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Political Accountability in France's Economy
I'd like to return to the issue of responsibility.
It's very easy to come here today and tell us this system is dead when
you yourselves fed this system. Not only were you Minister
of the Economy
for seven years, you were the Minister of the Economy
with the longest
tenure in the history of the Fifth Republic.
And it happens to have been the worst period of the Fifth Republic,
the one during which we all collectively became poorer,
the one
during which our debt doubled, tripled the most.
You put France more than one trillion euros in debt.
And unfortunately, it continues, given the course you set in motion.
France became poorer. France went into debt.
You perpetuated all the worst excesses of this system you denounce
today. I'll tell you something even worse.
You took part in Nicolas Sarkozy's previous government,
you were an MP,
pure and simple. You voted for or drafted
12 budgets for France during the worst budgetary period in our
history. Coming here today to tell us: this system is dead, and I want
to bring it down. That's not only hypocritical, it also fails to acknowledge your
responsibilities. Because it's all very well to come and
tell us: I take responsibility for my
responsibilities, without ever telling us which ones.
And every time we get into the details,
you start looking for another
scapegoat. I even heard you accuse your
departments, which is the worst
How unbecoming of a leader.
I think everyone around us knows it.
To be a leader and say: it's my departments' fault if there was
a misleading budget,
how unbecoming. When you're the leader,
you take responsibility, you truly take responsibility
for real. I've heard you blame COVID,
blame the war in Ukraine,
blame the economic situation. And then, bam, you tell us: if there hadn't
been that disastrous dissolution, you'd have seen what you'd have seen,
because
with me, public finances would have been restored.
But what haven't we seen over seven years ?
For seven years, you drove us further into the worst
period of our
history. So yes, Mr. Le Maire, forgive me,
I maintain that you are indeed
in the dock, and that you are among those accused of this heist of the
century. So perhaps you are, unlike others, the gentleman
burglar, the one who looks respectable, who has good manners and is well
brought up. Nevertheless, the French have been
ruined by this period.
Nevertheless, what you are proposing today
is a mountain giving birth
to a mouse. You come and tell us: I want to challenge this system and
ultimately,
only offer us thirty billion in savings, one point seven percent of
percent of public spending. Is that how you're going to bring down this
system?
And those thirty billion euros, because I investigated,
I dug into everything
you were proposing to us, those thirty billion euros,
you take them only from
French people's pockets. You just mentioned them, proud of your
measures, proud of their unpopularity.
measures, proud of their unpopularity.
But I'll tell you the difference between you and me: I
am proud to propose measures that are popular and that our people
will support. I'm proud to say that rather than
making the French people pay
and taking from their pockets what you squandered on the other side of the
world, we are finally going to stop squandering
the French people's money on development
aid. And that will amount to fourteen billion euros, not
just two billion like what you propose to freeze, saying that you
will freeze all social benefits,
including the disability allowance for adults.
That isn't humanity. Rather than saying it is immoral
today
to squander French taxpayers' money in Togo, Benin or elsewhere in
Africa, when France is twice as indebted
as all
54 African countries combined. That's humanitarianism.
I consider it immoral to squander our money on the other side of the
world
as long as there is even one homeless person in our country.
You are in charge of the French development branch.
You could have acted, but you had not done so. I'll finish with one last point.
You talk about freezing the index point for civil servants.
But why don't you talk about eliminating positions?
I knew a Bruno Le Maire back when, when I was with the Republicans, who
wanted to eliminate 500,000 civil service positions.
I'll tell you, I may be one of the only ones,
but I, for one, read your two
thousand-page platform. I read every page. It interests me.
I read it.
In those two thousand pages of your platform, you propose cutting five hundred
thousand civil service jobs. At the time,
there were five point two million
civil servants. Today, there are five point nine million.
I, propose cutting eight hundred
thousand jobs.
Why won't you follow me on this measure?
It amou—, it amounts to the same thing as what you
proposed in 2016.
Why won't you follow me, and why haven't you done anything?
You did not propose for a single second cutting civil service
jobs, and I'll tell you something worse.
Maybe you'll tell me that you have no say, that once again it's
someone else's fault, Emmanuel Macron's or whoever's.
At no point did you offer your resignation.
Never.
And that's why you deserve your place in the dock.
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Original transcript (French)
J'aimerais revenir sur la responsabilité. Il est bien facile de venir aujourd'hui nous dire : ce système est mort alors que ce système, vous l'avez nourri. Vous avez non seulement été ministre de l'Économie pendant sept ans, vous avez été le ministre de l'Économie
qui a eu la plus grande longévité de toute l'histoire de la Cinquième République. Et il se trouve que ça a été la pire période de la Cinquième République, celle au cours de laquelle nous nous sommes tous collectivement appauvris, celle au
cours de laquelle notre endettement a été le plus doublé, triplé. Vous avez endetté la France de plus de mille milliards d'euros. Et ça continue malheureusement vu la trajectoire que vous avez lancée. La France s'est appauvrie. La France s'est endettée. Vous avez poursuivi dans tous les mauvais travers de ce système que vous dénoncez
aujourd'hui. Je vais même vous dire pire. Vous avez participé au gouvernement précédent avec Nicolas Sarkozy, vous avez été député en tout et pour tout. Vous avez voté ou construit douze budgets pour la France lors de la pire période budgétaire de notre
histoire. Venir nous dire aujourd'hui : ce système est mort et moi, je veux l'abattre. C'est non seulement hypocrite, c'est ne pas reconnaître vos responsabilités. Parce que c'est bien beau de venir nous dire : moi, j'assume mes responsabilités sans jamais nous dire lesquelles.
Et à chaque fois qu'on entre dans le détail, vous vous mettez à trouver un autre bouc émissaire. Je vous ai même entendu accuser vos services, ce qui est la pire inélégance possible pour un chef.
Je pense qu'autour de nous, tout le monde le sait. Être chef et dire : c'est de la faute de mes services s'il y a eu un budget mensonger, quelle inélégance. Quand on est le chef, on assume et on assume
pour de vrai. Je vous ai entendu accuser le COVID, accuser la guerre en Ukraine, accuser la conjoncture. Et puis patatras, nous dire : s'il n'y avait pas eu cette funeste dissolution, vous auriez vu ce que vous auriez vu, parce
qu'avec moi, on aurait relevé les comptes publics. Mais que n'a-t-on pas vu pendant sept ans ? Pendant sept ans, vous nous avez enfoncés lors de la pire période de notre histoire. Donc oui, monsieur Le Maire, pardonnez-moi,
j'affirme que vous êtes bien sur le banc des accusés et que vous faites partie des accusés de ce casse du siècle. Alors, vous êtes peut-être, contrairement à d'autres, le gentleman cambrioleur, celui qui présente bien, qui a des bonnes manières et qui est bien élevé. Mais il n'empêche que les Français ont été
ruinés par cette période. Il n'empêche que ce que vous proposez aujourd'hui, c'est la montagne qui accouche d'une souris. Venir nous dire : je veux remettre en cause ce système et finalement,
ne nous proposer que trente milliards d'économies, un virgule sept pour cent de la dépense publique. C'est comme ça que vous allez abattre ce système ? Et ces trente milliards d'euros, parce que j'ai enquêté, j'ai creusé sur tout ce
que vous nous proposiez, ces trente milliards d'euros, vous ne les prenez que dans la poche des Français. Vous les avez cités à l'instant en étant fiers de vos mesures, fiers de leur impopularité.
Mais je vais vous dire la différence entre vous et moi, c'est que moi, je m'enorgueillis de proposer des mesures qui sont populaires et que notre peuple soutiendra. Je m'enorgueillis de dire que plutôt que faire payer les Français et prendre dans leur poche ce que vous avez dilapidé à l'autre bout du
monde, nous allons enfin arrêter de dilapider l'argent des Français dans l'aide publique au développement. Et ça, ça fera quatorze milliards d'euros et pas seulement deux milliards comme ce que vous proposez de geler en disant que vous allez geler toutes les prestations sociales,
même l'allocation adulte handicapé. Ça n'est pas ça l'humanité. Au contraire de dire qu'il est immoral aujourd'hui d'aller dilapider l'argent des Français au Togo, au Bénin ou ailleurs en Afrique, quand la France est deux fois plus
endettée que l'ensemble des cinquante-quatre pays africains réunis. Ça, c'est humaniste. Je considère qu'il est immoral de dilapider notre argent à l'autre bout du monde tant qu'il y aura encore un seul sans abri sur notre sol.
C'est vous qui avez autorité sur la branche française de développement. Vous auriez pu agir et vous n'aviez pas fait. J'en finis, j'en finis sur un mot. Vous parlez de geler le point d'indice des fonctionnaires. Mais pourquoi ne parlez-vous pas de suppression de postes ? J'ai connu un Bruno Le Maire à l'époque, lorsque j'étais aux Républicains, qui
voulait supprimer cinq cent mille postes de fonctionnaires. Je vais vous dire, je suis peut-être l'une des seules, mais moi, j'ai lu vos deux mille pages de programme. Je les ai toutes lues. Ça m'intéresse. Je les ai lus.
Dans ces deux mille pages de programme, vous proposez la suppression de cinq cent mille postes de fonctionnaires. À l'époque, on avait cinq virgule deux millions de fonctionnaires. Aujourd'hui, on en a cinq virgule neuf millions. Moi, je propose la suppression de huit cent
mille postes. Pourquoi est-ce que vous ne me suivez pas sur cette mesure ? Ça équiva-, ça équivaut au même que ce que vous proposiez en 2016. Pourquoi vous ne me suivez pas et pourquoi vous n'avez rien fait ?
Vous n'avez pas proposé à une seule seconde de supprimer des postes de fonctionnaires et je vais vous dire pire. Peut-être que vous allez me dire que vous n'avez pas la main, que c'est encore la faute de quelqu'un d'autre, d'Emmanuel Macron ou que sais-je. À aucun moment, vous n'avez proposé votre démission.
Jamais. Et c'est pour cela que vous méritez votre place sur le banc des accusés.