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French → English transcript
Always, as always…
This is not the first time that the Iranians have protested against this regime,
that they have called for the fall of this regime, and this is not the first time
et ce n'est pas la première fois que les bains de sang sont les réponses que
the Islamic Republic gives to the Iranians.
The images that are reaching us are heartbreaking. I cannot even put into words…
Je n'arrive même pas à exprimer...
put into words my feelings when I see the mothers… Yesterday I
saw a mother who was crying over the body of her…
her child and who was saying:“ Wake up, stand up! ” It tore my heart apart.
» Ça m'a déchiré le cœur. Je partage évidemment votre émotion...
at a moment when everything can tip over, these hours are crucial.
Maybe there will be intervention or not.
It is actually very difficult to speak, no one can do it, Obviously you
have both the skills and the commitment to do it on behalf of the Iranians.
We have heard a lot, I would like to maybe already bring up this topic,
We have heard a lot, I would like to maybe already bring up this topic,
many journalists in particular or specialists talking about the possibility or not
ou de spécialistes évoquer l'éventualité ou pas d'un retour ou en tous les
of a return or in any case an arrival of the Shah’s son, Reza Pahlavi.
Some to condemn it, others not. How do you see such…
I mean such interference, that is to
say once again we put ourselves in the place of the Iranian people? That is exactly
the French- style paternalism that obviously revolts me.
I really do not understand how a journalist or so- called experts who
do not even know the Iranian context,
avec les Iraniens, se permettent d'aller sur
les différents plateaux télévisés et être
méprisants avec le choix du peuple. Aujourd'hui,
selon ce que nous voyons, ce que nous entendons, selon ce que mes
according to what my investigations reveal to me, it is that Iranians have
c'est que les Iraniens se sont solidarisés derrière une seule figure qui est
le fils du Shah d'Iran. Est-ce que c'est un bon choix ?
Is that a good choice? Is it a bad choice? No one can answer you. But we can tell
you one thing: today, it is the choice of a majority of Iranians.
Obviously, Reza Pahlavi, the prince, is not unanimously supported,
which is completely normal because Iranian society is a pluralistic society,
there are all kinds of currents,
but what I have been able to observe through the testimony
of the people with whom I am in contact,
of a vast network with who I was in touch with before the… the internet shutdown,
qui j'étais en relation avant le... la coupure de
and today I still continue to get some information
information
The problem is that Iranians have decided
to stand in solidarity
behind Reza Pahlavi because they felt that the reason why the previous protest
ont estimé que la raison pour laquelle les anciens mouvements de contestation qui
movements that were strong and massive failed is that they did not have a leader.
Today, they have chosen
their leader. Who are we, the French, to judge, to look down on the choice of
mépriser le choix d'un peuple courageux qui est à mains nues devant des armées,
not one army but the regime’s armies, the regime’s proxies,
the regime’s mercenaries, all armed to the teeth,
they are in the process of losing their lives, and we, in France,
we allow ourselves to look down on them by saying… we treat them like children:
“ They are a people who do not know what they want and who
why they are…”
We do not know what the Iranians want.
The only thing they want today is that they chant the name of Reza Pahlavi.
scandent le nom de Reza Pahlavi. C'est-à-dire quoi ?
It means they have chosen their leader.
What is more important than that?
As long as the Iranians had not spoken out,
silencieux, on pouvait deviner, parler à leur place. Mais aujourd'hui,
But today, no one, not even me, who is in contact with them,
has the right to speak in their place because they are in the
process of speaking for themselves,
of shouting themselves in the streets of Iran.
They say“ Down with the dictator,”“ Down with the Islamic Republic ” and“ Javid
Shah,”“ Long live the King.” So the message
is clear.
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Original transcript (French)
Toujours, comme toujours... Ce n'est pas la première fois que les Iraniens protestent contre ce régime, qu'ils demandent la chute de ce régime, et ce n'est pas la première fois que les bains de sang sont les réponses que la République islamique donne aux Iraniens.
Les images qui nous parviennent sont déchirantes. Je n'arrive même pas à exprimer... à exprimer mes sentiments quand je vois les mères... J'ai vu hier une mère qui pleurait sur le corps de son... son enfant et qui disait : « Réveille-toi, mets-toi debout !
» Ça m'a déchiré le cœur. Je partage évidemment votre émotion... profonde, intense, au moment où tout peut basculer, ces heures-ci sont essentielles. Peut-être y aura-t-il intervention ou pas. Il est très difficile d'ailleurs de parler, personne ne peut le faire, évidemment vous avez et les compétences et l'attachement pour le faire au nom
des Iraniens. On a beaucoup entendu, je voudrais déjà peut-être évoquer ce sujet, beaucoup de journalistes notamment ou de spécialistes évoquer l'éventualité ou pas d'un retour ou en tous les cas d'une arrivée du fils du Shah, Reza Pahlavi. Certains pour dénoncer,
d'autres pas. Comment vous voyez une telle... je veux dire une telle ingérence, c'est-à-dire là encore on se met à la place du peuple iranien ? C'est ça, ce paternalisme à la française me révolte évidemment. Je ne comprends pas du tout comment un journaliste ou des soi-disant experts qui
connaissent même pas le contexte iranien, qui ne sont même pas en contact avec les Iraniens, se permettent d'aller sur les différents plateaux télévisés et être méprisants avec le choix du peuple. Aujourd'hui, selon ce que nous voyons, ce que nous entendons, selon ce que mes
enquêtes me dévoilent, c'est que les Iraniens se sont solidarisés derrière une seule figure qui est le fils du Shah d'Iran. Est-ce que c'est un bon choix ? C'est un mauvais choix ? Personne ne peut vous répondre. Mais on peut vous dire une chose : aujourd'hui, c'est le choix d'une majorité
des Iraniens. Évidemment, Reza Pahlavi, le prince, il ne fait pas l'unanimité, c'est tout à fait normal parce que la société iranienne est une société plurielle, il y a toutes sortes de tendances, mais ce que j'ai pu constater à travers le témoignage des personnes avec qui je suis en relation et qui ne sont pas quand même peu, mais c'est...
je suis à la tête d'un... d'un vaste réseau avec qui j'étais en relation avant le... la coupure de l'internet et aujourd'hui je continue quand même à avoir quelques informations qui sortent grâce à Starlink. Le problème c'est que les Iraniens ont décidé
de se solidariser derrière Reza Pahlavi parce qu'ils ont estimé que la raison pour laquelle les anciens mouvements de contestation qui étaient forts et massifs ont échoué, c'est qu'ils n'avaient pas de leader. Aujourd'hui, ils ont choisi
leur leader. Qui sommes-nous, les Français, de juger, de mépriser le choix d'un peuple courageux qui est à mains nues devant des armées, pas une armée, des armées du régime, des proxys du régime, des mercenaires du régime, tous armés jusqu'aux dents, ils sont en train de perdre leur vie et nous,
en France, nous nous permettons de les mépriser en disant... de les infantiliser : « C'est un peuple qui sait pas ce qu'il veut et que pourquoi ils sont... » On sait pas ce que les Iraniens veulent. La seule chose qu'ils veulent aujourd'hui, c'est que ils
scandent le nom de Reza Pahlavi. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire qu'ils ont choisi leur leader. Qu'est-ce qui est de plus important que ça ? Je termine pour dire une chose. Tant que les Iraniens ne s'étaient pas prononcés, tant que les Iraniens étaient silencieux, on pouvait deviner, parler à leur place. Mais aujourd'hui,
personne, même moi qui suis en relation avec eux, je n'ai pas le droit de parler à leur place parce que ils sont en train de parler eux-mêmes, de crier eux-mêmes dans les rues iraniennes. Ils disent « À bas le dictateur », « À bas la République islamique
» et « Javid Shah », « Vive le Roi ». Donc le message est clair.