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Discussion on Social Issues and Protests

Trump.

But I don't even understand why we

broadcast that kind of talk.

He's the President of the United States.

He's the President of the United States, what nonsense. Great.

What interests me is…

No, what interests you. Okay.

What interests us, what interests all of us.

The causes of what's happening. Donald Trump puts forward

his explanation. You're free to respond.

Yes, I'm saying it's nonsense, and I'm going to

explain to you what

the causes of all these problems are.

And I'm even going to tell you outright how to solve the problems,

everything that

happened this weekend. Actually, first of all,

I'm going to speak to you as a

protester because I was there on the 17th.

I hear a lot of people talking who weren't even there on the 17th.

Actually, when you're living

in poverty, real poverty, you talk about…

Actually, even students, let's focus on students.

A third of students don't eat enough to feel full. We're hungry.

A third of students have had suicidal thoughts.

Suicidal thoughts. I don't know if we realize that.

And now, we've been, for some time,

talking about broken windows.

But violence, can we talk about human lives?

Isn't what the state is inflicting more violent than that?

So really, what we need are political solutions.

We just need to implement political solutions.

We students, asked for ten billion euros.

There you go, ten billion euros. Tax evasion is at least,

really,

It's at least 80 billion euros. So you want to talk about criminals?

Well, there they are, your criminals.

Actually, quite simply, we need answers.

Taxation.

Yes, exactly, that's what I just said.

Tax fraud, we need to talk about taxation.

Let's talk about taxation. Then, there's no problem.

Weighing on whom?

Finish your point.

Exactly, the idea would be, we need to lower taxes.

Finish your point, Lola Fleur.

Yes, I'm answering because we're talking about

taxation, there's no problem.

Yes, but actually...

Because Jemima wants to answer you.

We can simply look at Total. Let's talk about taxation.

Total's superprofits, its profits, we're talking about 10 billion just for the

first half of the year, then, five billion in excess profits.

Let's talk about the dividends paid by companies to their shareholders

in the first half alone.

So you think the looters, they look at dividends and then they

are going to

smash shop windows?

But looters have nothing. Actually, you're talking, you're talking.

Actually, you don't realize how

lucky you are.

You have things to lose. The people at these demonstrations,

us,

we have nothing to lose. I'll tell you about a very

personal case.

No, I'm just giving my personal case.

My mother is an English teacher.

There you go, so she's shaping this country's future.

My mother, leaves every morning with a packet

of cookies in her bag because

that she can't afford school lunch at noon.

That's the reality for French people today.

So, actually, your stores, they're all very nice, great, okay,

the Foot Lockers that were

looted, but actually, there is a reality,

real suffering among the French.

And I, would like us to talk about that suffering

tonight.

You did. Jemima, your turn.

Yes, but I'm the only one doing it.

Lola, I arrived in France when I was nine.

I left the Democratic Republic of the Congo.

I

had to adapt. When I arrived here,

I had a choice

to endure a situation or pick myself up.

Today, as a business owner,

I regularly employ 130

people. You're talking to me about

poverty.

You're telling me: "I'm crying because my storefront is broken."

But it's my life, Lola. It's my life. I have children.

No, but how lucky I am, how lucky we are to have had

our businesses broken,

to

have to pick up our employees.

Wait, let her speak, let her speak.

I wanted to start something up again.

Let her speak, let her speak.

No, but today we have to get our

employees back.

I, have employees who are terrified.

What answer, what answer are you giving them?

What are we supposed to tell them?

Yeah, no, but it's not a big deal. The company…

Wait, Jemima, you arrived, wait, wait, you arrived in

France at the age of nine, right?

Yes, I arrived…

Tell us a little about your journey in just a few words.

I arrived in France at the age of nine.

I lived for three years in 10 square meters with my father.

Okay? I grew up, I studied in Sarcelles.

I know the suburbs. I know suffering.

But what is it

that justifies creating terror in people's lives today?

What justifies vandalism?

End of transcript · 784 words · machine translated

Original transcript (French)

Trump. Mais moi, je ne comprends même pas pourquoi on diffuse ce genre de propos. Il est président des États-Unis. Il est président des États-Unis, n'importe quoi. Super.

Moi, ce qui m'intéresse, c'est... Non, mais ce qui vous intéresse, vous. D'accord. Ce qui nous intéresse, mais ce qui nous intéresse tous. Les causes de ce qui se passe. Donald Trump avance son explication. Vous êtes libre de réagir.

Oui, je dis que c'est n'importe quoi et je vais vous expliquer c'est quoi les causes de tous ces problèmes. Et je vais même vous dire carrément comment régler les problèmes, tout ce qui s'est

passé ce week-end. En fait, déjà, moi, je vais vous parler en tant que manifestante parce que moi, j'y étais le 17. J'entends beaucoup de personnes parler qui n'étaient même pas là le 17. En fait, quand on vit

une misère, mais une misère, on parle de... En fait, même les étudiants, juste, on va se baser sur les étudiants. Un tiers des étudiants ne mangent pas à leur faim. On a faim. Un tiers des étudiants ont eu des pensées suicidaires. Des pensées suicidaires. Je ne sais pas si on se rend compte.

Et là, on est en train, depuis tout à l'heure, de parler de vitrines cassées. Mais la violence, on peut parler des vies humaines ? Ce n'est pas plus violent ça, ce que l'État fait subir ? Donc en fait, juste, ce qu'il faut, c'est des réponses politiques.

Il faut juste mettre en place des réponses politiques. Les étudiants, nous, on a demandé 10 milliards d'euros. Voilà, 10 milliards d'euros. La fraude fiscale, elle est un minimum, vraiment, c'est grand minimum 80 milliards d'euros. Donc, vous voulez parler délinquants ?

Enfin voilà, ils sont là vos délinquants. En fait, tout simplement, il faut des réponses. La fiscalité. Oui, justement, c'est ce que je viens de dire. La fraude fiscale, il faudrait parler de la fiscalité.

Parlons de la fiscalité. Alors là, il n'y a pas de souci. Pesant sur qui ? Terminez votre propos. Justement, l'idée, ce serait justement, il faut baisser les impôts. Terminez votre propos, Lola Fleur.

Oui, j'y réponds parce qu'on parle de la fiscalité, il n'y a pas de souci. Oui, mais en fait... Parce que Jemima veut vous répondre. Il suffit même, parlons de la fiscalité, on peut juste regarder en Total.

Les super profits de Total, les profits, on parle de 10 milliards rien que sur le premier semestre, ensuite, 5 milliards de super profits. Parlons des dividendes qui ont été versés des entreprises à leurs actionnaires juste le premier semestre. Donc, vous pensez que les pilleurs, ils regardent les dividendes et puis ils

vont casser les vitrines ? Mais les pilleurs, ils ont rien. En fait, là, vous parlez, vous parlez. En fait, vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez.

Vous avez des choses à perdre. Les gens qui sont dans ces manifestations, nous, nous n'avons rien à perdre. Je vais vous parler d'un cas très personnel. Non, mais je donne juste mon cas personnel.

Ma mère, elle est professeure d'anglais. Voilà, donc elle forme l'avenir de ce pays. Ma mère, elle part tous les matins avec un paquet de gâteaux dans son sac parce qu'elle ne peut pas payer la cantine le midi.

Voilà la réalité des Français aujourd'hui. Donc, en fait, vos boutiques, c'est bien mignon, super, ok, les Foot Locker qui ont été pillés, mais en fait, il y a une réalité, une vraie souffrance des Français.

Et moi, j'aimerais qu'on parle de cette souffrance ce soir. Vous l'avez fait. Jemima, votre tour. Oui, mais je suis la seule à le faire. Lola, je suis arrivée en France, j'avais 9 ans.

J'ai quitté la République démocratique du Congo. J'ai dû m'adapter, moi. Quand je suis arrivée ici, j'avais le choix de subir une situation ou de me relever.

Aujourd'hui, en tant que chef d'entreprise, j'emploie régulièrement 130 personnes. Vous êtes en train de me parler de la misère. Vous êtes en train de me dire : Je pleure parce que ma vitrine est cassée.

Mais c'est ma vie, Lola. C'est ma vie. J'ai des enfants. Non, mais quelle chance j'ai, quelle chance on a d'avoir eu nos entreprises cassées, de devoir ramasser nos salariés.

Attendez, laissez-la parler, laissez-la parler. Moi, je voulais reprendre quelque chose. Laissez-la parler, laissez-la parler. Non, mais on doit aujourd'hui récupérer nos salariés.

Moi, j'ai des salariés qui sont terrorisés. Quelle réponse, quelle réponse vous leur apportez ? On leur dit quoi ? Oui, non, mais ce n'est pas grave. L'entreprise... Attendez, Jemima, vous êtes arrivée, attendez, attendez, vous êtes arrivée à

neuf ans en France, c'est ça ? Oui, je suis arrivée... Racontez-nous un peu votre parcours en quelques mots. Je suis arrivée à neuf ans en France. J'ai vécu pendant trois ans dans 10 mètres carrés avec mon père.

Ok ? J'ai grandi, j'ai étudié à Sarcelles. Les banlieues, je les connais. La souffrance, je la connais. Mais qu'est-ce qui légitime aujourd'hui qu'on crée la terreur dans la vie des gens ? Qu'est-ce qui justifie qu'on saccage ?

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