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Il y a un discours Trump qui prétend qu'il y a une négociation
qui n'existe pas et qui, en même temps, envoie plus de 50 000 marines
et fusillés marins dans la région.
Donc, on est au bord d'une décision soit d'escalader, soit de se retirer.
Se retirer serait, à mes yeux, une catastrophe
parce que ça laisserait l'Iran en position de dominer la totalité du Golfe,
la totalité de ses voisins arabes.
D'ailleurs, les Arabes ont dit à Trump, surtout, continuez,
ne pas se retirer parce que, dans ce cas-là, le Golfe et le détroit d'Hormuz
appartiennent à l'Iran et, en fait, on leur aura donné une deuxième bombe atomique.
Cette fois-ci, en plus de la première, la deuxième bombe atomique,
c'est de contrôler la jugulaire de l'économie mondiale.
Donc, le retrait dans ces conditions est franchement impossible,
sauf si Trump le décide.
Et c'est la crainte de beaucoup de pays arabes de la région.
Maintenant, rester implique qu'il faut trouver le moyen de faire tomber le régime.
Or, les bombardements sont insuffisants,
d'où l'apport de soldats qui vont aller au sol, très probablement.
Et là, on rentre dans une risque et dans une dynamique d'escalade et de risque encore plus grande.
Ce que j'essaye de dire, c'est que la situation pour l'Europe,
parce qu'on ne contrôle rien dans cette affaire,
on est les témoins, on est les voyeurs de l'histoire qui se fait sans nous,
on est les premiers concernés.
Parce que les Américains, eux, ils ont du pétrole et du gaz,
ils sont même exportateurs nets.
Nous, on est consommateurs d'hydrocarbures.
Et depuis la guerre en Ukraine, on achète du gaz liquéfié américain et qataris.
Or, les gaz qataris, c'est arrêté.
Astana a été attaqué par les Iraniens, il n'y a plus.
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