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Je veux vous le dire très franchement, au vu de tout ce que vous faites ces derniers temps, je ne reconnais pas la France.
Ce n'est pas la France qui espionne des parlementaires, qui les met en garde à vue pour des opinions,
et ce n'est pas le ministère de la justice français qui doit divulguer des informations judiciaires à la presse pour abattre une opposante politique.
Je ne reconnais pas la France.
Quand 700 000 de nos concitoyens signent une pétition et que vous l'enterrez, je ne reconnais pas la France.
Quand on va aux manifestations et qu'on risque de perdre un oeil ou une main.
Et je ne reconnais pas la France quand les françaises et les français votent et le président de la République décide de ne pas respecter le résultat des élections.
Je ne reconnais pas la France.
Quand alors que le peuple français crève sous le pouvoir d'achat, vous choisissez de voter des lois pour mettre des DJ en prison,
pour permettre de mettre sur simple décision administrative des gens dans des centres de rétention pendant 540 jours,
et qui mettaient en place des lois comme la loi Yadant qui restreigne la liberté d'expression.
Et je ne reconnais pas la France quand pas une seule de vos lois ne passe sans qu'elle soit votée avec le Rassemblement National.
Je ne reconnais pas la France. Je ne reconnais pas ce que vous faites de notre pays.
Et j'observe que vous ressemblez davantage à la politique de Donald Trump qu'à la politique du pays des droits de l'homme.
Parce que ce que vous faites avec les centres de rétention, c'est-à-dire de mettre des personnes parce qu'elles n'ont pas la nationalité,
les mettre dans des centres de rétention sans qu'il n'y ait aucune décision de justice,
et les renvoyer parfois dans un pays qui n'est pas le leur parce que certaines personnes arrivent dans notre pays quand elles ont 3 ans
et se retrouvent en centre de rétention quand elles ont 50 ans.
Elles ont passé plus de temps en France que moi, et pourtant, elles n'ont pas le droit aux mêmes règles de droit
parce que vous mettez en place des politiques dignes de Trump, dignes de Le Pen,
parce qu'à cause de vous, on ne reconnaît pas la France.
Alors Monsieur le ministre de l'Intérieur, nous vous reposons la question.
Pourquoi avez-vous espionné cette parlementaire, et pourquoi êtes-vous gêné de nous répondre ?
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