Transcript · French → English
Youth Activism and Social Change in France
So, to everyone here at Place de la République tonight, I say that the
blockades
that have taken place all week and that will continue all year, I hope,
as long as conditions do not change, are the true birth of
Gen Z in France.
A message for the hard right and the far right, who
spend their time asking: But where has French youth gone?
If I have a message for them, I don't know if some of them
can hear me right now, but France's youth is here.
It is here now at Place de la
République.
And if a parallel can be drawn with something dating back about
two hundred years,
the French Revolution, Jules Michelet said in
the first sentence of the first chapter of the first volume of his great
encyclopedia, that the convening of the Estates-General was the true era
of the people's birth.
Then I, tell everyone gathered in Republic
Square tonight that the blockades
that have taken place all week and that will continue all year, I hope,
as long as conditions do not change, are the true era of the birth of
Gen Z in
France.
Let's leave them nothing.
Let's leave nothing. Let's take everything we have.
Yes, education is a right. Yes, living in decent conditions is
a right. And no, we don't owe anyone anything because there is no
difference.
No, just because we have a different skin color,
or because we have a different
religion, doesn't mean we should owe anything
whatsoever.
We are French, full stop, so we deserve all these rights.
To study with dignity.
My friends, my comrades, everything I have seen
during this week, during the two weeks that have
gone by,
is something extraordinary.
Because how long have we heard that young people couldn’t
mobilize, whether from neighborhoods or from
towns and
rural areas, so-called rural areas, anyway. Well, we’ve seen it.
When struggles converge, when people come together, we see what
makes people rise up: state racism, systemic racism,
police violence. That’s what brings us together, and that’s what
we will have to
denounce
afterward.
I’ll stop there, but
if I can tell you one last thing, don’t give up, because there is no
no worse than giving up.
All they're waiting for is for us to start going soft.
All they're waiting for is for us to start backing down.
And as one man said: Tear down the citadel. The time is now.
Something is happening. Don't you hear it in the remarks of
members
of the government? Don't you hear it in the remarks of
the members of
the center-right and far right,
even though they're the same thing now
Can't you sense it in their game? Something is happening.
So don't give up, keep going, and glory to the struggle.
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Original transcript (French)
Alors moi, je vous dis tous sur cette place de la République ce soir que les blocus qui ont eu lieu toute cette semaine et qui continueront toute l'année, je l'espère tant que les conditions ne changeront pas, sont l'ère véritable de la naissance de la Gén Z en France.
Un message pour la droite extrême et l'extrême droite qui passent leur temps à se demander : Mais où est passée la jeunesse française ? Si j'ai un message à leur faire passer, je ne sais pas si certains d'entre eux m'entendront actuellement, mais la jeunesse de France, elle est là. Elle est là actuellement sur la place de la
République. Et si un parallèle peut être fait avec quelque chose qui date d'il y a environ deux cents ans, la Révolution française, Jules Michelet disait dans la première phrase du premier chapitre du premier tome de sa grande
encyclopédie que la convocation des États généraux était l'ère véritable de la naissance du peuple. Alors moi, je vous dis tous sur cette place de la République ce soir que les blocus qui ont eu lieu toute cette semaine et qui continueront toute l'année, je l'espère
tant que les conditions ne changeront pas, sont l'ère véritable de la naissance de la Gén Z en France. Ne leur laissons rien. Ne laissons rien. Prenons tout ce que nous avons.
Oui, l'éducation est un droit. Oui, vivre dans des conditions dignes est un droit. Et non, on ne doit rien à personne parce qu'il n'y a pas de différence. Non, parce qu'on a une autre couleur, non parce qu'on a une autre
religion, on ne serait pas redevable de quoi que ce soit. Nous sommes français, point barre, alors nous méritons tous ces droits. D'étudier dans la dignité. Mes amis, mes camarades, tout ce que j'ai vu
durant cette semaine, durant les deux semaines qui sont arrivées, c'est quelque chose d'extraordinaire. Parce que combien de temps on a entendu que la jeunesse n'arrivait pas à se mobiliser, tant celle des quartiers que celle des
communes et des endroits ruraux, dit ruraux, en tout cas. Eh ben, on l'a vu. Quand il y a une convergence des luttes, quand les gens se rejoignent, on voit ce qui soulève le racisme d'État, le racisme systémique, la violence de la police. Voilà ce qui nous rassemble et voilà ce
qu'on va devoir d'ailleurs dénoncer après. Je vais m'arrêter là, mais si je peux vous dire un tout dernier truc, ne lâchez rien parce qu'il n'y a
pas pire que de lâcher. Tout ce qu'ils attendent, c'est qu'on se mette à amollir. Tout ce qu'ils attendent, c'est qu'on se mette à reculer. Et comme dit un homme : Abattez la citadelle. C'est maintenant. Quelque chose se passe. Vous n'entendez pas dans les propos des
membres du gouvernement ? Vous n'entendez pas dans les propos des députés du centre de la droite et de l'extrême droite, même si c'est la même chose maintenant
? Vous ne sentez pas dans leur jeu ? Quelque chose est en train de se passer. Alors ne lâchez pas, continuez et gloire à la lutte.