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Political Storytelling in US-China Relations
Je vais lancer ce qui va peut-être encore passer pour une opinion provocatrice.
C'est parce que nous avons des gens haut placés,
c'est-à-dire dans le cercle restreint du pouvoir américain.
Nous y avons nos vieux amis.
Faute de temps, je ne vais pas m'étendre là-dessus,
mais je vais vous raconter une petite histoire.
Je trouve que le maire Zhang a très bien parlé.
Il s'agit de raconter des histoires,
alors je vais en raconter une aussi.
Malheureusement, cette histoire est diffusée en direct sur tout le réseau aujourd'hui,
et il paraît qu'il y a un million de spectateurs.
Je dois donc faire attention à la mesure,
pour ne pas compromettre qui que ce soit.
Disons-le ainsi.
En 2015, avant l'avant-dernière visite du président Xi aux États-Unis,
nous savions que chaque réseau devait l'aider à préparer le terrain là-bas.
Ainsi, l'un des réseaux de notre Parti
a choisi de préparer le terrain aux États-Unis à travers l'opinion publique.
Pour ce faire, il s'agissait du lancement du nouveau livre de Xi Jinping,
« La Gouvernance de la Chine », dont la première édition en anglais devait paraître aux États-Unis.
Ils voulaient organiser une conférence de lancement avant son arrivée
pour créer une dynamique en sa faveur.
Mais qui allait s'en charger ?
Tout comme aujourd'hui,
ils se sont dit :
« Tiens, Di Dongsheng, »
« toi, tu es plutôt doué pour embobiner les étrangers, »
« n'est-ce pas ? »
Parce qu'ils m'avaient vu à l'œuvre avec les étrangers,
et ils trouvaient que l'effet sur place était excellent.
« Tu vas animer et être l'un des invités. »
Cet événement était donc très similaire à notre activité d'aujourd'hui.
J'étais à la fois l'animateur et l'invité.
Les dirigeants avaient fixé le lieu.
Ils ont dit à untel et untel :
« La semaine prochaine, »
« jeudi de la semaine prochaine, »
« à 15 h 30, »
« allez dans la plus importante librairie politique et littéraire des États-Unis, »
« sur Connecticut Avenue à Washington, »
« au numéro 2650, il me semble. »
« Allez là-bas, »
« dans cette librairie spécialisée, »
« pour y organiser une conférence de lancement. »
Nous avons donc immédiatement contacté les équipes sur le terrain.
Comme vous le savez, les méthodes de travail diffèrent entre l'Orient et l'Occident.
S'y prendre au dernier moment,
et me demander de négocier le lieu et l'heure,
vous voyez,
c'est très compliqué.
Et voilà que le propriétaire de la librairie s'est montré très hautain.
Il a dit : « Désolé, »
« ce n'est pas possible. »
« Nous ne pouvons pas vous accueillir. »
Ensuite, j'ai posé des questions.
J'ai dit : « Dites-moi, »
« quel auteur a réservé ce créneau ? »
Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Il n'y a rien au monde que le dollar ne puisse résoudre,
n'est-ce pas ?
Si une grosse liasse de dollars ne suffit pas,
n'est-ce pas,
alors j'en propose
deux.
Bien sûr, c'est ma façon de travailler.
Mais au final,
le propriétaire de la librairie est resté très hautain.
Il a dit : « Désolé, »
« je ne vous dirai pas quel auteur a déjà réservé ce créneau. »
Vous voyez,
« nous avons des principes. »
Il s'est montré extrêmement hautain avec moi,
il a joué les grands airs.
Ce n'est qu'après m'être renseigné que j'ai compris :
ce type était un ancien démocrate.
C'était un démocrate,
qui avait travaillé comme correspondant en Asie,
et qui avait de gros préjugés contre notre Parti.
C'est pourquoi il refusait délibérément de coopérer.
J'ai alors pensé que l'affaire allait tomber à l'eau,
ou qu'il faudrait au moins changer de date et de lieu.
Finalement,
nous avons transmis le problème à l'échelon supérieur,
pour laisser les dirigeants le régler.
Après tout, je n'étais là que pour donner un coup de main.
Finalement, le jeudi matin,
un vice-ministre de notre ministère,
qui était aussi le principal conférencier ce jour-là,
m'a téléphoné.
Il m'a dit : « Xiao Di,
nous allons maintenir notre plan initial.
L'événement aura lieu à l'heure et à l'endroit prévus.
J'y serai juste après le déjeuner. »
Finalement, le dirigeant est arrivé avant moi.
Il m'a présenté quelqu'un :
« Si nous avons pu aujourd'hui
mener à bien notre projet comme prévu,
c'est grâce à notre héroïne du jour. »
En suivant son regard, il m'a présenté
une vieille dame au grand nez.
On voyait tout de suite qu'elle était juive.
La vieille dame m'a tendu sa carte de visite :
« Je m'appelle Un-tel. »
(Je tairai son nom.)
« Je m'appelle Un-tel,
ravi de vous rencontrer. »
Et attention !
Elle parlait avec un accent parfait,
un pékinois impeccable.
J'étais très surpris.
J'ai dit : « Votre chinois est encore meilleur que le mien !
Je n'arriverai jamais à me débarrasser de mon accent du Jiangsu,
alors que vous, vous n'avez aucun accent. »
En entendant mes compliments sur son accent,
elle s'est rengorgée :
« Laissez-moi vous dire,
non seulement je parle chinois,
mais j'ai aussi la nationalité chinoise. »
Vous le savez, n'est-ce pas ?
Si vous avez une nationalité étrangère,
si vous possédez une autre nationalité,
vous ne pouvez pas avoir la nationalité chinoise.
Pas vrai ?
Une vieille dame comme elle n'allait pas, pour la nationalité chinoise,
renoncer à sa double nationalité américaine et israélienne.
On est d'accord ?
J'ai tout de suite compris.
C'était une « vieille amie du peuple chinois ».
Et puis, elle a ajouté une phrase
qui m'a profondément marqué :
« Non seulement j'ai la nationalité chinoise,
mais j'ai aussi un hukou de Pékin.
J'ai un siheyuan dans le district de Dongcheng, près de Chazhuanjian.
Quand tu rentreras à Pékin, viens prendre le thé.
Et si tu as le moindre problème ici cette année,
n'hésite pas à m'appeler. »
Ce qui voulait dire : « Je gère la situation ici. »
C'est alors que j'ai vu le propriétaire de la librairie,
si fier auparavant, faire une mine sombre,
installant les tables et les chaises à contrecoeur,
contraint et forcé de s'exécuter.
J'ai demandé : « Comment avez-vous fait pour le convaincre ?
Nous n'avions pas réussi à communiquer avec lui,
il était tellement arrogant. »
La vieille dame a eu un sourire malicieux :
« Je l'ai raisonné. »
Vous connaissez l'origine de cette réplique, n'est-ce pas ?
C'est la réplique culte du célèbre film de mafia américain, Le Parrain.
On tranche la tête d'un cheval,
n'est-ce pas, et on la glisse dans son lit.
Bien sûr, la vieille dame n'était pas de la mafia.
Alors, quelle était son identité ?
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Original transcript (Chinese (China))
我抛出一个可能又要是暴论了 就是因为咱们上边有人 就是我们在美国的权势核心圈 我们有我们的老朋友 时间关系我这都不多展开
给大家讲个小故事 张市长我看讲得非常好 都是讲故事 所以我也讲个故事 可惜这故事今天全网直播
据说百万人在看 所以我得掌握一下这个度 这不能把人给卖了 这么讲吧 2015年上上次习总书记访问美国之前
我们知道各个系统都要在美国帮他暖场 那么咱们党的某个系统 他在美国帮他暖场的方式就是舆论 舆论的话就是习近平谈治国理政那本书的新书 英文版第一版新书发布会放在美国
在他去之前先搞一个新书发布会 帮他造势 那么由谁来做呢 就跟今天一样 他们发现说
哎 狄东升 你这家伙比较擅长忽悠老外 是不是 因为他们看过我怎么忽悠老外的 他们觉得现场效果非常不错
你来主持兼嘉宾 所以那次跟咱们今天这个活动很相似 我既是主持又是嘉宾 地点领导订下来了 说谁谁谁
你们下周 下周礼拜四 下午三点半 去美国最重要的政治与闪文书店 在华盛顿肯尼迪克大街
2650号好像是 去那边 专业书店 去那边办一个新书发布会 然后我们就一线赶紧去沟通
大家知道这个东西方工作方式不一样 你临时抱佛脚 让我去沟通这个地点时间 是吧 很麻烦的
结果那个书店老板很傲娇 说抱歉 接待不了 接待不了 后来我就问了
我说你告诉我 哪位作者把这个场次定下来了 啥意思 天下没有美元搞不定的事情 是吧
如果一大美元搞不定 是吧 那我就 两大 当然这是我的工作方式了
结果 那么结果这个书店老板很傲娇 说抱歉 我不会告诉你哪个作者已经把这个时间段给定下来 是吧
我们是有原则的 他跟我非常傲娇 跟我很装 后来打听才知道 这哥们以前是民主党人
他是民主党人 以前做过驻亚洲的记者 对我党非常有看法 所以故意地不配合 后来我以为这事得黄
至少得换时间换地点 结果 我们把矛盾上交 让领导去解决吧 反正我是客串地帮忙的
结果到了礼拜四早上 咱们部的一位副部级领导 也是那天真正的keynote speaker 他给我打电话 说小迪
咱们按我方原计划 在那个时间在那个地点继续照办 吃完午饭我就赶去 结果领导到了比我还早 给我介绍
今天我们之所以能够 按照我方原计划得以顺利执行 就是因为我们今天这位功臣 顺他介绍 一位大鼻子老太太
一看就是犹太人 老太太给我递名片 我叫某某某 这名字不卖了 我叫某某某
请多关照 注意啊 一口流利的金片子 北京话 然后我很惊讶
我说您这个中文讲得比我还棒 我永远改不掉我的江苏口音 您这个一点口音都没有 老太太听我夸她口音好 得意了
我告诉你 我不但会讲中文 我还有中国国籍 大家知道吧 你有外国国籍吗
你如果有外国国籍 你不可能有中国国籍 是不是 他这样的老太太是不可能为了中国国籍 放弃美国和以色列双重国籍的
是这个意思吧 我一下明白了 这是我们中国民老朋友了 然后下面还有句话 这个让我印象非常深刻
我不但有中国国籍 我还有北京市户口 茶馔间边上东城区有一套四合院 等你回了北京过来喝茶 这一年你在这儿有啥事
记得找我 意思是这点我罩得住 然后我这时候看见前面很傲娇的 那个书店老板满脸黑险 安排员工排桌子排椅子很不情愿
被人强按着干着事接着馋 我说您怎么搞定他的 我们前面沟通沟通不下来 这个很傲娇的 老太太皎洁一笑
我跟他讲道理 大家知道这话的来路吧 美国著名黑手党电影《教父》里边的经典台词 把人家马头给砍了 是吧 塞人家被窝里边
当然老太太不是这个黑手党 老太太的身份是什么