, ils vont les mettre en vente, ils vont plus les louer. Donc y aura plus d'appartements mis en location et donc les loyers, ils vont exploser. Et c'est précisément ça qui s'est passé à
Berlin en deux mille vingt. Alors là, ils avaient décidé de bloquer le niveau des loyers et donc les gens se sont dit bon bah d'accord dans ce cas-là, je mets plus mon logement en location. Et donc ça a été la catastrophe, plus rien n'était loué et donc ils ont dû
revenir dessus en quatrième vitesse en disant tant pis tant pis, on annule ça en fait, c'est bon, on revient à la normale. Autre effet, je vous passe l'extrait, les investisseurs. Si les propriétaires ne peuvent plus louer des logements, ils vont pas racheter des
logements par exemple pour les louer. Donc en gros, il y a beaucoup beaucoup moins de demandes de logements neufs, donc plus personne ne construit et la pénurie s'aggrave et les loyers flambent encore plus fort. Et à Tokyo, par exemple, à l'inverse, les propriétaires,
ils peuvent avoir autant de logements qu'ils veulent. Et Tokyo, malgré le fait que ce soit l'une des villes les plus denses au monde, c'est l'une des métropoles les plus abordables au monde.
Preuve que Bergerot est complètement à côté de la réalité. Et De Gaulle disait pourtant en dix-neuf cent soixante qu'il n'y avait pas de politique qui vaille en dehors de la réalité. Et donc tout ça s'est passé sous silence parce que ça gâcherait le récit du gentil contre le méchant. Et en ce qui concerne le deuxième volet du
piège du moralisme, celui qui n'est pas d'accord, évidemment, il faut le rendre immoral. Faut le dénigrer. Pensez à tester votre souveraineté sur patrice-harranz.fr. N'hésitez pas à soutenir mon travail sur Tipeee. À bientôt.