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Tony Blair's Controversial Peace Proposal
Tony Blair a apparemment trouvé une nouvelle façon d'apporter la paix au Moyen-Orient,
effacer la Palestine. Pas l'occupation, pas les colonies, pas les
colons qui chassent les Palestiniens de leurs foyers, la Palestine.
Jeremy Greenstock, ancien ambassadeur britannique à l'ONU, dit
qu'il l'a appris d'une
source de niveau ministériel, selon laquelle Blair a été dépêché au nom du prétendu Conseil de la paix
de Donald Trump avec une demande extraordinaire : L'
Autorité palestinienne devrait retirer les références à la Palestine de ses
manuels scolaires, et ça empire. Selon le récit de Greenstock,
les Palestiniens
n'ont pas seulement été priés de supprimer le mot Palestine, on leur demandait aussi
de le remplacer par Samarie, le nom hébreu biblique utilisé par
Israël pour une partie de la Cisjordanie occupée et adopté par les
Mouvement de colons israéliens. Réfléchissez à ce que cela signifie.
Il est demandé aux Palestiniens non seulement de renoncer au nom de leur patrie,
mais aussi d’adopter le nom préféré par les personnes
qui les dépossèdent, de réécrire leur géographie,
de réécrire leur histoire,
et d’enseigner cette réécriture à leurs enfants.
Il y a quelque chose de monstrueux à exiger d’un peuple qu’il décrive son propre
territoire dans la langue de ceux qui le dépossèdent.
Et considérez cette grotesque inversion des priorités.
Dans toute la Cisjordanie occupée, les terres palestiniennes sont englouties par
les colonies et les avant-postes. Des colons attaquent des villages, incendient
des maisons et des voitures, détruisent des oliveraies, terrorisent
des familles, chassent des gens des terres qu’ils habitent
depuis
des générations, des communautés entières risquent d’être déplacées.
Et au milieu de tout ça, l'homme censé contribuer à instaurer la paix
arrive avec un message aux Palestiniens : « Changez vos manuels scolaires. »
Apparemment, effacer la Palestine sur le terrain
ne suffit pas.
Elle doit disparaître de la carte, des manuels scolaires, du vocabulaire des
enfants palestiniens. Et qui mieux que
Tony Blair ? Notre célèbre médiateur de paix.
Bien sûr, Blair affirme que le récit de Greenstock
est une pure invention.
Une invention venant de Tony Blair, lui qui a entraîné
la Grande-Bretagne dans la catastrophique guerre d'Irak sur la base d'affirmations concernant
des armes de destruction massive qui se sont révélées tragiquement mensongères.
Et après avoir contribué à déclencher l'une des guerres les plus désastreuses de l'histoire moderne du
Moyen-Orient, Blair a connu une extraordinaire reconversion
professionnelle. Il est devenu un artisan de paix au Moyen-Orient
émissaire. On ne pourrait vraiment pas inventer ça. Et son bilan en tant qu'émissaire ?
Eh bien, des responsables palestiniens l'ont accusé de
faire passer la sécurité israélienne
avant les droits des Palestiniens.
Le négociateur palestinien Nabil Shaath a dit que les maigres résultats de Blair
reflétaient ses efforts pour plaire aux Israéliens, et c'est là
un langage diplomatique. D'anciens diplomates britanniques ont fini par demander
son départ.
Puis vint l'autre grande vocation de Blair après Downing Street : gagner de l'argent,
beaucoup d'argent. Banques, entreprises, gouvernements, monarchies du Golfe,
surtout les monarchies du Golfe.
Son empire de conseil a gagné des dizaines de millions grâce à des relations commerciales
allant du Koweït au fonds souverain d'Abou Dhabi, Mubadala.
À part Israël, Blair semble réserver ses plus chaleureuses
ses affections dans la région pour ses dictateurs et ses autocrates.
Après que l'armée a renversé le président égyptien élu
et que les forces de sécurité ont perpétré
le sanglant massacre de Rabaa contre des manifestants, tuant des centaines
en plein jour,
Blair s'est imposé comme l'un des plus fervents défenseurs occidentaux du
nouveau dictateur du pays, Abdel Fattah el-Sisi.
Apparemment, les Arabes n'ont droit ni à la démocratie ni aux droits.
Tony Blair, en revanche, a parfaitement droit
aux sbires de leurs
dirigeants. Et voilà que cet homme a reçu la mission
de
contribuer à déterminer l'avenir de Gaza.
Mais peut-être que Blair n'est pas une anomalie embarrassante au sein du conseil de paix de Trump.
Peut-être en est-il le représentant parfait. Regardez ce processus de paix.
Gaza est dévastée. Les Palestiniens pleurent encore leurs morts.
Des familles vivent encore sous des tentes, et les gardiens autoproclamés de
l'avenir de Gaza
discutent d'investissements, d'immobilier,
des côtes, euh, des actifs productifs, et même de la possibilité de
confier à l'Autorité palestinienne, profondément compromise, un rôle subalterne
Ce petit rôle s'accompagne d'une condition supplémentaire : effacer la Palestine des
manuels palestiniens, la remplacer par la Samarie, et ils
appellent cela une réforme de l'Autorité palestinienne.
Depuis des décennies, on dit aux Palestiniens de renoncer à
la résistance, de surveiller
leur propre peuple, de satisfaire aux exigences sécuritaires d'Israël. Ce
n'est pas une réforme.
C'est une épreuve de soumission sans fin.
Abandonnez votre terre morceau par morceau, puis votre souveraineté, vos
droits, votre histoire, et enfin votre nom.
Abandonnez-vous, concession après concession, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien
de vous à concéder ou à abandonner.
Et voici la perversion ultime : participer à votre propre effacement.
Falsifiez votre propre géographie, votre propre nom, de votre propre main.
Le bulldozer des colons et l’armée d’occupation ne suffisent pas.
Le Palestinien doit devenir complice de sa propre
disparition. Le gouvernement britannique autrefois dirigé par Blair
condamne ce que le ministre
des Affaires étrangères Ed Miliband qualifie d’effroyable terrorisme des colons et
promet des mesures contre le projet illégal de colonisation d’Israël.
Pendant ce temps, Blair fait pression sur les Palestiniens pour retirer
le nom de l’
État que son ancien parti affirme tenter de sauver.
Et le jour même où le récit de Greenstock a fait surface, une vidéo a circulé montrant
des colons israéliens chantant devant Netanyahu que les noms des
villages et villes palestiniens disparaissent.
Les colons formulent le vœu, Blair en porte la traduction bureaucratique
à
Ramallah. Netanyahu redessine la carte par
la colonisation et l’occupation,
Blair la redessine sur le plan topographique.
Il tord le bras des Palestiniens avec l’arme des colons sur leurs tempes.
Et cessons d’entretenir la fiction sur la politique de Blair.
Blair n’est ni travailliste, ni socialiste, ni véritablement de gauche.
Il n’est même plus le politicien de la troisième voie qu’il prétendait être autrefois.
Aujourd’hui, c’est un sioniste d’extrême droite préoccupé par le fait de remplir ses poches et de
servir les intérêts des puissants.
Au Moyen-Orient, ses priorités sont devenues parfaitement claires :
l’argent
arabe et la promotion d’un programme suprémaciste israélien
dans toute la région. Mais il y a une chose que Blair Kushner,
le soi-disant conseil de
Peace et ses amis au sein de la droite israélienne annexionniste se sont lourdement trompés.
La Palestine ne leur appartient pas pour être effacée.
Ils ont les armées, les bulldozers, l'argent, les moyens diplomatiques,
mais rien de tout cela n'a éteint l'attachement
palestinien à la terre.
Rien de tout cela n'a effacé la mémoire palestinienne, et rien de tout cela n'a entraîné
la disparition des Palestiniens qu'ils ont passé des générations à tenter de
provoquer, bien au contraire. La Palestine est devenue une cause portée par
des millions de personnes à travers le monde, alors appelez-la Samarie
ou quel que soit le nom que vous lui donnez.
Renommez les collines, rasez les maisons, réécrivez les cartes,
effacez la Palestine de tous les manuels auxquels vous pouvez accéder, vous aurez
toujours le même problème, les Palestiniens sont toujours là
et la Palestine aussi. Tony Blair et son grotesque conseil
de paix deviendront des notes de bas de page de l’Histoire.
La Palestine, non.
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Original transcript (English)
Tony Blair has apparently found a new way to bring peace to the Middle East, erase Palestine. Not the occupation, not the settlements, not the settlers driving Palestinians from their homes, Palestine. Jeremy Greenstock, Britain's former ambassador to the UN says he learned from a
ministerial-level source that Blair was dispatched on behalf of Donald Trump's so-called Board of Peace with an extraordinary request; The Palestinian Authority should remove references to Palestine from its school books, and it gets worse. According to Greenstock's account, Palestinians
were not only asked to delete the word Palestine, they were being asked to replace it with Samaria, the Biblical Hebrew name used by Israel for part of the occupied West Bank and embraced by the Israeli settler movement. Think about what that means. Palestinians are being asked not merely to surrender the name of their homeland,
they're being asked to adopt the name preferred by the people dispossessing them, to rewrite their geography, rewrite their history, and teach that rewriting to their children. There's something monstrous about demanding that a people describe their own
land in the language of those dispossessing them. And consider the grotesque inversion of priorities. Across the occupied West Bank, Palestinian land is being swallowed by settlements and outposts. Settlers attack villages, torch homes and cars, destroy olive groves, terrorize
families, drive people from land they've inhabited for generations, entire communities face displacement. And amid all this, the man supposedly helping to make peace arrives with a message for the Palestinians, "Change your textbooks."
Apparently, erasing Palestine on the ground is not enough. It must disappear from the map, from the textbook, from the vocabulary of Palestinian children. And who better to deliver the message than Tony Blair? Our celebrated peace mediator.
Of course, Blair says Greenstock's account is a complete fabrication. Fabrication from Tony Blair of all people, the man who took Britain into the catastrophic Iraq war on claims about weapons of mass destruction that proved disastrously fake.
And after helping unleash one of the most disastrous wars in modern Middle Eastern history, Blair underwent an extraordinary career transformation. He became a Middle East peace envoy. You really couldn't invent it. And his record as an envoy? Well, Palestinian officials accused him of
privileging Israeli security demands over Palestinian rights. Palestinian negotiator Nabil Shaath said Blair's meager achievements reflected his efforts to please the Israelis, and that's diplomatic language. Former British diplomats eventually called
for him to go. Then came Blair's other great post Downing Street vocation, making money, a great deal of it. Banks, corporations, governments, Gulf monarchies, especially Gulf monarchies. His consultancy empire earned tens of millions with commercial
relationships stretching from Kuwait to Abu Dhabi sovereign wealth fund Mubadala. Apart from Israel, Blair seems to reserve his warmest affections in the region for its dictators and autocrats. After the military overthrew Egypt's elected president and security forces carried
out the bloody Rabaa massacre of protesters killing hundreds in broad daylight, Blair emerged as one of the most enthusiastic Western advocates of the country's new dictator, Abdel Fattah el Sisi. Apparently Arabs are entitled to neither democracy nor rights.
Tony Blair, on the other hand remains perfectly entitled to their rulers' minions. And now this same man has been entrusted with helping determine the future of Gaza.
But perhaps Blair isn't an embarrassing anomaly on Trump's board of peace. Perhaps he's its perfect representative. Look at this peace process. Gaza lies devastated. Palestinians still mourn their dead. Families still live in tents, and the self-appointed custodians of Gaza's
future discuss investment, real estate, coastlines, uh, productive assets, and even the prospect of giving the deeply compromised Palestinian authority a subordinate small role comes with yet another condition: Erase Palestine from Palestinian textbooks, replace it with Samaria, and they
call this Palestinian Authority reform. For decades, Palestinians have been told renounce resistance, police your own people, satisfy Israeli security demands. This is not reform.
This is an endless test of submission. Give up your land piece by piece, then your sovereignty, your rights, your history, finally, your name. Surrender yourself concession by concession until there's nothing left of you to concede or surrender.
And now comes the final perversity, participate in your own erasure. Falsify your own geography, your own name with your own hand. The settlers bulldozer and the occupying army are not enough. The Palestinian must be made an accomplice in his own disappearance. The British government Blair once led
is condemning what Foreign Secretary Ed Miliband calls appalling settler terrorism and promising measures against Israel's illegal settlement project. Blair meanwhile, is busy pressuring Palestinians to remove the name of the
state his own former party says it is trying to save. And on the very day Greenstock's account emerged, a video circulated of Israeli settlers singing before Netanyahu about Palestinian villagers and towns names disappearing. The settlers sing the wish, Blair carries its bureaucratic translation
to Ramallah. Netanyahu changes the map through settlement and occupation, Blair changes it topographically. He twists the Palestinians arm with the settlers gun to their heads.
And let's dispense with the fiction about Blair's politics. Blair is neither Labor, nor socialist, nor meaningfully of the Left. He's not even the third wave politician he once pretended to be. Today he's a far right Zionist concerned with lining his own pockets and serving the interests of the powerful.
In the Middle East, his priorities have become perfectly clear Arab money and the advancement of an Israeli supremacist agenda across the region. But there's one thing Blair Kushner, the so-called Board of
Peace and their friends in Israel's annexationist Right have badly miscalculated. Palestine is not theirs to erase. They have the armies, the bulldozers, the money, the diplomatic machinery, but none of it has extinguished the Palestinian attachment to the land.
None of it has erased Palestinian memory, and none of it has produced the Palestinian disappearance they have spent generations trying to engineer, quite the opposite. Palestine has become a cause carried by millions across the world, so call it Samaria or whatever name you conjure up.
Rename the hills, bulldoze the homes, rewrite the maps, erase Palestine from every textbook you can lay your hands on, you will still have the same problem, the Palestinians are still there and so is Palestine. Tony Blair and his grotesque board of peace will become historical footnotes.
Palestine will not.