Transcript · Hebrew → French
Military Conflict and Civilian Casualties
Là où vous vous tenez, exactement là où vous vous tenez, gisaient deux couples, deux hommes, deux femmes,
menottés, et à l'intérieur de cette maison se trouvaient 15 autres personnes brûlées, dont huit bébés.
Ils les ont rassemblés, et ils les ont tués, et ils les ont brûlés.
Vous avez vu ? Je les ai évacués.
Mais pourquoi cette destruction alors ? Je suis désolé, pourquoi cette destruction ?
Cette destruction a été causée par l'attaque de nos chars.
Ils ont tiré sur eux ?
Oui, parce qu'ils étaient bloqués dans ces maisons, et nous devions reconquérir tout le lotissement,
et cela n'aurait pas pu se faire sans les chars.
D'accord.
Alors combien étaient ici, et combien ont survécu ?
Personne n'a survécu dans cette maison.
Dans les autres bâtiments, nous en avons sauvé beaucoup.
Mais dans cette maison, 19 personnes sont mortes, dont huit enfants.
Et ensuite, nous amenons deux camionnettes et nous partons.
Des Toyota ?
Des Toyota.
Et à bord, un certain nombre de personnes.
Un rabbin, debout dans la cabine, et un groupe de personnes.
Un groupe de personnes derrière, des corps ?
Je ne sais pas.
Ou des personnes vivantes, on ne sait pas.
C'est ça.
Et je décide d'attaquer leurs véhicules.
Donc vous pensez qu'il s'agit d'un enlèvement ?
Oui.
Vous recevez l'ordre de tirer ?
Oui.
Et on tire ?
On tire sur le premier véhicule, on tire sur le deuxième véhicule.
Le premier véhicule, je pense qu'on l'a touché.
La cible était très loin, à environ 2 000 mètres.
Et le deuxième véhicule, je pense qu'on s'est fait tirer dessus.
Vous avez été blessés ?
Non, on n'a rien bougé.
C'était un impact violent.
On a vu les véhicules pendant une seconde.
On ne sait pas.
Et pourquoi décidez-vous d'attaquer les pick-ups ?
Parce que mon instinct me disait qu'ils pouvaient être à bord.
Alors c'est peut-être pour ça que vous les tuez ?
Ce sont vos soldats.
C'est vrai.
Mais je décide que c'est la bonne décision.
Qu'il vaut mieux empêcher l'enlèvement, et qu'ils ne m'emmènent pas.
Et avec le recul, penses-tu avoir fait le bon choix ?
Avec le recul, j'ai l'impression d'avoir fait le bon choix.
Ce n'était pas la décision de ce moment-là.
Et je ne sais pas ce que j'aurais pu faire différemment.
Je me suis ressassé ça par le passé, et ça ne m'a pas fait de bien.
Je sais que sur le moment, c'est le mieux que je pouvais faire.
Oui.
C'est l'ordre ? Ou c'est dans ta tête ?
Ce qu'on appelle la directive Hannibal.
Dans la directive elle-même, il y a plusieurs étapes progressives à suivre.
Il faut activer, ils ont des points de blocage et des positions dominantes.
Et si cela se produit, il faudra appliquer cette mesure.
Est-ce que ça te pèse aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je sais que nous ne leur avons pas fait de mal.
Pour diverses raisons,
que je préfère me préserver pour l'instant.
Mais ça ne me pèse pas, parce que...
cette image de personnes emmenées
par ces mêmes meurtriers
et retenues en captivité, subissant des tortures,
C'est une pensée beaucoup plus difficile pour lui.
J'ai touché.
Tu as touché une leader.
Du point de vue de l'espace global.
Et si nous pensions que les 50 terroristes étaient le bout du chemin,
ce n'était que le début.
Nous avons compris qu'ils arrivaient au bout du chemin.
Des terroristes dans le kibboutz.
Il me faut le chef des terroristes
et je lui dis,
sans se poser de questions sur ce qui en découle,
commandez.
Vous avez des obligations.
S'il y a une question, bien sûr, regardez.
Mais sans se poser de questions sur ce qui en ressort pour le pays,
Et nous allons sur place,
nous avons pris l'avantage avec le terroriste,
nous avons récupéré la petite fille.
La chef du terroriste dit,
Regardez, il y a des otages, il y a des terroristes.
J'ai demandé : « Y avait-il des sentiers ? »
Il a dit : « Je ne sais pas, commandez sur l'ensemble. »
J'espérais ne pas commander sur l'ensemble.
Nous parlons d'un groupe israélien.
J'ai ordonné aux chefs de ramener le groupe à la maison.
Le terroriste a ordonné,
aux leaders aussi d'entrer, et aux otages,
même au sein du groupe.
En fait, un combat très serré.
Les terroristes n'ont pas commandé le char.
Ils ont accepté, et quand le char est arrivé,
ils partaient ou mouraient avec eux.
Le groupe est resté là-bas jusqu'à 22 h,
jusqu'à ce qu'il y ait une prise de conscience, pardon.
Dès qu'ils ont compris qu'il y avait un enlèvement,
ils ont immédiatement dit : « Les gars, c'est Hannibal. »
Mais la directive Hannibal sur laquelle nous nous sommes entraînés ces 20 dernières années,
concerne un véhicule dont on sait par où il a franchi la barrière, quel véhicule roule de quel côté, et peut-être même sur quel axe.
Ici, c'était un Hannibal de masse, il y avait énormément de brèches dans la barrière et des milliers de gens sur tous types de véhicules,
certains avec des otages, d'autres sans. C'était une mission impossible d'identifier et de faire ce qu'ils ont fait.
Je sais que ceux qui étaient armés, les drones et les hélicoptères de combat ont fait tout ce qu'ils pouvaient, sans contrôle ni coordination.
Pendant une heure, environ dix terroristes ont frappé à la porte de l'abri, en criant en arabe.
C'était une heure extrêmement tendue, et nous avions peur qu'il n'y ait pas de lendemain.
Et après une heure, ils ont réussi à forcer l'abri et nous ont emmenés, tous les quatre, vers la maison d'à côté,
où se trouvaient déjà huit autres otages. Nous nous sommes joints à eux et nous sommes mis en route, au nombre de 12 otages.
avec quarante terroristes qui nous gardent
Je raccourcis l'histoire parce que...
Ils vous maltraitent ?
Ils ne nous maltraitent pas, ils se comportent de manière très humaine avec nous
Ça veut dire qu'ils gardent...
Ils disent que nous sommes stressés, ils nous calment
C'était une sensation très, très effrayante, mais personne ne s'est comporté violemment avec nous
Heureusement, il ne m'est pas arrivé ce que j'entends dans les médias
Des choses terribles et affreuses se sont produites
C'est vrai, mais après deux heures... Bref, au début, il n'y avait aucune force de sécurité avec nous
C'est nous qui avons appelé la police avec les ravisseurs, car les ravisseurs voulaient que la police arrive
Parce que leur but était de nous enlever à Gaza
À la fin, pendant ce temps, l'un des terroristes décide de se rendre
C'est un terroriste qui a établi le contact avec moi pendant ces deux heures
J'ai établi le contact avec certains des ravisseurs
Ceux qui gardaient les otages
Et il décide de m'utiliser comme bouclier humain
Il décide de se rendre, je n'en suis pas consciente à ce moment-là
C'est après coup, il commence à se déshabiller
Il m'appelle et commence à sortir de la maison avec moi sous les tirs
Pendant ce temps, je crie au Yamam alors que nous sommes déjà...
quand ils peuvent m'entendre, qu'ils ont arrêté de tirer,
et alors ils m'entendent et arrêtent de tirer.
Je vois sur la pelouse de...
dans le jardin de gens du kibboutz,
qu'il y a cinq otages allongés,
ou six, par terre dehors,
juste en ligne de mire face aux tirs de notre Yamam.
Et les terroris...
Les terroristes leur ont tiré dessus ?
Non, ils ont été tués dans les échanges de tirs.
Il faut comprendre qu'il y a eu des échanges de tirs très, très intenses.
C'est-à-dire qu'il se peut que ce soient nos forces qui leur aient tiré dessus ?
En essayant d'éliminer les ravisseurs, le Hamas ?
Oui, ils ont visé tout le monde, y compris les otages,
parce qu'il y avait des échanges de tirs très, très intenses là-bas.
Je suis libérée vers 17 h 30.
À 20 h 30, les combats se terminent probablement,
après qu'il y a eu des échanges de tirs de folie,
comme deux obus de char
qui ont été tirés dans la maison, une petite maison de kibboutz.
Ce n'est pas un... On le voit aux infos ?
Ce n'est pas un grand endroit.
Et à ce moment-là, tout le monde a été tué.
Il y a eu un silence, sauf pour une survivante,
qui est sortie, Hadas Dagan.
Comment tout le monde a été tué ?
Par les échanges de tirs.
Des échanges de tirs, c'est-à-dire qu'il se peut que ce soit aussi
un tir ami ?
Absolument.
Et c'est ce que je crois.
Oh, ça sonne tellement mal.
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Original transcript (Hebrew)
Where you stand, where you stand exactly, were lying two couples, two men, two women, handcuffed, and inside this house were another 15 burned people, among them eight babies. They were concentrated them, and they killed them, and they burned them. Did you see? I evacuated them. But why is the destruction then? I'm sorry, why is the destruction?
This destruction was a cause of our tanks attack. Fired on them? Yeah, because they were blocked in these houses, and we needed to conquer back the whole settlement, and it couldn't be happened without the tanks. אוקיי.
So how many were here, and then how many survived? No one survived from this house. From other buildings, we rescued many. But from this house, 19 people died, among them, eight children. And then we bring two tenders and drive.
Toyotas? Toyotas. And on them a number of people. A Rabbi, standing inside the cabin, and a camp of people. A camp of people behind, bodies?
I don't know. Or people alive, we don't know. Right. And I decide to attack their vehicles. So you think this is kidnapping?
Yes. You get the order to shoot? Yes. And we shoot? We shoot on the first vehicle, we shoot on the second vehicle.
The first vehicle, I think, we hit. The target was very far away, about 2,000 meters. And the second vehicle, I think, we got shot. Did you get hurt? No, we didn't move anything.
It was a heavy hit. We saw the vehicles for a second. We don't know. And why do you decide to attack the tenders? Because something in my gut told me they could be on them.
So maybe that's why you kill them? They're your soldiers. Right. But I decide it's the right decision. That it's better to stop the kidnapping, and that they don't take me.
And in hindsight, do you think you did the right thing? In hindsight, I feel I did the right thing. It wasn't the decision of that moment. And I don't know what I would have done differently. אני נשקעתי בזה בעבר וזה לא עשה לי טוב.
אני יודע שבאותו רגע זה הכי טוב שיכולתי לעשות. כן. זאת הפקודה? או שזה אצלך בראש? מה שנקרא, פקודת חניבל. בפקודה עצמה, אז יש כמה דברים הדרגתיים שצריך לעשות.
צריך להפעיל, יש להם מרכזי חסימה ונקודות שלטות. ובמקרה שזה, הוא יצריך לבצע את הדבר הזה. זה יושב עליך היום? היום אני יודע שלא פגענו בהם. בגלל דברים כאלה ואחרים,
שאני עדיף לשמור על עצמי כרגע. אבל זה לא יושב עליי כי ה... התמונה הזאת שאנשים נלקחים בידי אותם מרצחים ומחזיקים אותם בשבי ועוברים עינויים,
זו מחשבה הרבה יותר קשה מבחינתו. אני פגעתי. פגעת מנהיגה. מבחינת המרחב של הכל. ואם חשבנו ש50 הטרוריסטים היו סופו של דרך,
זה היה רק התחילה. הבנו שיש להם סופו של דרך. טרוריסטים בקיבוץ. אני חייבת את מנהיגה הטרוריסט של הטרוריסט ואני אומרת לה,
בלי שאלה מה זה יוצא מהדרך, תפקדו. יש לכם חייבות. אם יש שאלה, כמובן, תסתכלו. אבל בלי שאלה מה זה יוצא מהארץ לנארך,
ואנחנו הלכים למקום, קיבלנו את המומנטום עם הטרוריסט, נחלנו את הכת ילדה. המנהיגה של הטרוריסט נגידת, תראו, יש שלם, יש טרוריסטים.
אני שאלתי, היו שבילים? הוא אמר, אני לא יודעת, תפקדו על השלם. אני יחלתי לא להפקד על השלם. אנחנו מדברים על קבוצה ישראלית. אני פקדתי מנהיגות מכניסים לתנועה הביתה.
הטרוריסט פקד, גם מנהיגות מכניסים ושלמים, אפילו בתוך הקבוצה. בעצם קרב מאוד קבוצה. הטרוריסטים לא פקדו על הטנק.
הם קיבלו, וכשהטנק בא, הם איתם הלכים או מתים. הקבוצה נמשכת שם עד עשרה בערב, עד שהארה הייתה סליחה. ברגע שהבינו שיש חטיפה,
אז הם מיד אומרים, חבר'ה, זה חניבל. אבל חניבל שאנחנו התאמנו עליו כל ה-20 שנה האחרונות. זה רכב שיודעים מאיזה נקודה בגדר הוא נכנס, מאיזה רכב באיזה צד הוא נוסע ואולי אפילו על איזה צירונה פה זה היה חניבל המוני, זה היה המון המון פתחים בגדר ואלפי אנשים על כל סוגי כלי הרכב למיניהם שהיו גם עם חטופים וגם בלי, זה היה משימה בלתי אפשרית לזהות ולעשות מה שעשו
אני יודע שמי שהיה לו חימוש ביד, קטמאמים והמזכרים עשו את כל מה שהם יכלו בלי שליטה, בלי תאום במשך שעה דופקים עשרה מחבלים בערך על הממד, צעקות בערבית זה היה שעה מאוד מאוד מתוחה והרגשנו בפחד שלא יהיה תואר ואחרי שעה הם מצליחים לפרוץ את הממד ומוצאים אותנו את ארבעתנו לבית, ליד שכבר בו שהוא שמונה בני ערובה נוספים ואנחנו מצטרפים לשמונה האלה ואנחנו הולכים לדרך כשתים עשרה בני ערובה
עם ארבעים מחבלים ששומרים עלינו אני מקצר את אחת הסיפור כי... הם מתעללים בכם? הם לא מתעללים בנו, הם מתנהגים אלינו בצורה מאוד אנושית זה אומר שהם שומרים...
הם אומרים שאנחנו בלחץ, הם רגיעים אותנו הייתה תחושה מאוד מאוד מפחידה אבל אף אחד לא התנהג אלינו בעלמות למזלי לא קרה לי את מה שאני שומעת בתקשורת קרו דברים איומים ונוראים נכון, אבל אחרי שעתיים... בקיצור בהתחלה לא היה שום גורם ביטחוני איתנו
אנחנו האלה שהתקשרנו במשטרה יחד עם החוטפים כי החוטפים רצו שהמשטרה תגיע כי המטרה שלהם הייתה לחטוף אותנו לעזה בסיומה, במהלכה אחד המחבלים מחליט להכנה זה מחבל שיצר איתי קשר במהלך השעתיים אני יצרתי קשר עם כמה מהחוטפים
אלה ששמרו על הבני הרובה והוא מחליט להשתמש בי כמגן אנושי הוא מחליט להכנה, אני לא מודעת לזה באותם רגעים זה בדיעבד, הוא מתחיל להתפשט הוא קורא לי ומתחיל לצאת איתי מהבית תחת אש
אני צועקת בזמן הזה לימם כשאנחנו כבר... כשהם יכולים לשמוע אותי שהפסיקו לראות ואז הם שומעים אותי ומפסיקים לראות אני רואה על הדשא של... בגינה של אנשים מהקיבוץ
שיש חמישה בני הרובה ששוכבים או שישה, על האדמה בחוץ ממש קיצון לטווח מול הירי של ימם שלנו והמחבלי הטרוריסטים ירו בהם?
לא, הם נהרגו מהחילופי ירי תבין שהיו חילופי ירי מאוד מאוד קשים זאת אומרת יכול להיות שזה כוחותינו ירו בהם? כשניסו לפסל את החוטפים, את החמאס? כן, ניסו את כולם, כולל הבני הרובה
כי היה שם חילופי ירי מאוד מאוד קשים אני משוחררת בסביבות השעה חמש וחצי בשמונה וחצי כנראה מסתיימת הלחימה אחרי שהיו חילופי ירי שמטורפים כאילו שני פרקזים של טנק
שירו לתוך הבית איזה בית קיבוצי קטן זה לא איזה... רואים את זה בחדשות? זה לא מקום גדול וברגע הזה כולם נהרגו היה שקט חוץ מיצולה אחת
שיצאת באדס בגן איך כולם נהרגו? מהחילופי אש מהחילופי אש, כלומר יכול להיות שגם זה מאש כוחותינו?
חד משמעית וככה אני מאמינה אוי שזה נשמע כל כך רע