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Integrating Nature into Economic Models
Quand nous parlons de capital, nous avons tendance à ne penser qu'au
capital financier, à l'argent, aux actifs financiers, mais nous savons que ce n'est pas la seule valeur dont
dépendent nos économies. Nous savons que chaque
aspect de chaque partie de l'économie dépend fondamentalement de
la nature, comme vous l'avez souligné. L'air que nous respirons, l'eau que nous buvons,
les sols, les océans dont nous avons besoin pour la, nourriture que nous devons
consommer, les minéraux dont nous avons besoin comme intrants technologiques
et pour les
infrastructures.
Et sans ces formes de valeur, ces formes de capital naturel, nous n'aurons pas
d'économies. Elles en sont les éléments fondamentaux
de nos économies.
Mais les façons dont, comme vous l'avez dit, nous avons, euh, fait croître
nos économies, nos modèles de développement économique,
ont été incroyablement efficaces pour la prospérité mondiale.
Euh, mais les conséquences imprévues des modèles actuels
de croissance ne sont
tout simplement pas durables sur une planète finie.
La quantité de ressources que nous prélevons pour nos économies,
les ressources de la Terre, et la quantité de pollution et de déchets
que nous rejetons
dans l'environnement, qu'il s'agisse de gaz à effet de serre
émis, d'eaux usées déversées dans
nos eaux, ou de plastiques rejetés dans l'océan,
dépasse la capacité
de charge de la Terre. Et nous savons que cela entraîne, comme vous l'avez dit, de très
graves conséquences directes pour la société, mais aussi de très
lourds coûts financiers pour l'économie.
On peut examiner cela, comme vous l'avez fait, euh, et le calculer à
un niveau macroéconomique. Mais la manière dont cela se traduit…
nous franchissons ces frontières et ces limites et portons atteinte à
la nature se manifeste, de façon très concrète et
se traduit
par des risques financiers pour les institutions.
Le manque d’eau perturbe les
activités des chaînes d’approvisionnement où l’eau était nécessaire comme apport essentiel
à la fabrication ou à la production d’énergie.
La dégradation des sols entraîne une baisse des rendements
agricoles. Le déclin des espèces pollinisatrices
a aussi des répercussions sur
l’agriculture. Cela entraîne donc des risques financiers directs
pour
euh, les organisations, les entreprises, et, au final, les investisseurs.
Et nous avons dit que, au final, la raison en est qu’en ce moment,
la façon dont
les décisions sont prises, euh, au quotidien, au sein des entreprises et
les institutions financières c’est parce que nous n’examinons que des données
financières,
des données financières qui ne prennent pas la nature en compte.
La nature est traitée dans l’économie comme si elle était illimitée et
principalement comme si elle était gratuite, et les risques et les dommages ne sont tout simplement
pas pris en compte financièrement. Ils— Nous pouvons les chiffrer à l’échelle macroéconomique.
level. They're not costed into day-to-day
prises.
Et il en résulte que, par conséquent, nous avons mis toutes nos
économies en péril. Nous ne pouvons pas faire des affaires sur une planète
morte. Si nous voulons protéger les systèmes naturels,
l’une des
solutions consiste à inscrire la nature au bilan, à intégrer
la nature dans les processus décisionnels des entreprises,
à lui attribuer une valeur et à l’intégrer aux mécanismes comptables et
financiers.
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Original transcript (English)
When we talk about capital, we tend to think only about financial capital, about cash, financial assets, but we know that's not the only value on which our economies depend. We know that every aspect of every part of the economy is fundamentally dependent on nature, as you highlighted. The air that we breathe, the, the water we drink,
the soil, the oceans that we need for the, the food that we need to consume, the minerals that we need as inputs to technology and to infrastructure. And without these forms of value, these forms of natural capital, we won't
have economies. They are the fundamental building blocks of our economies. But the ways, as you said, the ways in which we have, uh, grown our economies, our models of economic development, have been incredibly successful for global prosperity.
Um, but the unintended consequences of current models of growth are simply not sustainable on a finite planet. The amount of resource that we are drawing into our economies, Earth's resources, and the amount of pollution and waste
that we're pumping out, whether that's through greenhouse gas emissions, whether that's sewage into our water, whether it's plastics into the ocean, is beyond the Earth's
carrying capacity. And we know that that's leading, as you said, to very significant direct impacts to society, but very significant financial costs for the economy. We can look at that, as you have, um, and calculate that at a, at a macro level. But the way that that's showing up as
we're breaching these boundaries and breaching these limits and undermining nature, is showing up in, in very practical ways that are showing up for financial risk for institutions. Lack of water is leading to disruption of
operations of supply chains where water was needed as an essential input for manufacturing or power production. The degradation of soil is leading to reduced agricultural yields. The decline of pollinator species is also having an impact on
agriculture. So that's leading to direct financial risks for, uh, organizations, for businesses, and ultimately for investors. And we've said, ultimately, the reason for this is at the moment, the way that
decisions are made, uh, on an everyday level within businesses and financial institutions is because we're looking only at financial data, financial metrics that are not factoring in nature. Nature is treated within the economy as though it's unlimited and
predominantly as though it's free, and the risks and harms are simply not costed in financial terms. They-- We can cost them at a macro level. They're not costed into day-to-day decision-making. And the result is, as a consequence, we've put all of our
economies at fundamental risk. We can't do business on a dead planet. If we're going to protect natural systems, one of the solutions is to bring nature onto the balance sheet, to bring nature into the ways that decisions are made within business,
to allocate a value to it and to bring it into accounting and financial mechanisms.