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Poetic Reflection on Violence and Innocence
人形の話を知っていますか?
美しく、生きていた。 そして10月7日が来た。
楽しむためだけに振り回された ぼろ人形。
血に染まった布、引き裂かれた интим部。 祝祭の日。
パラグライダー、緑の帽子、 人形でいっぱいのショーウィンド ーがある
キブツを歩き回る。 アブダラは父と歩き回る。
その銃を
肩から提げて。家の中では、 人形を乱暴に扱い、壊したがる。
窓越しに、 操り人形が揺さぶられている。
ジャマルはあらゆる仕草を教える。 物を泣かせるやり方を。
アブダラは急ぎ、 それをまね、父は誇りに満ちる。
一緒に人形を引き裂き、 それらがかつてあったすべてを破 壊する。
ジャマルが終え、 楽園を味わったとき、
いとこがやって来るのが見える。
人形をその手に残す。 ある者たちは土産を持ち帰るため に
満たす
彼らの欲望を。アミットは美しい人 形だったので、 民間人が彼女を連れ去った。
至る所、 体と
口に赤い染みが。
シャワーの下で、彼女を洗わなけれ ばならない。 それを利用して、彼女で遊ぶ。
子供たちの部屋で、 ムハンマドは生を実感し、たとえ目 にしても
流れる
涙を、彼は武器で彼女を殴り倒す。
人形が話せたなら、 彼女は知っていたのだと説明する だろう、
自分は
泣くべきでさえなかった、 ただ諦めるしかなかったのだと。
おしゃれで色とりどりの人形、 何千体もが踊っている。
突然、男たちが現れた。 音楽は止まった。
砂漠では、隠れなければならない。 エスターはすぐに追いつかれ、彼女 の恋人は
取り押さえられた。彼は彼女を見る ことを強いられる。
人形を回し、 それから物を手に取る。
ナイフとガラス片を挿入され、 もう二度と歩けない。
少し先、数メートル離れた所に、 全身を切り刻まれた人形。
頭に銃弾を撃ち込まれたのに、 それを回し続けている。
これらの沈黙を告発するには、 自由に発言できる場が必要なのは 事実だ。
アデル・エネル、モナ・アンニ、 本当に理解しているのですか?
これら全ての写真や動画、 これら全ての調査や…についての言 葉
これらの
キブツとノヴァについては、なぜか あなたたちは私を信じない。
次に自由に発言する際は、
その熱意の中で思い出してほしい。
あの戦闘員たちがしたことを、
あなたたちが「抵抗者」と呼ぶ者た ちが。
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Original transcript (French)
Connaissez-vous l'histoire de la poupée ? Belle, vivante, puis le 7 octobre est arrivé. Poupée de chiffon secouée juste pour s'amuser. Tissu en sang, intimité déchiquetée. Journée de fête. Du parapente, des casquettes vertes, des vitrines pleines de poupées dans le
kibboutz se promener. Abdallah déambule avec son père, son fusil en bandoulière. Dans les maisons, veut chahuter, désarticuler les poupées. À travers la fenêtre, les marionnettes sont agitées. Jamal lui montre tous les gestes, comment faire pleurer les objets.
Abdallah s'empresse, l'imite et papa est empli de fierté. Ensemble, déchirer les poupées, détruire tout ce qu'elles ont été. Lorsque Jamal a fini, qu'il a goûté au paradis, il voit arriver son cousin, laisse la poupée entre ses mains. Certains ont pris des souvenirs pour
assouvir leur désir. Amit était une belle poupée, donc un civil l'a emportée. Partout, des taches rouges sur le corps et sur la bouche. Sous la douche, il faut la laver. Il en profite, y jouer.
Dans la chambre de ses enfants, Mohammed se sent vivant et même s'il voit couler des larmes, l'assommet avec son arme. Si la poupée pouvait parler, elle expliquerait qu'elle le savait, qu'elle aurait
même pas dû pleurer, qu'il fallait juste se résigner. Poupées stylées et bariolées, des milliers en train de danser. Soudain, les hommes sont arrivés. La musique s'est arrêtée. Dans le désert, il faut se cacher. Esther est vite rattrapée, son petit ami maîtrisé. Il est forcé de la regarder.
Ils font tourner la poupée, puis ils prennent des objets. Couteau et tesson insérés, elle pourra plus jamais marcher. Plus loin, à quelques mètres, une poupée toute découpée. Lui ont mis une balle dans la tête, mais continuent de se la passer. C'est vrai qu'il faut des cartes blanches pour dénoncer ces silences.
Adèle Haenel, Mona Anni, êtes-vous certaines d'avoir compris ? Toutes ces photos, ces vidéos, toutes ces enquêtes et tous ces mots sur les kibboutz et sur Nova. Là, étrangement, vous ne me croyez pas. Pour vos prochaines cartes blanches,
souvenez-vous dans votre élan de ce qu'ont fait ces combattants, ceux que vous appelez résistants.