Marseille : le maire demande des comptes après l’attaque de la mairie
Et ça a d'ailleurs commencé très tôt le matin alors que j'avais alerté les forces
de police et notamment pas les forces de police, la préfète déléguée,
euh, de police, puisque vous savez qu'à Marseille, euh,
le gouvernement a eu la
très bonne idée de supprimer une préfecture de police juste à Marseille,
mais je
ferme la parenthèse.
Je lui ai écrit pour lui dire que mon commissariat central de police municipale
était en danger et qu'il fallait le sécuriser.
C'est comme si j'avais écrit au Père Noël.
Elle a jeté le courrier et ce qui devait se passer se passa.
Des vandales sont arrivés, ils ont incendié le poste de police
municipale. Ils ont été délogés par la police.
Ils n'ont pas été interpellés. Ils ont fait trois cents mètres,
ils sont descendus
devant la mairie. Il y avait des CRS qui défendaient la
mairie.
Il s'est passé quelque chose à ce moment-là et je demanderai la vérité
des comptes parce que
le ministre de l'Intérieur me la doit et la doit aux Marseillaises et aux
Marseillais. Il y a eu un mouvement.
Ils ont pu-- euh, se sont écartés de la mairie.
Je parle des forces de sécurité. Les casseurs sont entrés dans la mairie.
Puis ensuite, qu'est-ce que j'ai vu ?
Des gens ressortir libres de ma mairie alors que la police était à
l'intérieur. Je veux savoir qui a donné les ordres et
qui a demandé à ce qu'on les
relâche. Parce que ces gens ont continué de casser
la ville.
Et puis ensuite, des pillards sont arrivés.
Il a fallu que j'envoie la police municipale.
Vous entendez ce que je vous dis ?
Trente mille, dit le, dit le ministère de l'Intérieur.
Non.
Trente mille pillards.
Sauf que là, le ministère de la-- Oui, mais le ministère de l'Intérieur,
contrairement à Paris, peut raconter ce qu'il veut à Paris,
parce que c'est lui qui
a les images. Chez moi, c'est moi qui ai les images.
Et c'est d'ailleurs pour ça que le ministre vient, parce que ces images,
si elles sortent, je pense qu'elles risquent de poser un
problème majeur à celles
et ceux qui aujourd'hui donnent des coups de menton.
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