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– Regarde la dette publique comme elle a explosé, c'est assez incroyable.
– Je t'ai vu, t'as fait une vidéo ce week-end, puis je n'ai rien dit.
– Oui c'est vrai, en fait on m'a demandé, parce qu'Emmanuel Macron a dit
il faut faire le projet Notre-Dame, voilà, il faut moderniser la France, etc.
Je me suis dit, mais attendez, mais ce n'est pas lui qui est au pouvoir depuis 10 ans ?
Quasiment 10 ans, qu'est-ce qu'il a fait ? Il parle comme un candidat.
– C'est vrai, c'est incroyable, les mecs ils te disent toujours, il faut faire.
– Il faut faire, mais t'as le pouvoir.
– Mais il n'a rien fait. – Mais voilà, je pense qu'il y a…
– C'est le petit Mozart de la finance, c'est pas plutôt le petit Moktar de la finance ?
Non mais sans déconner, c'est peut-être le grand Moktar de la finance,
c'est pas le petit Mozart de la finance, le grand Moktar.
– Applaudissements –
– Vous avez mal entendu le gars, non j'avais dit le grand Moktar, ça n'a rien à voir, oui.
– Non mais sur ça il y a une grande arnaque d'ailleurs,
parce qu'il n'a travaillé que 3 ans dans une banque,
de ne pas être Mozart de la finance, tu vois bon, c'est du marketing,
on est dans le marketing, en fait le problème numéro 1 il est très simple,
la France est le pays numéro 1 du monde en termes de la fiscalité,
il n'y a pas un pays dans le monde où il y a plus d'impôts qu'en France.
– On est numéro 1 là-dessus.
– Voilà, donc il faut évidemment baisser les impôts, c'est du bon sens.
– Je pense pas qu'il l'a fait, il a supprimé la taxe d'admission.
– Ah c'est bien qu'il est Marlène aujourd'hui.
– Oui je me permets au bout d'un moment.
– Il a baissé quelques impôts mais il en a augmenté d'autres,
si bien que, on appelle la pression fiscale globale par rapport à la richesse,
– Quel impôt a augmenté ?
– Tous les impôts ont augmenté, les impôts globalement,
enfin encore une fois, le vrai danger c'est qu'on a cette pression fiscale globale
qui n'a pas baissé, il a baissé ce qu'ont certains impôts, augmenté d'autres.
– Il l'a supprimé, il a supprimé la taxe d'admission,
aujourd'hui à la table, plus personne ne met sa taxe d'admission,
la taxe foncière n'a pas été en impôt, c'est une erreur.
– Il a supprimé, il a relevé plein d'autres impôts.
– Non, il a fait le prélèvement à la source avec Gérald Darmanin.
– La taxe foncière, la taxe foncière.
– Alors la taxe foncière c'est pas le président de la République,
– Mais il a le pouvoir, il peut la réduire, il peut la supprimer.
– Non, non, pardon, deux minutes de réalité,
– C'est vous qui n'êtes pas dans la réalité.
– Oui, sans doute, vous y êtes.
– Non mais c'est rigolé, j'ai une question à vous poser depuis longtemps Marlène,
Mozart de la finance, c'était plutôt la flûte enchantée en fait, à l'avoir.
– Non mais à un moment, il faut dire la vérité aux gens,
la taxe foncière c'est pas le président de la République qui la décide,
moi je veux bien qu'il soit responsable de tout,
en fait il n'a même pas le droit, si demain le président disait
je veux augmenter ou baisser la taxe foncière, il n'en a pas le droit,
c'est les collectivités qui décident de la taxe foncière.
– Aujourd'hui, ils ont augmenté la taxe foncière
parce qu'il n'y avait plus de taxe d'habitation, donc il fallait couvrir le trou.
– Absolument, c'est ça le problème, mais le vrai enjeu c'est que,
on a le pouvoir, le président a le pouvoir avec ses ministres etc.
– Il n'y a pas tous les pouvoirs non plus.
– Vous avez été ministre, vous avez été ministre ?
– Bah si quand même, tout il y a 10 ans qu'il est au pouvoir.
– Il n'y a pas tous les pouvoirs.
– Non mais alors il ne sert à rien le pauvre, excuse-moi.
– Non, il s'occupe des prévocatifs du président de la République,
il présente la France dans le monde, il est garant des institutions.
– Marlène, au niveau économique, c'est lui qui gère le portefeuille quand même.
– Non, il n'est pas ministre de l'économie et des finances.
– Arrêtez, un ministre ça ne sert à rien, on le sait bien.
– Il y a une séparation des pouvoirs en France.
– Marlène, il est capable de fermer une chaîne,
il n'est pas capable d'aller se plonger dans le budget de la France, arrêtez.
– N'oubliez pas qu'il a été ministre de l'économie, avant il était ministre de l'économie.
N'oubliez pas qu'il voulait par exemple supprimer…
– Mais je n'oublie pas qu'il était ministre de l'économie.
– Bien sûr qu'il était ministre de l'économie.
– Pourquoi vous êtes amené comme ça ?
– Non, mais parce que…
– Non, et pas vous, mais M. Jot.
– Non, mais il a raison, parce que lui c'est le meilleur.
Je vais vous dire, si Emmanuel Macron l'avait un peu plus écouté,
il se serait moins baladé dans le Foot Locker et il aurait plus…
Non mais c'est vrai, tu vois, avec un air mélancolique et il se serait plus dit
tiens, je vais aller me balader dans des endroits tranquilles parce que…
– Non, mais je sais, bien sûr.
– Parce qu'il y a d'autres contingences.
– C'est vrai.
– Encore une fois, c'est du bon sens.
– Genre l'équilibre du budget de l'État.
– Justement, vous êtes numéro 1 mondial des impôts,
numéro 1 mondial des dépenses publiques.
Donc vous devez baisser les impôts, mais vous devez également baisser les dépenses publiques.
– Alors quelles dépenses sont belles ?
– Attendez, laissez-moi finir.
Et c'est là effectivement que ça a cassé.
C'est vrai que ça n'a pas fonctionné.
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