Transcript · French
French transcript
Et j'aimerais vous donner un autre exemple aujourd'hui
sur ma présence ici.
En ce moment, vous avez le bord de la société Exaion.
Vous allez vous demander quel est le rapport.
La société Exaion, c'était une société
qui était en train d'être achetée par des Américains.
Donc le contrôle français était en train d'être perdu.
L'ensemble de la représentation nationale
avait dit que c'était un problème.
J'ai pris 10 % de cette société
et j'ai réussi avec ces 10 % de cette société
à imposer qu'il y ait sur 10 administrateurs 6 Français.
Aujourd'hui, je vous ai dit, écoutez,
est-ce que vous pourriez la faire plus tard aujourd'hui,
demain matin, après-demain matin ?
Vous m'avez dit, allez-vous faire voir.
Donc c'est-à-dire que la société...
Vous m'avez laissé terminer, s'il vous plaît.
Non, M. Niel, parce que là, vous me manquez de respect.
Je vous manque de respect où ?
Où est-ce que je vous manque de respect ?
Vous m'avez même dit, allez-vous faire voir.
Ce n'est pas vous, les gens qui m'ont écrit
les réponses de vos services.
Ils m'ont dit non.
Non, allez-vous faire voir.
Vous ne pouvez pas le faire aujourd'hui.
Je ne pense pas que les services de l'Assemblée nationale
s'expriment ainsi, M. Niel.
C'est comme ça que je l'ai compris.
Alors vous me présentez à M. Niel,
et le banc de la société Exaïon se passe sans moi.
M. Niel, M. Niel,
vous me présentez l'e-mail
dans lequel les services de l'Assemblée nationale
vous ont dit, allez-vous faire voir.
Moi, je suis garant aussi de ces hauts fonctionnaires
qui travaillent pour la France
et qui, à mon avis, ne vous ont jamais écrit,
M. Niel, allez-vous faire voir.
Ils m'ont dit, on ne peut pas la différer d'une seule fois,
parce que vous comprenez, c'est extrêmement important,
cette commission d'enquête est tellement importante
que le contrôle d'une société française
dans laquelle vous amenez le contrôle français
ne permet pas que ça soit mis en oeuvre.
Parce que c'est plus important que je vienne devant vous
que de maintenir un contrôle français
à une société d'importance vitale pour le pays.
Voilà. Donc, si vous voulez,
les obligations d'un entrepreneur
peuvent parfois se retrouver dans des choses de ce type.
M. Niel, tout le monde respecte votre engagement.
Vous êtes un homme d'affaires, vous êtes un homme de médias,
personne ne remet en cause...
Je ne suis pas un homme de médias,
je suis un homme de télécom, M. le Président.
Vous êtes un homme de télécom, vous êtes un homme
qui avait aussi investi dans les médias.
Oui.
Et puis, on va revenir.
Mais, M. Niel,
ce n'est pas moi qui ai fixé les règles
des commissions d'enquête,
ce n'est pas moi qui fixe les règles
de fonctionnement de l'Assemblée nationale.
Il y a une ordonnance de 1958.
Moi, je suis simple président d'une commission d'enquête
qui respecte des règles qui ont été établies bien avant moi,
à l'époque du général de Gaulle.
Vous n'étiez pas né moi non plus.
J'ai téné, malheureusement.
1958, vous tenez ?
En 1972, je crois que le président de la République...
L'ordonnance date de 1958.
Je vous ai peut-être vieilli un instant, M. Niel.
Pour vous le dire plus calmement,
il y a des règles,
et ce n'est pas moi qui les ai fixées ni vous,
qui obligent les personnes qui sont convoquées
devant une commission d'enquête à y venir.
Quand je vous avais convoquée,
vous nous avez expliqué effectivement, M. Niel,
que vous étiez à l'étranger,
mais vous aviez validé le principe de venir.
En visioconférence.
En visioconférence, tout à fait.
Et on l'avait accepté, d'ailleurs, M. Niel,
et je l'accepte rarement,
mais vous nous avez expliqué
que vous aviez un engagement à l'étranger,
et avec le rapporteur et les membres du bureau,
nous avions accepté que vous puissiez être auditionnés
en visioconférence,
qui vous permettait de conjuguer votre engagement à l'étranger
pour notre pays et la commission d'enquête.
Il se trouve qu'une demi-heure avant,
vous avez eu une urgence.
Je vous permettais de vous demander la raison.
C'est mon rôle comme président.
C'était pas vous manquer de respect.
Vous l'avez fait, et je vous propose d'avancer
si vous êtes d'accord.
Merci.
End of transcript · 710 words · machine translated