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French → English transcript

Well. And so the eyes and ears, well, in the end,

they are the eyes and ears of France, Yves, because there is a…

Yves, parce qu'il y a une... on va repartir sur les...

the New Year’s greetings to the armed forces presented by the president of

the Republic yesterday at the Istres air base.

He said something very important,

we are going to see it maybe if the control room can… can cue it up for us.

They will do it, but go ahead. All right. So, he said the thing, the…

Donc, il a dit la chose la... une chose essentielle, en Ukraine...

Ah, we are going to listen to him, forgive me, forgive me, I had not understood.

Here we go. Where Ukraine was highly dependent on American intelligence

Here we go. Where Ukraine was highly dependent on American intelligence

capabilities to an overwhelming extent one year ago, today two thirds are

provided by France. Two thirds. So this statement, it went a little bit unnoticed,

elle est passée un petit peu inaperçue, pourtant elle est essentielle.

yet it is essential. Ah yes. It is... it is essential in two ways.

First because it confirms the split between Ukrainian intelligence and American

First because it confirms the split between Ukrainian intelligence and American

intelligence.

Because if we provide two thirds of the intelligence capabilities for Ukraine,

capacités du renseignement pour l'Ukraine, j'imagine bien

I can well imagine that the third third is provided by the other European partners.

In this case the Germans and the United Kingdom.

So this split, how far back does it go?

It obviously dates back to February 28, so 2000... 2025, since last year,

since the famous Oval Office sequence that caused a breakdown of trust between

Ukrainian intelligence and American intelligence. To such an extent that

the two heads of Ukrainian intelligence at the time, so Vasyl Maliuk for the SBU and

the two heads of Ukrainian intelligence at the time, so Vasyl Maliuk for the SBU and

donc Vassyl Maliouk pour le SBU et Kyrylo Boudanov, on les voit à l'écran, pour...

Ukrainian military intelligence,

Ukrainian military intelligence,

decided to stop sharing the effective intelligence

they had with their American partner, out of fear of American leaks to Moscow.

de la peur de fuites américaines vers Moscou. Incroyable. C'est dire,

That shows it shows just how high the level of mistrust was between... between...

between the intelligence services.

So little by little we took their place in the bed, if I may say so, of spying in...

in Ukraine. And the second dimension, uh, implies

that through our two intelligence services which have these sensors,

precisely, uh... abroad, the DGSE led by Nicolas Lerner, on the one hand,

and the DRM led by General

Langlade de Montgros, have the capability

to precisely drive these efforts with the Ukrainians.

to precisely drive these efforts with the Ukrainians.

So we are becoming the leading partners in terms of intelligence for Ukraine.

And, uh, so how...

how... how do we help them in practical terms?

So I am not going to go into detail obviously about the… No, that would be delicate.

But we are interested.… in French capabilities. So first thanks to

the electromagnetic intelligence that we are able to provide to the Ukrainians.

We have about a dozen electromagnetic interception stations

We have about a dozen electromagnetic interception stations

that are run by the DGSE, that are controlled by the DGSE,

including the one in Domme that we can see on the screen right now,

there are two very large stations,

we are able to intercept all…

almost all radio wave communications, radio, but also, um… we are able to

retrieve emails,

to monitor everything that happens on apps and platforms digital and so on.

So it is a considerable

So it is a considerable

notre surveillance à tout l'espace russe et ukrainien. Donc surveillant en cela

almost all radio wave

produire les Russes sur le théâtre des opérations. La France sait faire ça ?

Can France do that? Yes, France can do that. At the level… obviously not

at the level of the NSA, it is… it is obvious, but we have… we have the capability.

So this is what is called SIGINT, you know, the… the… Signal Intelligence,

So this is what is called SIGINT, you know, the… the… Signal Intelligence,

which we are fully capable of producing for the benefit of… the Ukrainians.

The second thing is geospatial intelligence. That is, all the sensors,

The second thing is geospatial intelligence. That is, all the sensors,

both space- based, land- based, maritime, uh… air- based, that we can provide to…

aériens, que nous pouvons fournir aux... aux Ukrainiens, pour cartographier,

pour identifier euh...

les cibles qu'ils peuvent frapper.

Because, to go back to their relationship with the Americans,

the Americans refused to provide

sur le sol russe.

the strikes,

or a large part of the Ukrainian strikes on Russian

soil have were determined based on information that we may have provided to them.

So this information which is, uh…

on le fait grâce à une

a spatial optical component called CSO- 3. Uh, CSO- 3 which provides identi… uh…

spatial imagery,

uh optical imagery with a very high resolution, infrared, you know, both by day and…

infrarouge hein, de jour comme de... comme de nuit,

thus making it possible to help the Ukrainians with…

with their day- to- day targeting. Uh and we will soon have a…

Euh et nous allons avoir bientôt un...

a geostationary satellite called Yoda,

you know, uh which will be the first

French geostationary satellite that will specifically make it possible to increase…

to increase this capability. And finally, human intelligence,

to increase this capability. And finally, human intelligence,

that we are developing not in Ukraine, obviously, it

is extremely complicated to send specialized staff into the theater of operations,

is extremely complicated to send specialized staff into the theater of operations,

but especially around it, in the major European capitals, precisely to monitor, uh…

but especially around it, in the major European capitals, precisely to monitor, uh…

Russian activities.

End of transcript · 1,026 words · machine translated

Original transcript (French)

Eh bien. Et alors les yeux et les oreilles, eh bien finalement ce sont les yeux et les oreilles de la France, Yves, parce qu'il y a une... on va repartir sur les... les vœux aux armées présentés par le président de la République hier sur la base aérienne donc d'Istres.

Il a dit une chose très importante, on va la voir peut-être si la régie peut... peut nous la caler. Elle va le faire, mais allez-y. D'accord. Donc, il a dit la chose la... une chose essentielle, en Ukraine... Ah on va l'écouter, pardonnez-moi, pardonnez-moi,

j'avais pas compris. C'est parti. Là où l'Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité, il y a un an. Aujourd'hui, les deux tiers sont fournis par la France. Les deux tiers. Alors cette déclaration, elle est passée un petit peu inaperçue, pourtant elle est essentielle.

Ah oui. Elle est... elle est essentielle à double titre. D'abord parce qu'elle acte le divorce entre le renseignement ukrainien et le renseignement américain. Parce que si nous fournissons les deux tiers des

capacités du renseignement pour l'Ukraine, j'imagine bien que le troisième tiers est fourni par les autres partenaires européens. En l'occurrence les Allemands et le Royaume-Uni. Alors ce divorce il date de quand ? Il date évidemment depuis le 28 février donc 2000... 2025, depuis l'année dernière,

depuis la fameuse séquence du Bureau Ovale qui a induit une rupture de confiance entre le renseignement ukrainien et le renseignement américain. À tel point que les deux responsables de l'époque du renseignement ukrainien, donc Vassyl Maliouk pour le SBU et Kyrylo Boudanov, on les voit à l'écran, pour...

pour le GUR, le renseignement militaire ukrainien, ont décidé de ne plus partager le renseignement efficient qu'ils avaient avec leur partenaire américain, de la peur de fuites américaines vers Moscou. Incroyable. C'est dire,

c'est dire la hauteur quand même de la défiance entre... entre... entre les services de renseignement. Donc petit à petit nous avons pris la place dans le lit, si j'ose dire, de l'espionnage en... en Ukraine. Et la deuxième dimension, euh, elle induit que à travers nos deux services de renseignement qui ont ces capteurs justement euh...

à l'extérieur, la DGSE conduite par Nicolas Lerner, d'une part, et la DRM conduite par le général Langlade de Montgros, ont les capacités pour justement impulser ces efforts auprès des Ukrainiens.

Donc nous devenons les premiers partenaires en matière de renseignement auprès de l'Ukraine. Et euh, alors comment... comment... comment on les aide concrètement ? Alors je vais pas rentrer dans les détails évidemment du... Non, ce serait délicat. Mais ça nous intéresse. ...du capacitaire français.

Alors d'abord grâce au renseignement électromagnétique que nous sommes capables de fournir aux Ukrainiens. Nous avons une douzaine de stations d'interception électromagnétique qui sont pilotées par la DGSE, qui sont contrôlées par la DGSE, donc celle de Domme que l'on voit à l'instant à l'écran,

il y a deux très grosses stations, celle de Domme et celle du plateau d'Albion, à travers lesquelles nous sommes capables de capter tout... quasiment toutes les communications hertziennes, radio, mais également euh... nous sommes capables de récupérer les mails, de surveiller tout ce qui se passe sur les applis et les plateformes

digitales et cetera. Donc c'est une aide considérable et nous sommes capables d'élargir le spectre de notre surveillance à tout l'espace russe et ukrainien. Donc surveillant en cela toutes les communications quasiment hertziennes que peuvent produire les Russes sur le théâtre des opérations. La France sait faire ça ?

Oui, la France sait faire ça. À la hauteur... évidemment pas à la hauteur de la NSA, c'est... c'est évident, mais nous avons... nous avons la capacité. Alors c'est ce qu'on appelle le SIGINT hein, le... le... le Signal Intelligence, donc que nous sommes tout à fait capables de produire au profit des...

des Ukrainiens. La deuxième chose, c'est le renseignement géospatial. C'est-à-dire tous les capteurs à la fois spatiaux, terrestres, maritimes, euh... aériens, que nous pouvons fournir aux... aux Ukrainiens, pour cartographier, pour identifier euh...

les cibles qu'ils peuvent frapper. Parce que, pour revenir à leur relation avec les Américains, les Américains ont refusé de leur fournir le moindre renseignement afin de frappes sur le sol russe. Et peut-être que toutes les frappes,

ou une grande partie des frappes ukrainiennes sur le sol russe ont été déterminées à partir de renseignements que nous leur avons peut-être fournis. Donc ce renseignement qui est euh... assez important sur le plan spatial, on le fait grâce à une composante spatiale d'optique qui s'appelle CSO-3. Euh CSO-3 qui fournit des

identi... des... de l'imagerie spatiale, euh de l'imagerie optique avec une résolution très élevée, infrarouge hein, de jour comme de... comme de nuit, permettant donc d'aider les Ukrainiens dans le... dans leur ciblage au jour le jour.

Euh et nous allons avoir bientôt un... un satellite géostationnaire qui s'appelle le Yoda, hein, euh qui sera le premier satellite géostationnaire français qui permettra justement d'accroître... d'accroître ce capacitaire.

Et puis enfin le renseignement humain, que nous développons... que nous développons non pas en Ukraine, hein bien entendu, c'est extrêmement compliqué de projeter du personnel spécialisé sur le théâtre des opérations, mais surtout en périphérie,

dans les grandes capitales européennes, pour justement surveiller euh... les activités russes.

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