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L'excuse, là, c'est vraiment Macron, quand il dit que c'est la guerre.
C'est la guerre, il ne faut pas plaisanter.
La moitié des gens qui sont morts avaient plus de 85 ans
et on avait dit qu'il ne fallait pas les soigner.
C'est un manque de lucidité absolue.
D'abord, de ne pas commencer par cerner ce qui est le problème,
c'est-à-dire qui va être malade,
est-ce qu'il faut soigner ou pas les gens ?
C'est quand même... Moi, je n'avais jamais...
Je ne pensais pas que j'entendrais une fois dans ma vie dire,
écoutez, il ne faut pas que les malades aillent voir les médecins,
il ne faut pas que les médecins reçoivent les malades
et on ne sait pas ce qu'est cette maladie.
On présume que ça va être comme la grippe,
ce que ça n'était absolument pas.
Et donc, nous, on doit découvrir au fur et à mesure
qu'effectivement, il y a des gens qui n'ont pas d'oxygène
alors qu'ils ne sont pas essoufflés et qu'il faut leur donner de l'oxygène
sinon ils meurent, ils arrivent quand ils sont essoufflés.
Si on faisait la mortalité supérieure
qui a eu... qui irrite beaucoup les gens ici,
il y a une mortalité supérieure à Paris et dans l'Est
parce qu'on n'a pas soigné les gens, on obéit.
Le niveau d'obéissance n'est pas le même partout.
Les gens obéissent, mais si vous dites aux gens
vous restez à la maison jusqu'à ce que vous soyez essoufflés,
la première fois que vous allez à l'hôpital, vous allez en réa
parce que dans cette maladie, ce n'est pas la grippe,
dans cette maladie, quand vous commencez à être essoufflés,
c'est que ça fait dix jours que vous n'arrivez plus à rester
sans vous en rendre compte.
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