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Cela fait 38 heures que le blocus naval américain est en place, vous avez passé 38 heures sur Marine Trafic, à regarder les petites flèches vertes et rouges bouger dans tous les sens, est-ce qu'il est efficace ce blocus ?
Oui absolument, si on écoute en tout cas le commandement central américain qui affirme, je cite, qu'aucun navire n'a franchi le Détroit.
Dans les faits, on a analysé minutieusement le trafic maritime sur LCI, dont vous allez voir ici une image en direct, ça n'est pas si simple que ça.
En fait, on a trouvé une exception, ce bateau, le Tavac 4, c'est un porte-container battant pavillon comorien qui est à destination d'un port indien,
mais surtout qui est parti d'un port iranien, Bandar-Imam-Roménie, donc il aurait dû être arrêté et pourtant il a traversé tranquillement le Détroit lundi, regardez.
Et puis il a franchi ensuite, hop, ici la ligne de blocage américaine jusqu'à arriver en mer d'Arabie et il navigue désormais à 14 nœuds, soit 25 km à l'heure, donc une vitesse assez modérée.
Deux possibilités, soit la défaillance du blocage ou bien alors la dérogation, c'est plutôt la deuxième possibilité parce qu'il s'agirait d'un navire non chargé, donc à vide, et donc sans gros enjeux vis-à-vis du blocus.
Donc, mis à part ce bateau, aucun autre n'a réussi à forcer le blocus ?
Non, aucun autre, sauf les bateaux qui ne rentrent pas dans les critères du blocus.
Une vingtaine de navires dans ce cas-là auraient franchi le Détroit et donc passé le barrage américain, selon le Wall Street Journal.
En revanche, quatre autres navires, les quatre navires ici, les petites flèches ici que vous voyez se déplacer à l'image, ont bien réussi à traverser le Détroit, mais pas la ligne de blocus.
En fait, ils se sont tous arrêtés ici au large d'Oman, il y en a même un qui est retourné mouillé dans un port du Golfe.
Alors, j'en ai choisi un, mais le scénario est le même pour les quatre.
Vous vous rappelez, hier matin, dans la matinale, on vous parlait déjà du Hell Peace, c'est un pétrolier qui bat lui aussi pavillon des Comores.
Regardez, il a franchi le Détroit, il a continué dans le Golfe d'Oman, et puis il s'est arrêté ici, où il fait désormais des ronds dans l'eau à environ 400 km de l'armada américaine.
Alors, il n'y a pas eu d'incident pour l'instant, mais à quoi s'exposeraient ces navires s'ils souhaitaient forcer le blocus américain ?
Eh bien d'abord, un avertissement de la marine américaine, comme nous l'explique le colonel Goya.
Si le navire refuse, par exemple, refuse tout, continue de naviguer, refuse même qu'on monte à bord ou s'y oppose, il peut y avoir des tirs.
Le destroyer américain qui est à proximité peut tirer. C'est une mission de police, tout simplement.
Si ça ne suffit pas à le stopper, deux options, la frappe de missiles ou de drones.
C'est la menace de Donald Trump, mais c'est très peu probable.
Tant cela pourrait entraîner une escalade dangereuse dans le golfe.
Autre possibilité, l'arraisonnement.
Là, on voit en effet des images publiées il y a quelques jours, ça pourrait ressembler à ça, par la marine américaine.
En gros, c'est l'envoi de forces spéciales sur le navire pour en prendre le commandement.
Rappelons que ce barrage américain, il est positionné juste à ce niveau ici, dans le golfe d'Oman, à l'entrée de la mer d'Arabie.
Sont déployés 10 000 marins, marines et aviateurs, une douzaine de navires de guerre, une dizaine d'avions et bien évidemment le porte-avions Abraham Lincoln.
Donc après 38 heures de blocus, comment l'Iran réagit-il ?
C'est devenu une habitude par la propagande, regardez.
...
Et justement, les Iraniens publient aussi ce clip dans lequel ils tirent des missiles sur des navires de guerre américains, hautement improbable.
Étant donné que la marine iranienne a été quasi complètement détruite, alors la voie de la désescalade existe-t-elle ?
Bloomberg affirme que l'Iran envisage de suspendre ses exportations de pétrole pour ne pas tester le blocus américain
et ne pas mettre en péril les négociations qu'il pourrait reprendre d'ici deux jours au Pakistan, selon Donald Trump.
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