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Alors c'est la grande enquête du New York Times qui est donc publiée où elle raconte, par le menu, cette réunion où effectivement Benyamin Netanyahou serait arrivé par une porte dérobée.
On a tout en images, c'est très imagé, il y avait le chef du Mossad derrière lui dans un écran.
Exactement, il fait son pitch pour vendre l'opération iranienne.
Ce qu'on y apprend aussi, c'est que Jay Devance n'était pas là, que Marco Rubio, le secrétaire d'Etat de l'équivalent de la ministre des Affaires étrangères,
lui a dit, écoutez M. le Président, le projet en quatre points qui est proposé par Netanyahou,
qui consiste à dire, en un, on détruit le leadership, donc on tue l'ayatollah Ramenei, en deux, on détruit les missiles,
en trois, on fait naître une révolte dans le pays, en quatre, on fait rentrer des armes avec les Kurdes.
Il dit, écoutez M. le Président, peut-être le rail 2, 3 et 4, certainement pas.
Il a même dit que le 4 était fantaisiste, même que d'autres du renseignement.
En tout cas, tout ça montre quoi ? Que les généraux, l'establishment américain est en mode, on n'en veut pas.
Et donc cette façon de se distancier aussi, est-ce qu'on prépare quelque chose ? Parce que ces fuites, elles viennent bien de quelque part.
C'est orchestré, c'est ce que vous dites. Parce que c'est forcément un des insiders, quelqu'un qui était là,
parce que pour raconter autant dans le détail, il faut faire partie des plus proches du Président.
Ah oui, il y a forcément quelqu'un de très proche du Président, ou de Hetzeck, ou de Rubio, qui était dans la pièce.
Après, il faut quand même être vigilant sur ce papier du New York Times, il est absolument passionnant.
En revanche, il y a quelque chose auquel il faut faire un petit peu attention, c'est que les Américains, assez rapidement,
essayent maintenant de faire porter le chapeau de l'échec stratégique aux Israéliens, qui eux-mêmes, Netanyahou,
se retournent vers le Mossad en disant, donc les services de renseignement extérieur d'Israël, en disant,
Netanyahou dit, comme il l'a fait pour Gaza d'ailleurs, c'est parce que c'est le Mossad qui me l'a conseillé.
Il y a quand même une espèce de chaîne de déresponsabilisation, et qui est de dire, bon, ça ne s'est pas passé exactement comme prévu,
donc ce n'est pas de ma faute. Donc, ce papier est absolument essentiel pour comprendre ce qui s'est joué le 11 février,
et entre le 11 et le 28, effectivement, mais on voit bien que là, la Maison Blanche commence, d'ailleurs,
hier, apparemment, il y a eu des coups de fil orageux entre Trump et Netanyahou.
Parce qu'il y a de la tension, ils ont tous les deux perdu, d'une certaine manière.
Les Iraniens ont perdu aussi, mais il ne s'est pas passé ce qu'ils voulaient qu'il se passe.
Les frappes sur le Liban, décidées par Netanyahou avant-hier, ont été quand même spectaculairement violentes,
même pour Israël, et beaucoup d'Israéliens ont été choqués, et Trump, lui, il a reçu des coups de fil,
notamment dans tous les États américains, qui ont dit, il faut arrêter le carnage à Beyrouth.
On sent bien tout ça pour dire qu'il y a une tension maximum à la Maison Blanche,
mais aussi entre la Maison Blanche et Israël.
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