Transcript · French → English

Discussion on French Political Issues

Uh, the French people's voices have been gagged. This is how we got here.

That is, the, the last referendum that was held,

the French people said

no, and it was done anyway. Then, three weeks ago.

Don't say yes, Mr. Alizo, be careful.

Three weeks ago, I think, you had the low-emission zones in Parliament

that, that had to be voted on again because the

low-emission zones—

Low-emission zones.

There you go. To me, that's segreg— social segregation,

that is, we

decide—

But what does that have to do with...

Well, you'll see. Most parliamentarians

decided either

not to come. I know people who grabbed

parliamentarians by the collar and

who put them back in the Assembly.

That is to say, our MPs no longer vote on laws.

Our MPs sometimes don't sho-, don't come to Parliament.

Our MPs abstain. For one thing, I don't understand how an MP who

is

paid to vote abstains from voting. So, in fact, the French people have been silenced.

No one listens to us anymore, no one hears us anymore.

And when we're asked for our opinion, our opinion isn't respected.

And that's because of the gover-, the current government in power,

even though no one voted for that government.

Next, I tr-I try to be brief so that the

floor can go around.

The, the, the, the vandals,

it would be shameful

for all the disadvantaged people in this country, for everyone who has

grown up in housing projects like me, for all the farmers who don't have

enough to eat.

their hunger and their children who don't eat enough, for all the people who

get up in the morning, for all the people who work,

for all the people who,

for all the single mothers running after their kids.

It's shameful to say that because there are injustices in this country, we

end up here. It's shameful. We have no right to, to, to validate

this. Nothing, nothing, nothing, nothing justifies that we... No, Sophia,

please.

Yes, you are justifying it. When just— No, I've been trying to get the mic back for

ages.

Wait, Franck Alizo, no, I...

So, I'm sorry, for some time now,

for some time now, I've been hearing:

Yes, but we have to understand, there are, there are things, there's this, there's...

From there. Wait, let me finish. I, I mean, all week—

If I may say, it was more Flora who was able to

explain that a little

earlier.

All week, I've heard how awful the police

were

to citizens. I heard how

violent the police were

to citizens. Sorry, well, sorry, but excuse me, I,

that's not what I

see. That's not what I see. I, I saw a study. Let me finish speaking.

When you have the floor, you can take it.

Ah, fine. Everything's fine, Laura. Everything's fine. Everything's fine.

I'm not interrupting you. I didn't prompt you. For now,

don't interrupt me.

Thank you. That's called politeness.

If no one taught you Republican values, then I'm sorry.

Yes, yes, go on, go on. Scroll, scroll. Everything's fine. Everything's fine, Laura.

No, no, everything is not fine. No, I'm sorry, Maxime. Everything,

everything is not fine.

Right here. Right here, between the two of you, I assure you.

We have children being raped all day long.

We have shopkeepers killing themselves.

We have farmers who can no longer feed us.

We have teachers abandoning schools. And you say everything is fine.

No, I'm sorry.

No, I say everything's fine so we can keep

talking here, because if we

can no longer talk here, it's over.

Now, we'll really have to talk about what's

happening in our country.

We don't—, we never stop making victims out of

people who, who behave

Wrong. It's outrageous. It's outrageous that we've come to this.

We've come to what's happening, the French turning against each other.

I'm sorry, Kevin, you said something incredibly stupid.

Yes, we can disagree. However,

there's one thing that must unite us all.

It's called the law of the Republic.

And we're all equal before the law of the Republic.

But I'm not talking about— But I'm not talking about republics.

I'm not talking about politicians.

Flora, you don't have the...

But I'm not talking about politicians right now, Laura.

I'm not talking about that. I'm talking about us.

No one should be making excuses.

End of transcript · 737 words · machine translated

Original transcript (French)

Euh, on a muselé la parole des Français. Voilà comment on en arrive là. C'est-à-dire que les, le dernier référendum qui a été fait, les Français ont dit non, on l'a fait quand même. Là, il y a trois semaines. Ne faites pas oui, monsieur Alizo, attention.

Il y a, il y a, il y a trois semaines, il me semble, vous avez au Parlement les ZFE, euh, qui, qui ont dû être revotées puisque alors les ZFE- Zone à faible émission. Voilà. Pour moi, c'est une ségrég-, une ségrégation sociale,

c'est-à-dire qu'on décide- Mais quel lien avec les... Ben vous allez voir. Vous avez la plupart des parlementaires qui ont décidé de soit

ne pas venir. Je connais des gens qui ont chopé les parlementaires par le colbac et qu'on, qui les ont remis dans l'Assemblée. C'est-à-dire que nos députés ne votent plus les lois. Nos députés, parfois, ne se pos-, ne viennent pas à l'Assemblée.

Nos députés s'abstiennent. Moi, déjà, je ne comprends pas comment un député qui est payé pour voter s'abstient de voter. Donc en fait, on a muselé les Français. On ne nous écoute plus, on ne nous entend plus. Et quand on nous demande notre avis, on ne respecte pas notre avis.

Et ça, c'est pour le gouver-, le gouvernement actuel qui est au pouvoir alors que personne n'a voté pour ce gouvernement-là. Ensuite, j'ess-j'essaie de faire concis pour que la parole circule. Les, les, les, les casseurs,

ce serait honteux pour tous les gens de ce pays des milieux défavorisés, pour tous les gens qui ont grandi comme moi dans les cités, pour tous les agriculteurs qui ne mangent pas à leur faim et leurs enfants qui ne mangent pas à leur faim, pour tous les gens qui

se lèvent le matin, pour tous les gens qui travaillent, pour tous les gens qui, pour toutes les mères célibataires qui courent après derrière leurs gamins. C'est une honte de dire que parce qu'il y a des injustices dans ce pays, on arrive à là. C'est une honte. On n'a pas le droit de, de va, de valider

ça. Rien, rien, rien, rien ne tolère qu'on... Non, Sophia, s'il te plaît. Si, tu le justifies. Quand juste-- Non, je récupère le micro depuis tout à l'heure. Attendez, Franck Alizo, non, je...

Donc, je suis désolée, depuis tout à l'heure, depuis tout à l'heure, j'entends : Oui, mais il faut comprendre, il y a des, il y a des choses, il y a des ci, il y a des là. Attends, je finis. Je, je veux dire toute la semaine- Si je peux dire, c'est, c'est plutôt Flora qui a quand même pu

expliquer ça un peu tout à l'heure. Toute la semaine, j'ai entendu dire à quel point les policiers étaient méchants avec les citoyens. J'ai entendu à quel point les,

les policiers étaient violents avec les citoyens. Pardon, ben pardon, mais excuse-moi, moi, ce n'est pas ce que je vois. Ce n'est pas ce que je vois. Moi, j'ai vu une étude. Je finis de parler. Quand tu auras la parole, tu pourras la prendre.

Ah, c'est bon. Tout va bien Laura. Tout va bien. Tout va bien. Je ne te coupe pas. Je ne t'ai pas motivée. Pour le moment, tu me coupes pas. Merci. Ça s'appelle la politesse. Si on t'a pas appris les valeurs républicaines, moi, je suis désolée.

Oui, oui, vas-y, vas-y. Défile, défile. Tout va bien. Tout va bien, Laura. Non, non, tout ne va pas. Non, je suis désolée, Maxime. Tout, tout ne va pas bien. Là, ici. Là, ici, entre vous deux, je vous assure. On a des enfants qui se font violer à longueur de journée.

On a des commerçants qui se suicident. On a des agriculteurs qui n'arrivent plus à nous donner à bouffer. On a des profs qui désertent les écoles. Et vous dites que tout va bien. Non, je suis désolée. Non, je dis tout va bien pour qu'on continue à

se parler ici, parce que si on arrive plus à se parler ici, c'est terminé. Maintenant, il va falloir parler réellement de ce qui se passe dans notre pays. On ar-, on n'arrête pas à chaque fois de

victimiser les gens qui, qui se comportent mal. C'est aberrant. C'est aberrant et on en arrive là. On en arrive à ce qui est en train de se passer, les Français les uns contre les autres. Je suis désolée. Kevin, tu as dit une énorme bêtise. Oui, on peut ne pas être d'accord. En revanche,

il y a une chose qui doit tous nous allier, ça s'appelle la loi de la République. Et on est tous face égaux à la loi de la République. Mais moi, je parle pas de la-- Mais moi, je parle pas des républiques. Moi, je parle pas des politiques.

Flora, vous n'avez pas le... Mais moi, je parle pas des politiques, là, tout de suite, Laura. Moi, je parle pas de ça. Je parle de entre nous. Il y a personne qui doit trouver une excuse.

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