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Critique of the Entertainment Industry
Ça, c'est moi. Et là, c'est moi aussi.
Non, je fais pas partie de l'élite, mais très jeune,
j'étais photographe pour des
magazines de luxe. Et quand tu vas au même genre d'événement,
tu recroises toujours
les mêmes figures.
J'ai bossé plus de quinze ans dans l'image, la mode, la musique.
Au début, je voulais juste faire ma place, utiliser le système pour injecter ma
vision et créer librement. Mais partout, je voyais les mêmes codes
revenir en boucle. J'étais aux premières loges,
là où la décadence se
fabrique avant de se diffuser partout.
Des années à filmer leurs bals de fausse charité, leurs sourires crispés.
Ça m'a transformé en détecteur de névrose.
Je tournais des clips pour des chanteurs pop sans le moindre talent.
Ce que certains appellent style, moi, j'y voyais des symptômes.
Derrière la caméra, je ne voyais plus des gens,
mais des schémas, des
comportements conditionnés, une prostitution spirituelle et physique
pour
garder leur place dans le cirque. Ton art, ton corps, ton esprit,
tout doit être à vendre. J'essayais de mettre en scène la débauche,
de
caricaturer cette machine infernale, mais l'intégrité ne se finance pas.
J'ai vite compris que j'avais aucune chance de m'intégrer sans me trahir.
Les labels ne veulent pas éveiller.
Ils veulent du formaté pour maintenir la masse sous contrôle.
Et au final, c'est le manque de talent et d'intégrité
qui est récompensé.
Mais il était impossible de me coller une étiquette et ça m'a coûté cher.
J'ai bossé jour et nuit sur des projets qui n'ont jamais vu le jour.
J'ai été ruiné plusieurs fois. Des années d'insomnie.
Une prise de conscience, ce n'est pas un voyage paisible,
c'est une purge longue,
brutale et violente. Voilà pourquoi mon ton est anxiogène,
parce que je ne joue plus. C'est mon paradoxe.
J'ai navigué au cœur du système tout en restant extérieur à son
emprise. Quand on voit vraiment le cirque, on ne peut plus faire semblant.
C'est ça la vraie rapture, la sortie silencieuse et radicale
de la matrice. La fausse pandémie a été mon point de
non-retour.
À partir de là, je ne pouvais plus rejouer un rôle.
Le système ne voulait pas de moi et tant mieux.
Ce rejet m'a forcé à tout remettre en question et à commencer le vrai travail.
Mettre des mots là où il n'y en avait pas, parce qu'on vit dans un bruit constant.
Trop d'informations, trop de contradictions,
au point que plus rien n'est clair.
Et pour ceux qui parlent de complot parce que je sors des cases, c'est justement en
naviguant entre les cases que j'ai pu faire les liens.
Reality Revolt, c'est pas une niche, c'est un combat personnel.
C'est mon vécu qui m'a poussé à tout démonter et exposer cette opération de
contrôle mental de masse.
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