Transcript · French
French transcript
Sur le plan politique, comment imaginer que la population iranienne puisse, même si elle continue de détester ce régime,
comment peut-on croire qu'elle va pouvoir se libérer grâce au fait qu'il n'y aura plus d'électricité
ou que les ponts, ou que les universités seront détruites ?
Ce qui est intéressant, c'est ce que vous nous disiez, à l'instant peut-être, parce qu'on finit par une émission, on chasse l'autre,
mais effectivement c'est important, ce que vous avez rappelé tout à l'heure, qu'il fut un temps où Donald Trump disait
« Non, il ne faut pas frapper les infrastructures énergétiques car on en aura besoin et que ce pays devra économiquement se relever ».
Oui, mais c'est parce qu'il s'était fait des illusions sur la capacité ou l'incapacité du gouvernement, enfin du régime d'Emmola,
à résister à la pression militaire qu'il mettait. Mais on a vu autant au début, si vous voulez, les frappes sont très importantes
parce qu'elles touchent des dirigeants, parce qu'elles affaiblissent le potentiel militaire de l'Iran,
mais petit à petit, vous avez un peu une usure du coût-efficacité des frappes.
Aujourd'hui, on peut se demander, on en est à 16 000 frappes, je crois, du côté des Américains,
mais enfin, les nouvelles frappes, qu'est-ce qu'elles changent ? Qu'est-ce qu'elles modifient dans le rapport de force et dans la confrontation ?
Tant que les Iraniens sont capables d'envoyer des missiles sur Israël,
tant qu'ils sont capables d'envoyer des missiles et des drones en quantité sur les pays du Golfe,
on ne voit pas bien ce que 1 000 ciblages supplémentaires vont changer.
— Donc d'où l'intérêt militaire pour eux de frapper des infrastructures énergétiques ?
— Alors, les infrastructures énergétiques... — C'est autre chose. On entre dans autre chose, là, pour le coup.
— On rentre dans autre chose. C'est pour ça que je suis d'accord avec le fait que c'est une nouvelle étape,
c'est un nouveau stade qu'on franchit. Et on est un peu engagé dans une fuite en avant, là,
parce que, si vous voulez, le facteur temps joue plutôt en faveur des Iraniens jusqu'au point où les Iraniens
seront incapables de sortir de nouveaux missiles, de sortir de nouveaux drones et donc avoir des actions concrètes sur le terrain.
Mais on ne voit pas arriver ce temps-là, si je puis dire. Par contre, de l'autre côté, côté de Donald Trump,
on voit bien que maintenant, il a une pression à l'intérieur. Tout ce qu'il fait commence à être contredit, commenté, etc.,
et qu'il est un peu dans une nasse. Mais il ne peut pas accepter aujourd'hui de baisser la garde. Autant, il y a quelques jours,
vous vous souvenez sans doute, il laissait penser que les États-Unis, finalement, pourraient se satisfaire de ce qui a été fait.
On laisse les gens qui sont adressés par Hormuz... — Oui, on quitte les bagages.
— ...et avec. Nous, on rapatrie les boys. On a fait le job. Et on est contents avec ça. Il ne le dit plus, parce qu'il a bien senti
que là, il serait dans la position d'un looser. Et c'est ce qu'il craint le plus.
End of transcript · 516 words · machine translated