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Marwan Barghouti's Presidential Candidacy

Israël maintient Marwan Barghouti derrière les barreaux depuis plus de deux décennies.

Aujourd'hui, depuis une cellule d'isolement de la prison d'occupation d'Al Naqab,

il a lancé sa campagne pour devenir le prochain président de la Palestine.

Sa décision de se présenter est bien plus que symbolique.

Bien qu'ayant passé plus de 20 ans en prison,

Barghouti reste le candidat à la présidence palestinienne le plus populaire.

Par l'intermédiaire de son avocat, il a fait savoir qu'il comptait rester dans la course et qu'il n'avait

aucune intention de se retirer.

Mais pourquoi Israël voit-il sa candidature d'un si mauvais œil ? Souvent présenté

par ses partisans dans les médias internationaux comme le Nelson Mandela de la Palestine,

Barghouti est considéré par de nombreux Palestiniens comme une figure rare,

rassembleuse, capable de combler les divisions profondes entre les factions palestiniennes,

y compris le Fatah et le Hamas.

Il est constamment arrivé en tête des sondages d'opinion palestiniens,

et selon l'expert en sondages Khalil Shikaki,

il obtiendrait probablement au moins 60 % des suffrages lors d'une élection présidentielle.

C'est cette combinaison d'un large soutien

populaire et d'influence politique qui fait de Barghouti une figure si importante.

Bien qu'il ait soutenu le cadre de la solution à deux États des accords d'Oslo,

il a constamment défendu le droit palestinien à la résistance armée contre

l'occupation militaire, une position

qui le distingue nettement de Mahmoud Abbas et de la direction actuelle du Fatah.

Face au mécontentement écrasant à l'égard de l'Autorité palestinienne,

Barghouti s'est imposé comme l'un des rares dirigeants palestiniens dotés d'une large légitimité

au sein des différentes factions politiques,

faisant de sa libération un point de ralliement potentiellement transformateur.

Depuis l'annonce de sa candidature,

l'isolement de Barghouti s'est intensifié.

Les autorités pénitentiaires israéliennes l'ont transféré à plusieurs reprises d'une cellule d'isolement

à l'autre, tout en limitant les visites d'avocats jusqu'en septembre au moins,

entravant délibérément sa capacité à communiquer et à organiser sa campagne.

Mais ces restrictions ne sont qu'une partie de l'histoire.

Son avocat a documenté une série d'abus de plus en plus graves,

qualifiant l'état de Barghouti de profondément alarmant.

Rien qu'en mars et avril,

Barghouti a été agressé à trois reprises.

Le 24 mars,

des gardiens ont pris d'assaut sa cellule avec un chien,

l'ont plaqué au sol et ont lancé l'animal sur lui à plusieurs reprises.

Le lendemain,

il a été agressé lors d'un transfert, et le 8 avril,

il a été si sévèrement battu qu'on l'a laissé saigner pendant plus de deux heures.

Lorsqu'il a demandé des soins médicaux, cela lui a été refusé.

Son avocat a averti que ce ne sont pas des incidents isolés,

ils s'inscrivent dans un schéma clair d'abus de plus en plus graves.

Le ministre israélien Ben Gvir a fait une descente dans sa cellule pour menacer sa vie plus tôt cette année.

Bien qu'il figure en tête de plusieurs listes d'échange de prisonniers,

Israël a systématiquement refusé de le libérer,

considérant son symbolisme politique comme trop dangereux.

Une cellule de prison peut confiner un corps, mais elle ne peut emprisonner une idée. Pour Israël,

Marwan Barghouti représente une possibilité qu'il cherche depuis longtemps à empêcher — un

leader palestinien doté d'une large légitimité populaire et de la capacité d'unir un

paysage politique divisé.

Et après plus de deux décennies en prison,

sa voix reste l'une des plus redoutées par l'occupant.

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Original transcript (English)

Israel has kept Marwan Barghouti behind bars for more than two decades. Now, from a solitary confinement cell in the occupation prison of Al Naqab, he has launched his campaign to become the next president of Palestine. His decision to run is far more than symbolic. Despite spending more than 20 years in prison,

Barghouti remains the most popular Palestinian presidential candidate. Through his lawyer, he has made clear that he intends to stay in the race and has no plans to withdraw. But why does Israel view his candidacy with such alarm? Often referred to by supporters in international media as the Nelson Mandela of Palestine,

Barghouti is seen by many Palestinians as a rare, unifying figure capable of bridging the deep divisions between Palestinian factions, including Fatah and Hamas. He has consistently topped Palestinian opinion polls, and according to polling expert Khalil Shikaki,

he would likely secure at least 60 of the popular vote in a presidential election. It is this combination of broad popular support and political influence that makes Barghouti such a consequential figure. While he has backed the Oslo Accords' two state solution framework, he has consistently defended the Palestinian right to armed resistance against

military occupation, a position that sharply distinguishes him from Mahmoud Abbas and the current Fatah leadership. Amid overwhelming dissatisfaction with the Palestinian Authority, Barghouti has emerged as one of the few Palestinian leaders with broad legitimacy across political factions,

making his release a potentially transformative rallying point. Since announcing his candidacy, Barghouti's isolation has intensified. Israeli prison authorities have repeatedly transferred him between solitary confinement cells while restricting lawyer visits until at least September,

deliberately hindering his ability to communicate and organize his campaign. But the restrictions are only one part of the story. His lawyer has documented a pattern of escalating abuse, calling Barghouti's condition deeply alarming. In March and April alone,

Barghouti was assaulted three times. On March 24th, guards stormed his cell with a dog, pinned him to the ground, and set the animal on him repeatedly. The next day,

he was attacked during a transfer, and on April 8th, he was beaten so severely that he was left bleeding for more than two hours. When he asked for medical treatment, he was denied. His lawyer warned that these are not isolated incidents, they form a clear pattern of escalating abuse.

Israeli Minister Ben Gavir raided his cell to threaten his life earlier this year. Despite being at the top of several lists for prisoner swaps, Israel has consistently refused to release him, viewing his political symbolism as too dangerous. A prison cell can confine a body, but it cannot imprison an idea. For Israel,

Marwan Barghouti represents a possibility it has long sought to prevent — a Palestinian leader with broad popular legitimacy and the ability to unite a divided political landscape. And after more than two decades in prison, his voice remains one of the most feared by the occupation.

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